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31/03/2005

31/03/05 - 20:14

Rebond sur n'importe nawak

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En raison de la fermeture provisoire du (non-)blog de monsieur Népomucène, Anatole (prénom fictif) est aujourd'hui contraint (excusez-l'en) de rebondir sur cette photographie, publiée il y a peu sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, ainsi que sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène, sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène ou sur le journal de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène,

J'ai maintes fois déambulé dans les rues de Paris, en ma jeunesse révolue. Pourtant cette photographie ne fait résonner aucun des souvenirs enfouis dans ma mémoire.

C'est ballottement ballot.

31/03/05 - 19:23



- Je rêve ou quoi ? C'est Édith Cresson avec un gigolo ?
- Tu rêves complètement, elle ne lui ressemble même pas.

31/03/05 - 19:20



- Tu crois qu'on diffusera notre photo sur le journal de chapichapo ?
- Impossible, il est fermé. Dé-fi-ni-ti-ve-ment.

30/03/2005

30/03/05 - 23:49

Un petit jeu

Deux colles, juste pour voir si vous avez bien lu le traité établissant une constitution pour l'Europe.

1) Combien de pays ont-ils fait précéder la signature de leur représentant en fin de traité d'une mention en plusieurs langues ? Lesquels ?

2) Les représentants d'un certain nombre de pays n'ont pas signé le traité au nom de leur chef d'état. Combien de pays ? Lesquels ?

(La difficulté venant de ce que dans la grande majorité des sources disponibles, les signatures finales n'ont pas été reproduites).

30/03/05 - 12:30

Rebond sur n'importe nawak

En raison de la fermeture provisoire du (non-)blog de monsieur Népomucène, Anatole (prénom fictif) se voit contrait de rebondir sur une phrase extraite du (non-(non-))blog de quelqu'un qui n'est pas monsieur Népomucène lui-même et en personne. Il vous prie de bien vouloir l'en excuser.

"(...) le top, pour moi, niveau relations humaines, c’est toucher. (Je crois que je me méfie des mots.)"

Ce qui n'est peut-être pas le top mais qui est sûrement bien sympa, c'est l'épouillage. J'ai de temps en temps demandé à divers amis ce qu'ils en pensent, et bien non -au mieux ils rigolent, au pire ils me regardent d'un air méfiant. Je ne pratique pas, faute de volontaires à épouiller, et faute de poux aussi, notre société est bien ingrate ; et pourtant je sais sans jamais avoir essayé que ça doit être une grande satisfaction.

Mon ami Zéphyrin (prénom fictif) me rétorque que c'est une pulsion sexuelle détournée ; je ne peux lui prouver le contraire, simplement sa version, je n'y crois pas : je ne suis pas seulement attiré par l'épouillage de délicats choupinous, mais d'amis de tous âges et de tous sexes.

Mon ami Onésime (prénom fictif) veut bien croire à ma version non sexuelle. Il en conclut simplement que je dois être totalement dingue. Je fouille mes classeurs pour retrouver un échange de mails de juillet 2003 à cet important sujet. J'y référais aux opinions de Robin Dunbar (thanks Google), voici quelques citations tirées du web : "Le langage serait aux humains ce que l'épouillage est aux autres primates : parler est le meilleur moyen d'etablir des liens sociaux, de nouer des alliances." "L'épouillage et la conversation(*) (particulièrement quand elle fait rire) stimulent tous deux la production d'endorphines, et induisent ainsi les participants à se sentir apaisés et légèrement euphoriques --mais la conversation est plus efficace, puisqu'un individu peut épouiller un seul ami alors qu'il peut bavarder avec trois personnes à la fois".

Convaincant non ?

(*)Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

29/03/2005

29/03/05 - 18:35

Traité constitutionnel : modes d'attaque

Si j'essaie de faire un bilan de tout ce que je vois, il me semble que les arguments permettant de choisir son vote fin mai peuvent sommairement être catégorisés en trois familles :

* Les arguments technocratiques : en me caricaturant un peu, ce sont les seuls que j'accepte d'examiner. Il s'agit de regarder méthodiquement, article par article, ce que l'entrée en vigueur du traité changerait à l'ordre existant. On constate alors qu'on approuve certains articles, qu'on en réprouve d'autres et on est bien embêté... À noter que si on suit rigoureusement cette logique, il est très important de lire le traité en parallèle avec les textes existants : si un article est une copie conforme de l'actuel traité de Rome, ou de la Convention européenne des droits de l'homme, sa renumérotation est sans importance. On le saute donc à la lecture (cool il est tout raccourci le traité).

* Les arguments idéologiques : ce sont ceux qui sont mis en valeur par les propagandistes, l'argumentation technocratique étant supposée ennuyer le citoyen (du moins quand elle ne le touche pas directement : on n'invoque pas les mêmes arguments à Dzaoudzi et à Paris). Cette appréhension du traité n'a rien de méprisable, ce que je trouve un peu agaçant c'est de l'envelopper d'un vernis pseudo-technocratique destiné à faire croire au citoyen qu'on a vachtement pensé touça et tout et tout. On peut voter oui simplement parce qu'on veut dire "oui à l'Europe, approfondissons la", comme on peut voter non parce qu'on est nationaliste forcené (peu courant sur GA je suppose) ou parce qu'on est à gauche de la gauche. Évidemment, le fait qu'un article soit recopié d'un traité précédent n'est alors pas une raison de ne pas en tenir compte, au contraire. Il y a d'ailleurs là une étonnante dissymétrie entre le camp du "non" qui se permet d'écrire qu'il est inacceptable que l'Union ait pour objectif une concurrence libre et non faussée, et le camp du "oui" qui n'ose pas souligner (par exemple) que le traité offre la possibilité au citoyen de circuler librement sur le territoire des états membres (curiosité dans la curiosité : le camp du oui, tout en s'interdisant de vanter les articles recopiés du traité de Rome, s'autorise tout de même à se flatter d'articles recopiés de la CEDH... Va comprendre).

* Les arguments prospectifs. Ils consistent à se demander quelles seront les conséquences du "oui" ou du "non" en dehors de la modification juridique du traité. Le "oui" explique ainsi que le non bloquerait la construction européenne pour cinquante ans ; le "non" qu'un traité plus social sera illico renégocié. Bon, moi, les uns comme les autres me font sourire, mais on peut y croire...

27/03/2005

27/03/05 - 18:06

Vue en coupe du cerveau d'Anatole (3/3)

Le contexte : L'été 2003, il fait infiniment chaud ; à quelques centaines de kilomètres des chats Abdel-Kader sautent par les fenêtres (mais à cet instant je l'ignore). Le début, je l'ai déjà raconté ici.

Il me dit : "il y a encore quelques temps, ça me faisait un peu peur de venir chez toi, je craignais ce genre de confrontation. Mais ce n'est plus le cas ; là je ne suis pas mal à l'aise".

Il me dit : "je ressens une attirance homosexuelle. Je ressens une attirance homosexuelle pour toi".

Je lui demande quel est son passé en la matière ; je note en passant que, dans la mesure où je sais qu'il a pour habitude de mentir quand ça lui permet de se protéger, la question ne me mènera pas loin. Il sourit, bafouille un "heu, heu, heu, nous ne sommes pas là pour parler de mon passé ; le présent, c'est le présent qui est important".

Il me dit d'aller dans ma chambre et de me déshabiller.

Il me rejoint. Il se saisit de mon sexe et dit "oh, c'est vrai tiens, sa forme recourbée".

Il me dit "tu ne dois pas croire que tu es laid. Tu n'es pas laid".

Il me demande ce que je pense de son amie Bathilde (prénom fictif), puis me dit qu'il fantasme sur un plan à trois où nous interviendraient ; il compte organiser ça quand il reviendra.

Je le suce ; il me demande très rapidement de le sodomiser et j'obtempère.

Il me dit "doucement, doucement" ; je n'obtempère pas, je ne me contrôle plus vraiment. Il gémit, je jouis.

Nous sommes allongés côte à côte, embrassés. Je lui dis "je suis invraisemblablement ému".

Nous sommes allongés côte à côte, embrassés. Je lui dis "putain ça faisait onze ans, c'est invraisemblable ce que je ressens, enfin je suppose que tu imagines, que tu as vécu des choses analogues". Il me dit "d'analogue, non pas vraiment non". Il me dit "là je vais partir deux ans, mais quand je reviendrai on recommencera. On recommencera dans deux ans". Facétieux il ajoute "dans deux ans... ou dans onze c'est à voir".

Il me demande "tu veux que je t'encules ?". Je refuse (note à moi-même : c'est ballottement ballot). Il n'insiste pas.

Nous sommes allongés côte à côte, embrassés. Je lui dis "tout ce que je peux faire, en retour, c'est te dire le plus franchement possible combien je suis heureux, en espérant que tu puisses être touché de savoir avoir ce pouvoir de rendre heureux". Il me dit "il n'y a que ça d'important dans la vie".

Nous sommes allongés côte à côte, embrassés. Je suis pris d'un fou rire inextinguible. J'ai récemment vu rire un bébé de dix mois jouant avec son papa, bon sang c'est bien sûr c'était exactement la même chose.

Il me demande si je pense que je vais m'endormir vite : il aimerait me voir s'endormir dans ses bras. Je lui dis que je pense être trop secoué pour m'endormir facilement ; il me souhaite alors bonne nuit et retourne dormir au salon.

Le lendemain, pas de petit déjeuner (il doit filer très vite à cinq heures du matin), juste un au revoir rapide -aucune allusion à ce qui vient de se passer. Il va visiter quelques autres amis et de la famille, puis s'envolera dans dix jours pour passer deux ans à l'autre bout du monde.

27/03/05 - 11:45

Vue en coupe du cerveau d'Anatole (2/3)

Le contexte : le printemps 1992. Mon excellent ami Octave (prénom fictif) travaille désormais à l'étranger. Faisant un peu de tourisme en Italie, j'en profite pour lui rendre visite à Gênes(*). Le repas du soir fut bien arrosé, je suis objectivement un peu ivre, voire beaucoup -lui aussi, je pense.

Je lui ai dit que j'étais bourré, et qu'en conséquence j'osais exprimer que j'aimerais bien forniquer. Il m'a demandé si je le pensais aussi quand je n'étais pas bourré, je lui ai répondu que oui. J'ai posé la main sur sa cuisse dès le début de la conversation (j'étais objectivement un peu ivre, voire beaucoup).

Il m'a demandé si j'avais déjà couché avec une femme, j'ai répondu que non. Il m'a ensuite demandé si j'avais déjà couché avec un homme, j'ai demandé la permission d'éluder la question ; il n'a pas insisté.

Nous sommes dans la chambre d'invité où je dois dormir. Il enlève son pantalon et le replie avec un soin méticuleux. Il est en chemise et en érection ; il me dit "caresse-moi les couilles".

Il manipule mon sexe et me dit "tu as une belle queue, elle plairait à une femme".

Il me demande de ne raconter à personne ce qui se passe, et particulièrement pas à ses copines.

Il dit "je tiens à ce que tu ne te fasses pas d'idées. Ce que je fais, c'est simplement par amitié pour toi." Il le répète un peu plus tard en ajoutant "par amitié... et par perversité. J'adore me faire enculer".

Il dit "non, décidément, je ne suis pas homosexuel".

Je suis en train de le sodomiser, il dit "branle moi".

Je continue à le sodomiser, je m'exclame "je t'aime, je t'aime, je t'aime" puis m'excuse. Il me dit "dis ce que tu as envie de dire si ça te fait du bien".

Il me dit "je veux que tu jouisses dans mon cul, et que je chie ton sperme demain".

Il me dit (là je sais que ma retranscription n'est que très approximative et il ne reste qu'un fragment (Note à moi-même : la prochaine fois penser à prendre des notes pendant l'action)) "...on a une relation étrange, tu es le seul de mes amis avec lequel je n'ai pas d'activité commune, courses en montagne ou autre...".

Il me dit "on recommencera, peut-être demain".

Il me sodomise. Putain ça fait mal.

À un moment, j'éjacule sur les draps (sans plaisir d'ailleurs).

Il va chercher une courgette à la cuisine, et me demande de le sodomiser avec icelle.

Il y a un moment où nous sommes face à face, probablement assis en tailleur, à caresser nos torses. Treize ans plus tard, ce souvenir me semble encore l'instant plus fort de ma vie, toutes catégories confondues.

Il insiste pour m'enculer encore, je me plains que ça fait mal. Il me dit "ça fait mal et c'est pour ça que c'est bon".

Je plaide pour ne pas "je suis resté au stade oral".

À un moment il me dit "attention, les dents, les dents !"

Il éjacule dans ma bouche.

Il me borde soigneusement, tendrement même oserai-je, et se retire en sa chambre.

Le lendemain, aucune trace de tout ça au petit déjeuner. Je quitte Gênes en soirée, les vacances sont finies.

(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.

27/03/05 - 11:25

Bonnes lectures dominicales (3)

208 - Le quatrième Commandement de l'Église nous ordonne de recevoir le sacrement de l'Eucharistie au moins une fois chaque année, au temps de Pâques.

209 - Les raisons pour lesquelles l'Église a fixé le temps de Pâques pour la communion annuelle sont les suivantes :

1) C'est au temps de Pâques que Notre-Seigneur a institué la Sainte Eucharistie ;

2) C'est à cette même époque qu'il est mort et est ressuscité ; et il est juste qu'à cette même époque nous-mêmes mourions au péché avec lui et ressuscitions avec lui, à une vie nouvelle, vie qui est elle-même un des fruits les plus précieux de la Sainte Eucharistie.

Ce temps de Pâques, ou temps pascal, va, d'après le droit ecclésiastique, du Dimanche des Rameaux au Dimanche de Quasimodo inclusivement. Mais les Évêques peuvent étendre ce temps suivant les besoins de leurs diocèses ; ils pourraient le faire commencer au 4ème Dimanche de Carême et l'étendre jusqu'à la fête de la Sainte Trinité. Ordinairement, le temps pascal comprend généralement quatre semaines qui vont du dimanche de la Passion au deuxième dimanche après Pâques.

(...)

211 - De même que pour la confession, l'Église, au quatrième Concile de Latran et dans le Canonn 859, n'a fait que préciser le précepte divin en fixant un minimum et une période pour l'accomplissement de ce précepte.

L'Église n'a voulu par là que secouer l'indifférence d'un trop grand nombre de chrétiens qui, sans ce précepte formel,passeraient plusieurs années sans remplir le précepte divin.

Celui qui, soit par sa faute, soit sans qu'il y ait de sa faute, aurait laissé passer le temps pascal sans communier, serait obligé de le faire le plus tôt possible dans la suite, car le précepte oblige en première ligne de recevoir l'Eucharistie au moins une fois dans l'année..


212 - Le nouveau Code s'exprime ainsi au sujet du lieu de la communion pascale : «Il est à conseiller aux fidèles des satisfaire au précepte dans leur paroisse ; s'ils y satisfont dans une paroisse étrangère, qu'ils prennent soin d'en prévenir leur propre curé.» Il est donc beaucoup mieux de faire sa communion pascale dans sa paroisse, cependant on n'y est plus obligé strictement comme autrefois, mais alors il est recommandé d'en avertir son curé.

M. le chanoine Louis, docteur en théologie
Manuel de religion à l'usage
des établissements d'éducation
et des personnes cultivées

Guénange (Moselle) - 1923

26/03/2005

26/03/05 - 13:53

Vue en coupe du cerveau d'Anatole (1/3)

Le contexte : l'été 1989 à Montpellier(*). Il fait très chaud. Huit mois plus tôt, j'ai fini par me décider à en dire plus dans un courrier à mon ami Octave (prénom fictif) ; il a expédié en retour un "non" ferme et définitif, précisant que cela ne justifiait en rien de modifier nos amicales relations. Ce début de juillet, je suis pour une semaine hébergé par Octave. En effet je vais m'établir dans cette ville et suis à la recherche d'un logement en location.

Il doit être une heure du matin, je suis couché depuis une heure environ (sur la banquette du salon) ; je dors ou m'endors doucement. Octave est allé passer la soirée chez sa bonne amie Brunehilde (prénom fictif). Je l'entends rentrer et se diriger vers sa chambre. Cinq minutes plus tard environ, il entre dans le salon ; il est nu, il me prend la main et me dis "viens". Il me guide vers la chambre.

Il y a à ce moment un gros orage sur Montpellier. Je ne me souviens pas du bruit de la pluie. Je me souviens des éclairs qui illuminent la pièce toutes les deux ou trois minutes.

Il prend mon sexe dans sa bouche, peu longtemps. Nous échangeons les positions. Il m'invite très rapidement à le sodomiser -c'est ma première fois, mais je ne l'en informe pas. Il semble un peu agacé par ma maladresse et prend les choses en main (à sa suggestion je suis allongé sur le dos et il fait tout le travail).

J'ai souvenir de quelques instants où je voyais la scène en rose et blanc, comme à travers un filtre. Pourtant, je n'ai pas souvenir d'avoir eu ce souvenir dans les jours qui suivaient immédiatement l'événement. Je soupçonne fort mon cerveau d'avoir trafiqué la scène dans les mois qui ont suivi et colorisé l'archive.

Il y a quelque part un moment où Octave envisage de m'enculer et abandonne en disant "non, je n'en ai pas assez envie".

Il y a un long moment où je m'active, sans éjaculer (je m'étais masturbé une ou deux heures plus tôt...). De plus, mon prépuce est légèrement écorché et ça fait franchement mal en fait, mais je n'ai pas envie d'arrêter pour autant.

Il y a un moment où Octave me fait remarquer "oh, ma petite queue est toute molle". Ce doit être peu après qu'il me suggère de retourner me coucher. Moi "je ne peux pas rester dormir ici ?". Lui "non je préfère pas".

Le lendemain, aucune trace de tout ça au petit déjeuner. Aussitôt après, il sort rendre visite à sa bonne amie Brunehilde. Je passe dans sa chambre et y ramasse mon pyjama (si je ne l'avais pas trouvé, j'aurais admis très sereinement que mes souvenirs n'étaient qu'une hallucination et serais peut-être allé consulter...). Je quitte Montpellier pour un mois environ dans l'après-midi.

(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.

26/03/05 - 13:53

Brûler mes vaisseaux

Quand j'ai commencé à donner une tournée plus personnelle à ce journal, je sais que j'avais déjà envie de poster trois entrées très intimes. Je me suis demandé si c'était opportun. Je ne parviens pas à conclure (en fait pas même à trouver des arguments pour le oui ou pour le non).

Lorsqu'une alternative se présente, presque chaque fois je préfère ne pas. Si ce n'est pas la solution évidente ici, c'est que ça doit être important pour moi de. Donc c'est décidé, je. La série de trois entrées meublera donc ce week-end de Pâques (qui fait trois jours, ça tombe bien, bien foutue la vie).

Seul inconvénient à brûler ses vaisseaux, j'ai l'impression qu'il ne me restera plus rien à écrire après... Ce sera l'occasion de me consacrer à vous faire part de mes opinions sur les droits de vote au sein du Conseil européen ou sur le rôle du Parlement. Veinards, va !

Trois catalogues de souvenirs, les plus détaillés et objectifs possibles. (En réalité j'ai retiré deux ou trois détails qui me gênaient dans le paysage ; intéressant de voir que je n'ai pas pu m'empêcher de réécrire un peu les choses. Mais seulement par omission, et rien de très important me semble-t-il).

Dernier point : je me fais une dernière petite violence pour préciser explicitement et lourdement que je suis à l'affût de commentaires sur ces entrées. Même si ça peut avoir l'air con, j'admets publiquement que tout ça m'obsède un peu (litote) et que toute aide à comprendre quelque chose sera bienvenue.

26/03/05 - 13:53

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"Le blog de monsieur Népomucène est provisoirement fermé"

Aïe les rebonds sont par voie de conséquence interrompus. Il me faut trouver une autre idée pour avancer ce journal. Je l'ai cherchée deux jours, rien n'est venu. Je vais devoir brûler mes vaisseaux.

23/03/2005

23/03/05 - 12:31

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"On fait comment (...) ? (...) Mais si on cherche à ne rien brusquer dans le seul but d'aboutir, il faut faire comment ? Comme un éléphant traversant le grand canyon en funambule sur un fil de soie ?"

Oh là là, que cette entrée du jour m'évoque un moment précis. Août 2003. La fin d'une canicule. Il doit être 23 heures environ, les températures sont presque agréables. Je suis à ma fenêtre, et à ma droite mon ami Octave (prénom fictif) qui va repartir demain matin, bientôt pour deux ans dans l'hémisphère sud.

Je : «Il y a six ans, quand j'avais essayé de me te taper, tu m'avais répondu que ça ne dépendait pas de moi que ça marche ou non. Ça me serait utile d'avoir des indications qui m'aideraient à comprendre de quoi ça dépend.»

Il : (réponse plus ou moins fuyante - pas une tentative d'imposer un virage immédiat de la conversation(*), plutôt des phrases creuses de quelqu'un qui réfléchit à ce qu'il va répondre. En tous cas pas la réponse à la question précise posée) (**).

Je : «J'ai l'impression que je ne gère pas bien la situation. Tu ne penses pas que j'aurais dû rapidement accompagner mes paroles d'un geste, par exemple poser ma main sur ton bras ?»

Il : «Non, tu gères ça parfaitement, tu fais juste ce qu'il faut.»

(La suite n'est pas dépourvue d'intérêt, mais me paraît hors sujet vis-à-vis du thème de ce rebond).

(*)Conversation est un titre de Bernadette Chirac née Chodron de Courcel.

(**) Très irritant en écrivant cette entrée de voir que je n'arrive vraiment pas à reconstituer toute la conversation(*). La prochaine fois, penser à prendre des notes.

22/03/2005

22/03/05 - 17:37

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"Je crois que je ne vais pas renouveler mon abonnement au (...) Journal Officiel "

C'est en lisant des choses comme ça que je vois combien mon épanouissement sentimental et sexuel a été tardif par rapport à celui de la plupart de mes contemporains.

Moi, vingt-six ans, c'est l'âge où je souscrivais un abonnement au Journal Officiel (l'édition Débats Parlementaires Assemblée Nationale). J'ajouterai avec le recul que la lecture de cette attrayante revue est tout de même un bon substitut à l'activité sexuelle (et en plus, ça peut servir de sous-verre pour poser une ch'tite bière).

21/03/2005

21/03/05 - 23:39

« Devant nous les vergers descendent en pente douce, avec par-ci par-là un lent renflement de terrain, et, le lac, on ne le voit pas, parce que caché derrière, mais tout le ciel en est éclairé.
C'est une lumière d'en bas qui se mêle à celle d'en haut ; elles se heurtent l'une à l'autre, luttant ainsi par les beaux jours. Je prends par les sentiers pour redescendre et ma pipe tire bien. Le chant de l'alouette me fait lever la tête ; ce n'est plus tout là-haut qu'un petit point gris qui s'agite, comme pendu au bout d'un fil.
Je rencontre Grobéty qui rentre de son champ où il a été voir si la moisson n'est pas bientôt mure ; nous faisons un bout de chemin ensemble. Cela nous amène à la tuilière. Les ouvriers tuiliers apportent sur l'oiseau les briques qu'ils rangent l'une à côté de l'autre comme des livres dans une bibliothèque ; il y en a ainsi des lignées et des lignées, avec entre elles des couloires, le tout à l'abri d'un large avant-toit.
On se sent bien, tout est au travail. Mais c'est un travail pas forcé, qui vous laisse du temps de libre et la liberté de souffler un peu, si l'envie vous en vient ; on peut même y prendre plaisr. En sorte qu'il y a malgré tout de la gaîté dans l'air, et, quand le village apparaît, le village fait plaisir à voir.
Les maisons sont bien alignées, avançant vers vous leurs petits jardins, avec des tournesols et des passe-roses ; par place, des lessives sèchent ; le vent en passant les soulève et on dirait des mains qui agitent des mouchoirs.
Toutes les personnes que je rencontre me saluent. Je suis bien avec tout le monde, je cause avec qui veut causer. Quand je vois quelqu'un d'occupé à un ouvrage, je m'informe de son ouvrage. Il ne faut pas avoir l'air détaché des choses, si on veut qu'on tienne à vous. C'est ainsi que Binggeli m'a expliqué l'autre jour tout le fonctionnement d'une pompe à purin qu'il a fait poser près de sa courtine, et le fils de l'ancien syndic Joyet, qui est paralysé des jambes, m'a appelé pour me montrer une ruche Dadant qu'il a fabriquée lui-même, ne pouvant travailler aux champs. »


C.-F. Ramuz
Vie de Samuel Belet

21/03/05 - 23:36

« Le nuage est venu, il n'a pas touché la montagne. Il y en a qui restent accrochés aux rochers, mais ceux du haut de l'air ne se doutent même pas de la présence de la roche, tellement ils sont au-dessus d'elle et la surpassent dans leur vol. Ainsi celui qui est venu, et ayant tout à coup gonflé, il a jeté une grande ombre. Il s'est fait comme une grande île d'ombre dans le lac ; et dans le ciel alors on a vu cette autre belle île, toute blanche celle-là. »

C.-F. Ramuz
Vie de Samuel Belet

21/03/05 - 23:34

Anatole il fait rien qu'à copier...

Et vlan, il vous cite du Ramuz comme vache pisse :

« Mais, au-delà de la haie et du chemin, les montagnes étaient restées, qu'on voyait toutes du jardin. On avait en face de soi la dent d'Oche, plus en arrière venaient les sept pointes de la dent du Midi, puis c'étaient les Jumelles et le Grammont. À cet endroit, la chaîne était coupée par la profonde entaille de la vallée du Rhône. Ensuite revenant vers nous, rangées en cercle, dans un bel ordre, avec par-ci par-là des glaciers qui brillaient, on avait les Alpes vaudoises, la dent de Morcles, le Muveran, les Diablerets, tout au fond la Becca d'Audon ; et enfin, bordant de nouveau le lac, les sommités toutes voisines, grises et vertes, celles-là, avec leurs vraies couleurs, et non plus leur vêtement d'air, les Rochers de Naye et Jaman.

Mais tout cela n'était qu'un premier rang ; par derrière ce premier rang, se succédaient à perte de vue d'autres pointes de plus en plus indistinctes à mesure que plus lointaines, et on ne reconnaissait leur hauteur qu'au temps que le soleil mettait à les quitter. Quand celles de devant étaient grises, longtemps encore, tout là-bas, quoique basse pour l'oeil, et pas plus grosse que le doigt, telle ou telle continuait solitairement de briller ; on aurait dit, dans le pâle de l'air et sous le plafond assombri du ciel, une petite lampe rose.»

C.-F. Ramuz
Vie de Samuel Belet

21/03/05 - 22:35

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"Il faut lire le blog du sieur Cadence_rompue. Intime, mais avec toute la délicatesse et la finesse requises."

C'est à la lecture d'une phrase comme celle-là qu'on s'aperçoit à quel point on est timide. Comment, monsieur Népomucène lui-même et en personne, auto-proclamé "trop timide" sur son portrait, fait savoir publiquement tout le bien qu'il peut penser d'un journal, et va jusqu'à le faire figurer dans une liste publique, au sein d'un bloc permanent ? Moi, j'avais dû me faire violence voici quinzaine pour camoufler dans un article de mon journal, sous forme de liens, un éloge discret de deux journaux que j'admire (et encore, les liens explicatifs ont été ajoutés quelques heures après l'écriture de l'article).

Monsieur Népomucène nous promettait tantôt (hum, hum) d'"indiquer prochainement sur [s]on blog les raisons qui [l]e portent à inscrire certains sur [s]a hotlist". Timide lui ? Moi, ma hotlist est vide, non que personne ici ne m'émeuve, mais je n'oserais hotlister tel ou tel charmant gamin de ce site (ce serait grotesque, quand on a vingt ans de trop, me dis-je à tort), même si rien ne leur permettrait de le savoir.

On pourrait conclure sur un poncif "une telle timidité, ça se soigne". Et bien non, on finira en observant qu'on ne voit pas bien ce que quiconque (moi ou autrui) aurait à gagner à ce que je change quoi que ce soit à mes petites manies. Positif aujourd'hui moi !

21/03/05 - 01:04

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"(...) ces cons d’oiseaux ?"

C'est un sujet de polémique sans fin entre mon ami Octave (prénom fictif) et moi-même : j'affirme que les oiseaux sont des cons, il me rétorque que j'exagère, qu'il faudrait nuancer ! Je ricane. Les poules ? Les pingouins ? Les dindons ?

Pas question de nuancer ; comme Chaval, je le répèterai autant qu'il le faudra : ils sont cons, les oiseaux.

18/03/2005

18/03/05 - 20:11

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"Je me rappelle la première nuit que j’ai passé chez moi, j'avais dix-neuf ans, c'était à l’automne 1997."

Impossible de retrouver des souvenirs de ma première nuit chez moi, j'avais presque trente-deux ans, c'était à l'hiver 1995.

Ce que je sais, c'est que déjà à cette époque, je me figurais -comme je me figure aujourd'hui- cet appartement comme le dernier que j'occuperai jamais. Je passais alors du statut de locataire à celui de propriétaire-occupant ; il me semblait évident que, ce nouveau chez moi, je l'occuperais jusqu'à ma mort ou jusqu'à un départ vers un mouroir. Je sais avoir plusieurs fois fait remarqué à des amis que je ne quitterai probablement mon logement que dans une boîte en sapin.

Quant à la citation de Proust offerte par monsieur Népomucène, elle exprime à peu près l'exact contraire de ce que je ressentais en prenant mes quartiers : que ce déménagement marquait le terme des jours où il m'arrivait quelque chose.

Trente-deux ans ! Décidément, je suis devenu vieux bien jeune.

17/03/2005

17/03/05 - 20:43

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"Je me demande si j’ai au moins simplement ému qui ne m’aime pas."

Cette phrase, jointe à la rétrospection vaguement mélancolique qu'occasionne chez moi cette série de "rebonds", m'a fait penser à relire la réponse que j'avais reçue de mon ami Octave (prénom fictif), à la lettre d'amûûûûûûûûr que je lui envoyai il y a bien bien longtemps. Voilà des années que je ne l'avais consultée, et je l'ai pour ainsi dire redécouverte.

En faire le rebond du jour, idée raisonnable. Idée moins raisonnable : je la recopie intégralement, telle quelle, sans commentaires, ni coupes, ni annotations (je me borne à modifier les deux prénoms ainsi qu'un nom de lieu).

Ce qui suit est donc citation.

«

24.8.94


Salut Anatole,

je réponds à ta lettre aussi rapidement que possible pour ne pas donner l'impression de bouder, néanmoins je ne m'étendrai pas plus que dans ce sens car je ne suis absolument pas en verve (ou bien serais-je effrayé de ne pas accoucher d'une lettre aussi élégante que la tienne ?). Tout d'abord voici ta clef :

(ici était scotchée une clef)

(je l'avais totalement oubliée).

Ensuite ne t'ayant pas encore remercié pour l'énergie que tu as dépensée pour moi cette année et la précédente dans ma préparation à t'appeler collègue, je profite de la présente pour le faire de façon, quoique formelle, néanmoins reconnaissante et sincère. Entre autres nouvelles en voici 2 bonnes, celle d'être affecté à l'académie d'Aix-Marseille(*) pour l'année scolaire prochaine, et celle de ne pas t'effrayer ; je n'avais pas pensé les relations avec autrui en ces termes, pourtant si importants à la découverte. En guise de conclusion -car je ne suis toujours pas en verve comme annoncé mais le serai-je un jour ou bien n'est-ce pas une façon de repousser éternellement une discussion difficile ? je profite de ce paragraphe pour mentionner ta très grande délicatesse quasi permanente à mon égard et souligner combien j'y suis sensible, face à laquelle je suis un rustre.

À bientôt donc,

Octave»

(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.

17/03/05 - 07:21

Incohérence ?

Surpris par l'inhabituelle grossièreté de monsieur Népomucène, Anatole (prénom fictif) a effectué un peu de recherche documentaire parmi d'anciens commentaires :



Il laisse à ses lecteurs le soin d'analyser la relation entre les deux prises de position de monsieur Népomucène.

16/03/2005

16/03/05 - 16:06

Grâce à eux, l'Europe est plus proche du citoyen (2)



Vive l'amitié russo-belgo-luxembourgeoise !

Vive la commission mixte de la coopération économique entre l'union économique belgo-luxembourgeoise et la Russie !!

L'Europe de Knokke-le-Zoute à l'Oural !!!

16/03/05 - 13:40

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"(...) lorsqu'il employait les mots « ma première fois »"

L'écriture de ce rebond m'invite à compter mes «premières fois». Classons-les

1 - La vraie de vraie première fois = la première sodomie passive = la conclusion "la chair est triste hélas, mais m'en fous il me reste trois Nestor Burma à lire".

2 - La première fois où "ça compte"(*) = la première sodomie active = amûûûûûûûûûûûûûûûuûûr = petites fleueueueueueueueuers = effondrement subséquent et inéluctable du mur de Berlin.

TODO list :
* Premier baiser
* Première fois avec une personne du sexe opposé
* Première nuit à dormir avec le partenaire
* Première fois avec Bernard Menez

(*) L'idée de cette catégorie est due à mon ami Anacharsis (prénom fictif). J'ai été amusé de la voir apparaître dans un commentaire de monsieur Népomucène lui même et en personne

15/03/2005

15/03/05 - 19:36

Constitution européenne

Cette entrée de journal ne contient aucun argument en faveur ou en défaveur du Traité établissant une Constitution pour l'Europe.

15/03/05 - 18:52

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"(...)je me demande si je ne suis pas moi-même un intertexte."

C'est curieux ça, j'ai beau chercher dans les tréfonds de ma mémoire, je crois que je ne me suis jamais posé cette question.

Mouais, un peu facile celui-là, mais il ne faut pas refuser par principe la solution de facilité.

14/03/2005

14/03/05 - 22:01

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"(...) les non-dits."

Ah, ah, deux occurrences de ce mot dans l'entrée de samedi, ce qui me permet d'y rebondir une fois de plus. Malin, moi !

Le non-dit est total entre moi et mon ami Octave (prénom fictif). À intervalles irréguliers, tel un volcan un peu fatigué, Anatole laisse jaillir un peu de son univers intérieur ; on parle franchement cinq, dix minutes. Puis le volcan s'apaise et Anatole veille à ne rien laisser trahir de ses émotions. Il ne perçoit aucun non-dit de la partie adverse ; les relations sont cordiales, amicales, sans ambiguïté aucune.

Au début de l'été 2003, je l'ai déjà raconté, j'avais fermement résolu de pêter les plombs à nouveau. Or, fait inhabituel et un peu inattendu de moi-même, l'éruption allait être précédée d'une petite secousse d'amplitude limitée ; Anatole allait pratiquer l'allusif et le subtil. Anatole, c'est bien le pseudo à moi ? Oui moi, putain le délire.

Nous nagions dans les vagues de l'Atlantique(*) au droit de la plage du Pouldu(*) où Octave m'accueillait depuis quatre ou cinq jours dans la résidence secondaire familiale. Quel était mon niveau de préméditation ? Je ne le reconstitue pas. J'ai osé un peu me plaindre. J'ai exposé que je m'étais senti un peu déprimé ces derniers mois, que j'avais l'impression d'être pris dans un programme d'ordinateur qui bouclerait, que ma vie était exactement identique à ce qu'elle était dix ans avant, que tout se reproduisait à l'identique ; j'ai illustré par des considérations d'ordre professionnel, j'ai absolument non-dit ma vie affective. Ce n'a pas duré très longtemps tout ça, une ou deux minutes à monter et descendre dans les vagues. Rien n'a laissé penser que mon non-dit était décodé, aucune réponse à double sens ou même à simple sens virgule zéro cinq.

Le lundi suivant, je devais rentrer. Octave a tenu à m'accompagner en voiture attraper mon TGV à Quimperlé(*), plutôt que de me laisser prendre le bus. Quinze kilomètres environ. Un instant, je lui trouve un air curieusement absorbé ; je lui demande à quoi il pense, il me répond quelque chose comme "ma conscience me fait des reproches". Pourquoi suis-je convaincu de reconnaître là du non-dit ? Y a-t-il des informations non verbales que je ne perçois pas consciemment ? Comment puis je être si sûr de mon appréciation ? Je ne parviens pas à le savoir. La conversation est un peu bizarre au café de la gare de Quimperlé, où Octave me parle de l'éducation que j'ai reçue de mes parents. Malheureusement, si j'ai su (m'étonnant moi-même) identifier du non-dit, je ne sais pas le décoder, faut pas me demander l'impossible tout de même.

Une dizaine de jours plus tard, aucune trace de non-dit tant d'un côté que de l'autre quand Octave passera me visiter à Montpellier(*).

(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.

14/03/05 - 19:09

Une importante question de protocole

Je lis ces jours-ci l'hilarant "Traité établissant une Constitution pour l'Europe". Je constate que le préambule commence par " (...), la présidente d'Irlande (...), la présidente de la République de Lettonie (...) ont désigné comme plénipotentiaires (...)"
puis que dans la liste des plénipotentiaires, les dits chefs d'état sont respectivement désignés comme "le président d'Irlande" et "le président de la République de Lettonie".

Je note également que dans la version allemande du traité, "Präsidentin" est utilisé aux quatre occurrences citées plus haut ; dans la version italienne, on utilise "la presidente" dans leurs deux premières apparitions, puis dans la liste des plénipotentiaires on écrit "il presidente dell'Irlanda" mais "la presidente della Repubblica di Lettonia". En espagnol, on lit en début de traité "la presidenta de Irlanda" et "el presidente de la República de Letonia", mais plus bas "el presidente de Irlanda" et "el presidente de la República de Letonia"

Quelqu'un peut-il m'expliquer les subtils choix de genres, leur signification en langage diplomatique, et s'ils sont des raisons de voter "oui" ou de voter "non" ?

13/03/2005

13/03/05 - 22:31

Pluraliste, Anatole promeut le "NON" au référendum

Avertissement : je me borne dans cet article à recenser les modifications de l'ordre juridique qu'occasionnerait la ratification unanime du traité constitutionnel. D'autres arguments peuvent être pris en compte (dans le sens du oui ou du non) ; je les traiterai ailleurs.

* L'instauration du "dialogue ouvert, transparent et régulier avec les églises et organisations philosophiques et non confessionnelles". C'est pas bien grave, mais on me laisserait voter sur ce seul alinéa, ce serait "non" sans hésiter.

* Diverses choses relatives aux droits de l'homme. Notamment l'allusion aux "personnes appartenant à des minorités" dans l'article I-2. Voir l'intéressante analyse de Dominique Chagnollaud sur le site du "oui socialiste" ; l'ajout à l'article II-81 (par rapport à la convention européenne) de l'interdiction des discriminations fondées sur "l'âge ou l'orientation sexuelle" (à laisser au choix de chaque majorité) (NB après vérif, on en parle déjà dans Nice, reste quand même le problème de l'intégration dans une Charte) ; l'autorisation de mesures discriminatoires en faveur des femmes (délicatement appelées "sexe sous-représenté") ; la constitutionnalisation de l'"objection de conscience" (ou est-ce bidon, vu l'article II-111 ? - aussi à laisser au choix de chaque majorité) ; les "partis politiques au niveau de l'Union", gadget d'europoliticien (ils sont hélas déjà dans les traités, les mentionner dans la Charte me hérisse quand même) ; la mention de la "liberté académique" ; la protection du droit de propriété en des termes qui peuvent passer pour légèrement extensifs par rapport à la CEDH.

* Extrait du précédent mais mis en relief, le très inquiétant "La propriété intellectuelle est protégée", qui entre vraiment dans le domaine des compétences de l'Union et peut à terme être interprété par des juridictions européennes de façon extrêmement désagréable et favorable aux firmes contre les consommateurs.

* "Les États membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires." Pas de chance, le pacifisme bêlant est un des derniers trucs qui me restent de mes idéaux de jeunesse. On ne passera outre qu'en supposant que c'est un article déclamatoire sans portée juridique. Mais bon...

* La modification de la composition de la Commission : d'une part, c'est une concession aux petits pays détestable (bon, déjà faite depuis Nice). Mais entériner que la Tchécoslovaquie a deux fois plus de commissaires que la Belgique simplement parce qu'elle s'est scindée, ça me désole. Plus sérieusement, je suis de ceux qui pensent que la Commission fait _trop_ de politique, et j'espérais que le monstre niçois (la Commission à 25) allait s'affaiblir naturellement. Diminuer son nombre de membres risque de la renforcer, donc me déplaît.

13/03/05 - 22:31

Pluraliste, Anatole promeut le "OUI" au référendum

Avertissement : je me borne dans cet article à recenser les modifications de l'ordre juridique qu'occasionnerait la ratification unanime du traité constitutionnel. D'autres arguments peuvent être pris en compte (dans le sens du oui ou du non) ; je les traiterai ailleurs.

* Les simplifications juridiques (suppression des "trois piliers", de "monsieur PESC",...) : technique, pas bien bandant, globalement fort positif.

* L'abandon par les états membres (au profit de l'union) de toute compétence en matière de "conservation des ressources biologiques de la mer". Save the whales !

* La mise en forme du droit de sortie de l'Union, et la procédure de suspension des droits de vote : très important pour moi. Je pense notamment à l'usage "poli" qui pourrait en être fait pour exclure (sous couvert de "demande de sortie") un membre de l'Union qui se doterait d'un régime ne répondant plus vraiment à la conception actuelle de la démocratie. Et, à plus long terme, ça peut réellement servir à prévenir une guerre civile à la yougoslave (je suis peut-être un peu naïf de croire que trois lignes sur un papier peuvent empêcher quelques dizaines de milliers de morts, mais peut-être pas).

* Assouplissement des règles d'entrée/sortie de l'Union pour les régions et pays d'outre-mer : amusant de voir que le gouvernement utilise cet argument (judicieux) pour mener la campagne à Mayotte, et que personne ne le mentionne en métropole. Tout le monde sanfoo de l'outre-mer ?

* La modification du mode de calcul des majorités qualifiées au sein du Conseil : mérite un article séparé.

* La déclaration commune de la Lettonie et de la Hongrie sur l'orthographe du nom de la monnaie unique, parce qu'elle m'a bien fait rigoler.

13/03/05 - 22:30

Anatole a son avis sur tout

Anatole, qui fait rien qu'à copier, veut aussi jouer au jeu du Traité établissant une Constitution pour l'Europe.

Je l'ai un peu étudié cet après-midi, à la recherche de raisons sérieuses de voter "oui" ou "non". La remarque la plus immédiate est qu'il y en a bien peu, ni dans un sens ni dans l'autre. Contrairement à ce qu'affirment tant ses thuriféraires que ses adversaires, le traité innove fort peu par rapport à l'état actuel des choses. Ce ne sera donc pas facile de me décider.

Je poste à la suite les arguments que j'ai pour l'instant retenus dans un sens et dans l'autre, en ne m'autorisant que la question "en quoi l'adoption éventuelle améliore/détériore-t-elle l'Union européenne par rapport à son état actuel ?" On peut raisonner sur d'autres bases, ce sera pour plus tard...

13/03/05 - 18:37

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

Comme m'y autorise l'amendement aux règles formulé le 6 mars, je rebondis de nouveau sur l'entrée de samedi

"Le silence bruisse de tant de non-dits que c'en est un vacarme."

Plusieurs rebonds possibles à partir de cette phrase, j'oriente mon discours en fonction d'une question posée hier par un aimable commentateur.

Mon excellent ami Onésime (prénom fictif) et moi n'avons guère de secrets l'un pour l'autre... Quand on se connaît depuis vingt-quatre ans, en se voyant puis téléphonant pratiquement chaque jour jusqu'à encore récemment, on finit par être bien informé.

En fait pas vraiment. Autant Onésime ne me cache pas grand chose (que je crois...) de ses états d'âme, autant je suis beaucoup plus discret sur les miens. Je me souviens de l'avoir informé m'être tapé mon ami Octave (prénom fictif) quelque temps après l'événement (euphorie, euphorie...) ; en revanche je ne lui ai jamais fait part des obstacles que j'ai pu rencontrer par la suite. Ni non plus de l'importance que j'accorde ou crois accorder à cet aspect de ma vie. Et on ne m'interroge pas, non plus.

Le rapport avec le "non-dit" ? Une anecdote remontant à 1996, qui m'est immédiatement revenue à l'esprit en réfléchissant à cette entrée.

C'est d'abord un soir de fin de semaine d'avril ou mai où je suis un peu éméché. Dans un moment d'égarement, j'écris un courrier à Octave -il habite alors à 150 km environ. Je m'y plains de façon assez décousue, mêlant sans doute quelque demande pitoyable de relation sexuelle à mes propos incohérents -Dieu merci, je n'en ai pas gardé de copie et ai franchement oublié ce que j'écrivais alors. (De même que la chronologie précise de ce week-end -je sais avoir envoyé un deuxième courrier pour m'excuser plus ou moins, mais était-ce le lendemain ou seulement plus tard ?).

Toujours est-il qu'Octave me téléphone, sans doute le surlendemain. Aucune allusion au(x ?) courrier(s ?) (sont-ils seulement arrivés ?). On m'interroge tout de même, avec une insistance inhabituelle (me semble-t-il) sur ma forme psychologique -et je réponds avec une franchise également inhabituelle, exposant par exemple que j'ai eu l'idée d'aller acheter des romans policiers faciles pour trouver une activité distrayante et peu exigeante (d'ordinaire, je n'en lis jamais). On m'informe au passage qu'on passera sans doute à Montpellier(*) le week-end suivant et qu'il serait apprécié de me rendre visite à cette occasion (d'ordinaire, Octave ne vient pas à Montpellier sans raison). Y aurait-il du non dit à décoder ? Je n'ose jamais m'y risquer, je ne vais pas faire une exception.

Comme pratiquement chaque jour, j'ai mon ami Onésime au téléphone. Je geins vaguement sur ma méforme ponctuelle. Là se passe quelque chose d'inhabituel : Onésime me demande avec un peu d'insistance si je n'en vois pas de cause précise, puis va jusqu'à me suggérer que j'ai peut-être quelque chose à raconter. Comme je bafouille un vague "non pas spécialement", on me fait savoir que "si je ne veux pas tout raconter de ma vie, ça me regarde, on ne m'en veut pas pour autant". Bon curieux, ça. Simple coïncidence ou un peu de non-dit ? Le non-dit, c'est compliqué à gérer, allez je choisis l'hypothèse de l'amusante coïncidence (même si ça demande une sacrée dose de mauvaise foi).

Formulons donc une hypothèse (d'école, il est bien entendu que les conversations précédentes ne recelaient aucun non-dit, car j'ai ainsi décidé) : mes amis pratiqueraient-ils davantage le non-dit quand ils s'adressent à moi que quand ils échangent entre eux ?


(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.

13/03/05 - 15:50

Bonnes lectures dominicales (2)

252 - Les péchés suivants crient vengeance contre le ciel :

1) Le meurtre prémédité ;

2) Le péché de sodomie ;

3) L'oppression des pauvres, des veuves et des orphelins ;

4) La suspension ou la suppression des gages ou des salaires.


1) "La voix du sang de ton frère crie vers moi depuis la terre." (Gen. IV,10.)
2)"La clameur de Sodome et de Gomorrhe s'est multipliée et leur péché s'est aggravé outre mesure... Nous détruirons ces lieux, parce que leur clameur s'est élevée de plus en plus devant le Seigneur." (Gen. XIX, 13.)
3)"Les larmes de la veuve n'arrosent-elles pas ses joues et ne crient-elles pas vengeance contre celui qui les fait couler ? De son visage elle montent jusqu'au ciel." (Eccli, XXXV, 18-19.)
4)"Voilà que le salaire des ouvriers, que vous avez retenu, crie contre vous, et ce cri est arrivé jusqu'aux oreilles du Dieu des armées." (Saint Jacq. V, 4.)

M. le chanoine Louis, docteur en théologie
Manuel de religion à l'usage
des établissements d'éducation
et des personnes cultivées

Guénange (Moselle) - 1923

13/03/05 - 14:52

Dialogue avec moi-même

Anatole : -Anatole (prénom fictif), qu'as-tu fait de ta vie ?

Anatole : - Des tas de trucs vachement intéressants et utiles. Par exemple, l'heure qui vient de s'écouler, je viens de la consacrer à rechercher les articles de GayAttitude contenant un portrait de premier ministre ou ancien premier ministre (ou président du conseil), c'est une super idée non ? Tiens voilà la liste que j'ai pu établir :
Jean-Pierre Raffarin sur le Nico-Blog
Lionel Jospin chez monsieur Népomucène (lui-même et en personne)
Alain Juppé sur le Nico-Blog
Édouard Balladur sur le Nico-Blog
Pierre Bérégovoy chez Anatole (prénom fictif)
Michel Rocard chez Elizabeth Tessier
Jacques Chirac chez ptiJuju
Laurent Fabius chez ptiJuju
Raymond Barre chez monsieur Népomucène (lui-même et en personne)
Pierre Messmer chez monsieur Népomucène (lui-même et en personne)
Georges Pompidou chez Snoop le Iench
Charles de Gaulle sur le Nico-Blog
Guy Mollet chez ptiJuju
Pierre Mendès France chez Noctis
Philippe Pétain chez ptiJuju
Léon Blum chez Jules2004
Raymond Poincaré chez ptiJuju
Émile Combes chez Jules2004
Charles Dupuy chez Anatole (prénom fictif)

Anatole : -Et tu es fier de toi, Anatole (prénom fictif) ?

Anatole : -...

12/03/2005

12/03/05 - 17:08

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"(...) un clip de Madonna. (...) Elle tourne en rond autour du téléphone, elle veut composer un numéro, s’empare du combiné, le repose, fait les cents pas, s’impatiente, se tord de douleur, etc."

J'ai connu ça, et pas qu'une fois. Simple transposition dans mes relations sentimentales de ma personnalité timorée et velléitaire, ou spirale auto-entretenue par les résultats exécrables de chaque initiative précédente ? Si on veut être positif, on dira qu'être aussi empoté qu'un adolescent, c'est rester jeune, mais mmouais...

Ainsi en juin 2003, passant un week-end seul à seul avec mon ami Octave (prénom fictif) dans l'appartement parisien de ses parents, j'avais pris une ferme décision de parler. Que dalle. Bon, on se dit qu'on est un nul, qu'on rattrapera ça un peu plus tard. Une semaine au Pouldu (*) en sa compagnie (dont trois jours seul à seul). Que dalle. Bon, on se dit qu'il n'y a pas d'urgence mais on commence à ne pas être très fier de soi. On ne passera à l'attaque qu'en août, six heures avant qu'il ne s'éloigne pour pas mal de temps (et encore, on a encore échoué contre soi-même le soir précédent, celui de la dernière chance ; seul un retard providentiel a permis un implausible rétablissement).

Tiens j'en ressors tout bluezy de taper cette entrée de journal, moi.




(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.

12/03/05 - 11:49

Une dernière

"Elle se pencha sur la table en rotin et elle remplit une nouvelle fois nos tasses à café. Elle prit un sucre. Elle dit que la foudre était toujours prête, la colère toujours enflammée, la solitude toujours sûre, la peur toujours insondable."

Agustina Izquierdo
Un souvenir indécent

12/03/05 - 11:48

"Qui ne tient pas la porte ouverte sur le désir, la refermant sur une ou deux apparitions, referme la porte sur soi et sur la mort. Il ne se représente plus. Qui le boude, la vie le boude."

Agustina Izquierdo
Un souvenir indécent

12/03/05 - 11:47

"Tu ne seras pas autre. Je ne serai pas différente. Je n'aime pas comme je suis. Tu ne peux pas plus changer que je ne puis changer. Tu ne deviendras pas une femme. Le soleil ne s'égarera pas au-dessus de nous. Il ne s'absorbera pas demain tout à coup dans le ciel. La mer ne forcera pas ses bornes et ne va pas venir engloutir demain matin la plaza de Catalunya. Elle n'ira pas engloutir les petites larmes que je vois couler sur tes joues. Ni les pics des Pyrénées. Ni le Liceo. Dieu ne secoue jamais le joug de l'ordre et de la beauté du monde.

- Cela existe pourtant. Ce sont les miracles.

-Il n'y pas de miracle. Il n'y a que du destin. Dieu est ordinaire comme la nuit et la faim. Comme le mouvement des vagues. Comme ton départ !"

Agustina Izquierdo
Un souvenir indécent

12/03/05 - 11:43

"Chaque jour était un refus. Je ne savais jamais quelle forme prendrait la frustration ni à quel instant mon désir, empêché, serrerait mes poings soudain. Mais je sais maintenant combien il est impossible de contraindre la souffrance qui naît de la frustration ; tout ne cesse de l'empirer ; il est presque impossible de chercher à l'étouffer à l'instant où elle rappelle l'abandon et où elle replonge dans la détresse d'un enfant qui s'époumone tant il a faim. Je sais combien il est illusoire de chercher à empêcher qu'elle ne s'étende à la journée entière et même aux rêves qui la concluent, où le désir se revanche et où l'excitation, loin de s'apaiser, s'amplifie, se durcit, se fige."

Agustina Izquierdo
Un souvenir indécent

12/03/05 - 11:22

On continue à recopier

"L'amour, dès qu'il se dit, n'est déjà plus qu'une nostalgie, et son nom est déjà une cendre. Les hommes qui aiment auront toujours raison de préférer le silence. Exprimer son amour, c'est déjà dire adieu."

Agustina Izquierdo
Un souvenir indécent

12/03/05 - 11:16

Continuons à recopier

"C'était un ingénieur qui allait avoir juste quarante ans, formé à Cuevas de Vera, et qui dirigeait une fabrique de dynamite. Il avait des mains très longues et belles. C'était peut-être aussi l'idée de dynamite qui m'avait tourné la tête. J'ai peut-être du mal à distinguer l'amour de l'explosion, de la foudre, de la nitroglycérine qui se cache au fond de la dynamite, de la terreur sans raison, du volcan et de la nuit soudaine".

Agustina Izquierdo
Un souvenir indécent

12/03/05 - 11:06

Une petite salve de citations

"il y a un attrait de gêne qui entoure ces mois que j'ai passés avec Didac qui me fait penser à ce liseré de lumière qui enduit d'une pellicule d'or le visage de Dieu sur la croix quand il est en train de mourir. Il en va ainsi d'autres parties de nous, quelquefois, quand nous les dévêtons.
Ce sont au moins les parties que nous ne partageons pas avec l'autre sexe et qui font notre malencontreux et terrible destin. Des queues d'hommes raides deviennent alors -à un mètre du feu qui brûle et qui nous autorise à nous dépouiller de nos vêtements- comme des têtes de saints d'église qu'entoure le nimbe que Rome octroie."

Agustina Izquierdo
Un souvenir indécent

11/03/2005

11/03/05 - 22:50

Kolossale Finesse

Lu dans "le Figaro" d'aujourd'hui :

"Un millier de casseurs venus des cités -dont une grande majorité d'origine africaine- ont d'ailleurs profité de la manifestation parisienne pour pratiquer des razzias."

(Ivan Rioufol - Bloc-Notes - page 14)

11/03/05 - 19:23

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"Je bois du café."

J'ai toujours eu caricaturalement peur de tenter des expériences nouvelles. D'ailleurs de façon assez positive parce que mon présent est tellement confortable qu'il est prudent de ne pas en changer.

Ainsi, à bac + 2, quand on me proposait un café, je refusais en expliquant que j'aurais bien trop peur d'en devenir accro si je commençais.

Un ou deux ans plus tard, je m'y lançais. Maintenant, mon budget café annuel est de l'ordre de 2000 euros à la louche (et en arrondissant supérieurement quand même) - ben oui je vais prendre mes petits cafés dehors moi, et c'est pas ce qui manque dans mon quartier.

Bref ce microscopique manquement à la règle "ne jamais rien essayer de neuf" m'a définitivement convaincu qu'il fallait la respecter avec la rigueur la plus stricte.

10/03/2005

10/03/05 - 22:53

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"Je bosse".

Pour ma part, je n'ai jamais bossé.

On croira à une provocation, une boutade, une figure de style. Pourtant, quand je regarde en arrière, je suis de plus en plus convaincu que c'est vrai -et ceux qui me connaissent un peu confirment. Des facilités scolaires qui permettent de briller sans travailler dans un premier temps ; un comportement de fuite bien gérée (sans doute par hasard) quand les choses pourraient se gâter. Et hop, on mourra un jour sans avoir découvert le travail (au sens d'effort, bien sûr ; on me demande quand même un peu d'activité en échange de mon salaire).

Ce qu'on pourrait relever, et qui est aussi significatif, c'est que les deux êtres que j'ai vraiment aimés (mes excellents amis Onésime (prénom fictif) et Octave (prénom fictif)) n'ont jamais travaillé non plus -au sens d'effort-, peut-être un peu plus que moi quand même, et sont restés de totaux irresponsables, peut-être un peu moins que moi quand même. Outre leur naturelle (et passée) choupinitude, n'est-ce pas ce trait de caractère qui m'a tant séduit en eux ?

09/03/2005

09/03/05 - 22:08

We did it !!!

Pour la première fois dans l'histoire de l'Humanité, un article posté sur GayAttitude a intéressé suffisamment de monde pour être commenté pas moins de 1000 fois.

Il s'agit de cet article du journal d'Anatole (prénom fictif).

Je remercie tout particulièrement les intervenants qui ont permis ce véritable exploit :

Anatole (prénom fictif) pour 453 commentaires
Monsieur Népomucène lui même et en personne pour 444 commentaires
Chapichapo pour 36 commentaires
Petrouchka pour 20 commentaires
Sixte pour 16 commentaires
ElizabethTessier pour 16 commentaires
PacoRabanne pour 7 commentaires
Damien08 pour 4 commentaires
Sorty pour 2 commentaires

et, indispensables coups de pouce,
JeanDO pour 1 commentaire et
Klendal pour 1 commentaire.

09/03/05 - 21:03

CE SOIR on EXPLOSE le millier !!!!

Anatole vaincra !!! Anatole sera le PLUS COMMENTÉ de TOUS LES TEMPS sur GayAttitude !!!!!! La POPULARITÉ d'Anatole sera SANS BORNES !!!!!!!!!

C'est TORCHÉ !!!


La route des mille commentaires est ouverte. Je suis un OUINNEUR. Contribuez à l'Histoire en laissant vos commentaires



(Ne vous laissez pas impressionner par la machine qui les prétend non enregistrés. Et n'oubliez pas de les numéroter s'il vous plaît).

09/03/05 - 19:04

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"J’attends"

Plusieurs rebonds possibles sur cette phrase. Je choisis de retranscrire plus ou moins de mémoire une conversation récente (il y a environ un an) avec la sympathique Plectrude (prénom fictif) - l'épouse de mon ami Octave (prénom fictif). Autant qu'il m'en souvienne, la conversation réelle s'éloigne assez de la retranscription ci-dessous, mais m'en fous j'ai le droit de tricher si ça permet d'être plus pittoresque, suis cabotin moi.

Dans un café, quelque part sur terre. On attend mon ami Octave, qui nous y a donné rendez-vous à l'issue de quelques courses, et a pour l'instant une bonne demi-heure de retard.

Plectrude - Comme d'habitude, on attend Octave. Je n'arrive pas à m'y faire.
Anatole - C'est normal que tu n'arrives pas à t'y faire, tu n'as que dix ans d'entraînement. Moi, ça fait vingt-sept ans que j'attends Octave.


09/03/05 - 14:33

Le journal de monsieur Népomucène pour les nuls

Près de 2200 entrées... Le non-blog de monsieur Népomucène va bientôt rejoindre les 16840 pages du journal d' Amiel.

Une oeuvre dont tous ont entendu parler, mais comme d'un monstre littéraire un peu effrayant, lu seulement de quelques spécialistes.

Soucieux de rendre la culture accessible au plus grand nombre, Anatole (prénom fictif) a ce matin tenté de choisir quelques entrées "typiques" du style concis et percutant de monsieur Népomucène. Le résultat est réducteur -inévitablement- mais je crois, j'espère au moins, que la succincte sélection que je publie ci-dessous donnera à chacun l'envie d'en lire plus. Puissè-je avoir ainsi apporté mon humble contribution à rendre le monde un peu meilleur...










08/03/2005

08/03/05 - 21:15

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"...on ne peut pas s'empêcher parfois de se demander tout ce qu'on n'ose pas lui demander..."

Dans un premier temps, j'ai envisagé de taper quelque chose comme "moi, je n'oserai jamais lui demander".

Puis je n'arrivais pas à avancer dans ce rebond, je me suis allongé un bon quart d'heure et j'ai réfléchi. En réalité c'est exactement le contraire, ce passé je veux absolument le décrypter. (Et de fait je lui ai déjà demandé, il a déjà éludé) - je continuerai à l'apprivoiser le temps qu'il faudra, et un jour, j'obtiendrai des réponses. Alors seulement -et quelles qu'elles soient- j'accepterai de m'apercevoir à quel point j'ai merdé ma vie.

07/03/2005

07/03/05 - 19:50

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"Jamais deux sans trois, j’aurais dû y penser. Bientôt quatre ?"

Bon, ça fait deux fois consécutives que mon rebond me renvoie
à mes ruminations.

Si ça se reproduit trop souvent, je vais finir par en conclure que je suis monomaniaque.

06/03/2005

06/03/05 - 19:00

Note à moi-même : premier bilan de la série "rebonds"

Idéalement, une entrée de la série devrait remplir les trois conditions :

1) Être vraiment en rapport avec l'entrée de non-blog d'où je rebondis ;
2) Parler de moi ;
3) Avoir un intérêt.

J'ai du mal à tenir le 3) systématiquement. La lecture des autres entrées du journal des inscrits me fournit deux pistes principales pour être intéressant : être créatif ou subtilement élusif (mais ça ce n'est pas pour moi), ou alors être un bouffon. Ça, je crois savoir faire, mais visiblement je n'y arriverai pas à chaque fois.

C'est trop tôt pour poser mon préavis et interrompre la série en cours. Provisoirement, le mieux est de renoncer au 3), ou disons accepter d'écrire le plus souvent quelque chose de totalement ennuyeux. On trouvera bien une fois sur quatre ou une fois sur cinq l'occasion de faire rire de soi.

Je vais quand même modifier la règle prévue en cas d'absence, et cesser d'exiger de rattraper mon retard ; avoir un peu moins d'un rebond par jour à écrire ne pourra pas faire de mal.

06/03/05 - 19:00

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"... la tension que peuvent susciter les attentes qui demeurent."

La lecture de journaux, même ceux des individus les plus frappadingues, une remarque récente de mon ami Onésime (prénom fictif), plusieurs choses concourrent à aiguiser ma conscience d'une singularité : je ne sais pas me projeter dans l'avenir, ou du moins il me semble ne pas le faire d'une façon commune.

Ce n'est pas un symptôme du vieillissement. Je me souviens très bien d'une amie, il y a près de vingt ans, me faisant remarquer que "je n'avais aucune imagination" (en ce sens de capacité d'anticipation du futur) -et une ou deux autres anecdotes qu'il serait trop long de détailler ici me démontrent elles aussi que je suis comme ça depuis toujours.

Ce serait mentir de dire que je n'ai pas d'attentes. Mais elles sont peu nombreuses, peu variées, peu abstraites : prendre ma retraite, mourir... Elles n'ouvrent pas sur des options, des arborescences, des choix multiples.

Reste à jouer au jeu des causes. Ma paresse étant incommensurable, j'en fais une explication universelle de ma personnalité, ce qui est facile mais pas forcément inexact. D'autres pistes sont possibles : peur de l'avenir, goût pour le passé, psychorigidité, réflexe pavlovien suite à des déconvenues brûlantes. On s'arrêtera après cette énumération.

06/03/05 - 16:21

Bonnes lectures dominicales

112 - Les parents ont aussi le devoir de veiller au bien et à la prospérité temporels de leurs enfants ; et pour cela ils doivent :
1) Chercher à conserver et à augmenter leur patrimoine ;
(...)

113 - Les obligations réciproques des serviteurs et des maîtres, comme celles des inférieurs et des supérieurs en général, ont pour type et modèle celles des enfants et des parents.

114 - Les devoirs des serviteurs consistent principalent dans le respect, l'amour, l'obéissance et la fidélité qu'ils doivent témoigner, en vue de Dieu, à leurs maîtres ou patrons.

115 - Les serviteurs se rendent coupables envers leurs maîtres :
1) Par désobéissance, arrogance, murmure et malveillance envers eux ;
2) Par paresse, larcin, gaspillage, infidélité, détournements et abus de confiance ;
3) Par calomnie, rapports et bavardages ;
4) Surout en enseignant le mal aux enfants de la maison, en les corrompant, en les aidant à faire le mal ; ou en souffrant qu'il se fasse et en gardant le silence à ce sujet quand ils ont connaissance que le mal se fait.

116 - Vis-à-vis de leurs serviteurs, les maîtres ont l'obligation :
1) De les traiter avec charité ;
2) De leur donner le salaire auquel ils ont droit, et la nourriture suffisante, et de leur procurer des soins dans leurs maladies ;
3) De veiller, et au besoin, de tenir la main à ce qu'ils remplissent leurs devoirs de religion ;

117 - Les maîtres manquent à leur devoir et offensent Dieu :
1) Quand ils ne prennent pas soin de leurs serviteurs malades ;
2) Quand ils leur retiennent injustement leurs gages, en tout ou en partie ;
3) Quand ils les empêchent d'accomplir leurs devoirs religieux, ou ne leur en laissent pas le temps, ou quand ils les obligent, sans nécessité, à travailler le dimanche ;
4) Quand ils les laissent mener une vie coupable.

M. le chanoine Louis, docteur en théologie
Manuel de religion à l'usage
des établissements d'éducation
et des personnes cultivées

Guénange (Moselle) - 1923

06/03/05 - 14:03

Dix films cultes

En rebond sur un post de Chapichapo, je joue avec moi-même à dresser une liste cernant mes goûts cinématographiques. Dix films pas un de plus. (Liste très aléatoire : la liste regroupe finalement les dix films importants qui me viennent les premiers à l'esprit).

1 - Maine Ocean (Rozier) - parce que c'est le plus grand rôle de Bernard Menez. Aussi parce qu'en 1 il fallait un film léger (en fait, si je ne faisais pas un effort artificiel pour équilibrer mon palmarès, je choisirais bien dix films drôles). Le film que j'ai vu quatre fois. Dans la même catégorie : tout Rozier, et rien ne lui arrive à la cheville.

2 - Les demoiselles de Rochefort (Demy) - le film que j'ai vu trois fois. Pour le jeu de mot fabuleux "je pars en perm... à Nantes" (on ne s'en lasse pas).

3 - Où est la maison de mon ami ? (Kiarostami) - un Kiarostami un peu au hasard, choisi parce que sa thématique ne recoupe pas du tout mes petits problèmes ou mes aspirations et que ça arrive à m'enthousiasmer quand même. Il fallait aussi dans la liste un film usant du procédé "montrer un monde rural un peu rousseauiste pour faire rêver le citadin". (Pourraient être rangés dans la même catégorie les don Camillo, ou le méconnu Mossane (résumé de l'Officiel des Spectacles "Mossane est la plus belle fille de son village et peut-être du monde")).

4 - Stromboli (Rossellini) - le film d'amûûûûûûûûûûûuûr où le metteur en scène est dingue de son actrice et ça se voit. On pourrait aussi mettre un Asayas avec Maggie Cheung dans cette catégorie.

5 - Le sens de la vie (Monty Python) - revu assez récemment et j'ai ri comme si j'avais quinze ans. Puis il fallait bien citer aussi un film à intérêt philosophique.

6 - Gens de Dublin (Huston) - je ne m'en souviens presque plus, mais Huston c'est tellement parfait, et je suis sûr que j'en étais sorti bien ému.

7 - Bianca (Moretti) - un film qui recoupe trop bien mes obsessions personnelles.

8 - Breezy (Eastwood) - un mélo est indispensable dans la liste ; ça aurait pu être de l'Almodovar, je choisis un peu arbitrairement celui-là parce que je l'ai vu relativement récemment, que Eastwood c'est très grand et que sans ça le cinéma américain serait un peu trop sous-représenté dans ma liste.

9 - Ma nuit chez Maud (Rohmer) - un choix un peu arbitraire parmi les films français d'auteurs reconnus, ni trop faciles ni trop difficiles ; j'aurais pu citer un Resnais (les très chiants étant exclus), un Truffaut, un Malle...

10 - Dans la ville blanche (Tanner) - ne se rangeant pas vraiment dans une catégorie, pour monter jusqu'à dix.

05/03/2005

05/03/05 - 17:23

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

Hmmm... J'ai eu du mal sur celui-là, enfin quand faut y aller, faut y aller... J'aurais mieux aimé qu'on me laissât le temps de pointer le premier un portrait de Jansenius.

"III.
Bu hier une bière chinoise (...)
Je dois avoir un peu perdu l’habitude de l’alcool.
III."


Ma relation à l'alcool me semble d'une totale normalité, d'une totale banalité : je ne refuse pas d'en boire ; il m'arrive en somme plus souvent qu'à tout un chacun de boire seul (je vais bien souvent manger en ma seule compagnie au restaurant), et pourtant je ne crois faire aucun excès remarquable, aucun écart notable à la moyenne. Comme tout le monde, j'ai été parfois un peu éméché voire franchement bourré dans des conditions sociales ; mais je suis suffisamment rarement en conditions sociales pour qu'il n'y ait pas de quoi fouetter un chat.

En tous cas, je crois avoir toujours gardé assez de mes esprits pour continuer à savoir compter jusqu'à quatre.

04/03/2005

04/03/05 - 21:14

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

"Je me demande si la particularité des conseils véritablement amicaux n’est pas de ne pas nous dire ce qu’on doit faire. "

Oh ça ça m'évoque immédiatement une petite saynète de la vie d'Anatole.

C'était en 1997 ; échaudé par quelques échecs, et cherchant à tenter un nouveau mode d'approche de mon excellent ami Octave (prénom fictif), il me vint à l'idée de lui suggérer de prendre du recul par rapport à lui-même et me donner en qualité d'ami des conseils : comment, selon lui, conviendrait-il de reconsidérer mes tactiques et stratégies pour parvenir à obtenir de nouveau de lui des relations sexuelles ?

Et bien mon ami Octave a absolument refusé de se prêter à cette manoeuvre. Que dalle les conseils.

Il faut trouver une chute à cette anecdote ; j'hésite entre "on reconnaît là un fidèle ami" et "c'est ballottement ballot".

03/03/2005

03/03/05 - 22:46

Ce titre m'intrigue



Une recherche sur Google me fait découvrir (voir cette page si vous n'y croyez pas) qu'un article de Michel Contat publié en février 2000 dans le Magazine littéraire avait pour titre :

"Sartre be-bop, un anatole"


Keksa veut dire ???

03/03/05 - 22:10

Rebond sur une entrée de non-blog de monsieur Népomucène

Quelle galère cet exercice de rebond systématique. Mais ne croyez pas que je vais arrêter parce que ça ne marche pas bien ; oh non ce serait mal me connaître.

Je sens que je vais finir par poster comme entrées de journal ce que j'aurais pu poster comme simples commentaires, et même comme commentaires alla Pyram. Tant pis, rebondissons quand même.

"Il va falloir sortir (...) notre relation de sa présente stagnation."

Pourtant la stagnation, c'est _bien_.

03/03/05 - 08:28

(Article détruit involontairement)

(Article détruit suite à une fausse manip).

02/03/2005

02/03/05 - 11:14

Esprit de système

Une idée qui me trotte par la tête depuis quelques jours pour relancer ce journal. Je décide de la mettre en oeuvre.

Règles du jeu :
* écrire chaque jour un article fondé sur une résonance (le choix de ce mot est copyright Pheel) perçue à partir de l'entrée en six points de monsieur Népomucène lui-même et en personne ;
* le projet ne pourra être mis en oeuvre qu'annoncé préalablement - il m'est interdit de choisir de le lancer au vu d'une entrée particulièrement inspirante (donc date de début 2 mars 2005) ;
* l'entreprise pourra être abandonnée à tout moment, mais avec un préavis de trois jours ;
* je dois fournir un "rebond" par jour d'accès à GA. Si je suis absent plusieurs jours, je pourrai choisir parmi les entrées de non-blog existantes sur lesquelles je rebondis, étant entendu que je dois alors respecter l'ordre chronologique. Il m'est également possible de rebondir plusieurs fois sur une même entrée, utilisée donc plusieurs jours de suite. (*)

Exemple fictif, pour tester la viabilité et l'intérêt du projet. Sur l'entrée du 27 février :
"Deux cafés assez tôt dans la journée, c'est bien plus intelligent qu'un seul café à dix-sept heures."
Oui, le café du matin, ça réveille.

(*) règle modifiée le 6 mars

02/03/05 - 09:57

Pétition

Les soussignés certifient que le journal de monsieur Ricroel, qui est un individu fantastique, est le pivot autour duquel s'ordonne GayAttitude

Indignés de voir l'intéressé envisager son interruption, ils l'invitent à en poursuivre la rédaction, et le menacent des pires sévices s'il ne cède à leurs pressantes objurgations