Pub

30/05/2005

30/05/05 - 23:06

Heureusement que je ne baise pas davantage

Il y a trois ou quatre jours, les prairies étaient vertes, les forêts ombreuses, le vin blanc, les repas pantagruéliques. Après une bonne journée d'effort, les repas étaient de nouveau pantagruéliques et le vin blanc ; un peu de bonne lecture sortie du sac à dos (l'autobiographie de Julien Green), un petit coup de téléphone à mon ami Onésime (prénom fictif) de la cabine locale ("-Oh il y a un joli chien qui passe devant la cabine -Non pas possible"), et hop en route vers une bonne nuit de sommeil.

De temps en temps dans la journée, je cessais de chantonner, et repensais à la dernière fois où je m'étais tapé mon excellent ami Octave (prénom fictif), et ça me faisait bien rire "hihihi" disais-je à haute voix aux petits zoizaux qui voletaient dans les ramures.

Et je me disais que j'ai décidément beaucoup de chance, parce que si je baisais davantage, je ferais "hihihi" tout le temps et on m'internerait pour mon bien et adieu les mutines vaches et les gentils chiens.

C'est toodoo la vie.

30/05/05 - 22:24

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (35)


Fontaine à Biella

29/05/2005

29/05/05 - 23:42

Et maintenant une minute de compassion

Cet homme souffre.

Compatissons.

29/05/05 - 21:02

Bonnes lectures dominicales (7)

114 - « Il n'y a pas de puissance qui ne soit de Dieu ; et celles qui existent ont été établies de Dieu. » (Rom. XIII, 1.) Ces paroles de saint Paul, écho de celles du Livre de la Sagesse « Votre puissance vous a été donnée par Dieu, et votre pouvoir vient du Très-Haut » (Sag. VI, 4.) sont le principe qui règle les obligations réciproques des inférieurs et des supérieurs. Ceux-ci ont un droit de commander au nom de Dieu, et de ce droit découlent des devoirs. Ceux-là ont le devoir d'obéir comme à Dieu, et à ce devoir sont attachés des droits.

La doctrine qui prétend que l'autorité vient du peuple va donc à l'encontre d'une vérité révélée. La conséquence qui en résulterait serait des changements, des troubles, des désordres continuels. Relativement à l'orgine du pouvoir, il importe peu que l'autorité constituée soit arrivée au pouvoir par voie d'hérédité ou l'élection : sa puissance vient de Dieu.

M. le chanoine Louis, docteur en théologie
Manuel de religion à l'usage
des établissements d'éducation
et des personnes cultivées

Guénange (Moselle) - 1923

29/05/05 - 18:48

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (34)


Amûûûûûûûûûûr des référendums

23/05/2005

23/05/05 - 23:52

Référendum du 29 mai. Pour Anatole c'est OUI !!!

Et voilà il faut conclure. Assez rigolé, il est temps de vous dire ce que vous devez voter dimanche prochain.

C'est OUI. Prenez en bien note.

Un oui totalement dépourvu d'enthousiasme, un oui qui dans mon cas aura en grande partie été nourri de la campagne du "non". Mon ami Casimir (prénom fictif), pour qui le "oui" est évident m'a fait prendre conscience du problème en me posant une question : qui est sympathique chez les "non" ? (Bon d'accord Cavanna, mais il y en a un deuxième ?). À force de lire une alternance de textes paranoïaques et de constructions plus rationnelles mais fondées sur des postulats auxquels je n'adhère pas du tout (en gros la France apportant à l'Europe le flambeau immortel de la Statue de la Liberté), ça a fini par me gonfler.

Deux remarques en passant :

* je refuse de me poser la question autrement que "la situation avec approbation du traité est-elle meilleure ou pire qu'en restant à Nice" ? Beaucoup de nonistes ne jouent pas avec la même règle du jeu, mais utilisent une règle biaisée : pour eux il faut comparer la situation après le traité à une situation fantasmatique d'une Europe conforme à leurs voeux. Après ça, pas étonnant de préférer l'Europe fantasmée. Je ne vois aucune raison si on veut jouer au jeu des Europes hypothétiques de mettre en balance avec le traité une Europe de rêve plutôt qu'une Europe de cauchemar. Le seul modèle cohérent, puisque le traité recopie toute la législation européenne de niveau supérieur, serait de comparer l'Europe de la constitution à une hypothétique Europe qui n'aurait pas fait le marché commun, une sorte de situation à la latino-américaine -avec la prospérité en plus. Pas évident d'ailleurs de voir ce que je préfèrerais sur cette règle du jeu (d'autant qu'on n'est pas aidé puisque personne ne semble proner cette alternative). À la louche, je dirais que c'est sans doute assez indifférent pour les "gros" et les "centraux" mais que l'Europe telle que nous l'avons apporte beaucoup à l'Espagne ou à la Grèce. Et je voterais "oui" si je raisonnais ainsi. Mais je ne pas.

* j'ai vu je sais plus où un noniste protester de façon assez juste "mais disait-il vous ne vous rendez pas compte que la question des gens c'est qu'est ce que ça change pour moi". Très bonne question à laquelle je crois pouvoir répondre : à savoir "rien" ou du moins "rien de prévisible". Exit la question, et exeunt les arguments tant du oui ("grâce à la constitution plus de discrimination basée sur le handicap") que du non ("le chômage pour tous grâce à la constitution").

Je vois dans le traité avant tout un traité institutionnel. Le reste c'est soit du symbolique (l'hymne à la joie ou le redoutable 9 mai), soit du pipeau. Le symbolique je n'aime pas, le pipeau je m'en fous. Reste à les juger ces dispositions institutionnelles. La création de bureaucraties obscures (ah l'agence européenne de défense, qui de toutes façons a été créée sans le traité) ou l'introduction du "tourisme" dans les compétences de l'union ne m'enchantent pas. Même l'accroissement des pouvoirs du Parlement me laisse perplexe. Alors que reste-t-il pour le oui ? La nouvelle pondération des voix au Conseil : j'ai écrit ailleurs le bien que j'en pensais et je trouve ça important, très important -par goût maniaque de l'égalité formelle, mais il n'y a rien d'aberrant à utiliser sa voix pour promouvoir un détail obscur du traité : elle sera de toutes façons noyée dans les vingt millions d'autres voix qui ne se seront pas prononcées sur ce détail, et estimer que la réforme vaut bien un vingt millionnième de l'intérêt que le peuple français porte à ce scrutin, ce n'est pas si aberrant.

En conclusion, des arguments pour le "oui" peu probants, avec lesquels j'aurais peut-être voté simplement blanc. Au-delà de ces raisons, il y a tout de même le choix de peser dans un camp ou dans l'autre, et c'est sans doute ce qui emporte mon choix : finalement ce qui compte le plus dans mon choix, c'est ce qui a déjà pesé en 2002 (voter contre Le Pen et les autres adversaires de l'establishment, sincères ou opportunistes).

23/05/05 - 23:01

Oh que je l'ai aimé



C'était mon nounours à moi de quand j'étais petit -je l'ai retrouvé au fond d'une armoire lors du déménagement qui a suivi le décès d'un oncle il y a deux ans. Je ne pensais plus guère à lui dois-je avouer.

Il a été ma grande passion jusqu'à l'âge de cinq ans, quand la carte d'Europe des yaours Yoplait l'a détrôné, même que ce n'était pas facile de la compléter parce que les morceaux d'URSS ne se trouvaient que dans les yaourts à goût bulgare, mais je crains de digresser un peu là.

23/05/05 - 21:40

Quel avenir pour Yann Wehrling ?

Il y a quelques mois, un commentateur distingué me faisait l'honneur d'écrire sur mon journal « Quelque chose me dit que cet homme ne sera pas Président de la République » et d'ajouter « (excusez-moi, c'était ma minute de méchanceté gratuite) ».

Je n'avais pas relevé.

Je constate aujourd'hui que selon Google, la troisième référence mondiale sur Yann Wehrling est le journal d'Anatole (prénom fictif). Et je commence à soupçonner que mon honorable commentateur avait raison.

23/05/05 - 21:16

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (33)


Crépuscule à Bideford

23/05/05 - 15:40

Anatole est manipulable

La volonté de fer de cet homme a eu raison de moi. Sous sa pernicieuse influence, je viens de faire la vaisselle qui attendait depuis seize mois.

Vous y croyez vous ?

23/05/05 - 09:12

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (32)


Le siège de la TEC à Charleroi

23/05/05 - 00:17

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (31)


La mairie de Plouha

22/05/2005

22/05/05 - 23:58

Citation attitude

« Pourquoi une telle hystérie collective autour d'un texte qui, adopté ou non, ne changera rien à la marche du monde ? (...) La question est : préférez-vous vivre dans une économie de marché ou bien continuer de vivre dans une économie de marché ? (...) Je comprends la question, je comprends que les gens polis y répondent, je ne comprends pas la passion qu'on met dans la réponse. »

Charb (dans Charlie Hebdo du 18 mai)

21/05/2005

21/05/05 - 14:38

Et maintenant, une minute de paranoïa

« Ne doit-on pas craindre que le 29 mai, ces gens qui n’ont reculé devant rien, n’hésiteront pas à trafiquer les résultats ? »

21/05/05 - 13:39

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (30)


Le jardin public à Flers

20/05/2005

20/05/05 - 23:38

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (29)


La médiathèque de Saint-Chamond

20/05/05 - 23:01

L'Europe et le maté

(Attention mes coupes ne sont pas d'une honnêteté irréprochable)

« Dans l’annexe de la Constitution, on apprend que l’article III-226 sur le commerce des produits agricoles concerne entre autres le café, les épices, à l’exclusion du maté !

Or (...) une Constitution (...) doit être un cadre général permettant des orientations politiques alternatives... même en ce qui concerne le maté !.
»

Notes pour conférences et débats par
Jean Gaudrey, membre du Conseil Scientifique d'ATTAC

20/05/05 - 00:37

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (28)


La salle des sports de Dannemarie

19/05/2005

19/05/05 - 23:06

Une conversation méta-émouvante

Quand mon excellent ami Onésime (prénom fictif) avait fait sa petite tentative de suicide à vingt-deux ans, j'en avais été avisé par un coup de téléphone de sa mère : nettoyé de son cocktail médicamenteux il venait de se réveiller et, semi-inconscient, il demandait que je vienne lui rendre une petite visite de courtoisie.

C'est bien une dizaine d'années plus tard que j'ai évoqué cette anecdote dans une conversation avec lui ; je n'avais pas du tout réalisé qu'il n'en avait aucun souvenir, forcément. Il a souri et réagi en disant "oh, c'est émouvant" -sur un ton sans ironie aucune.

J'avais trouvé cette réplique assez émouvante.

17/05/2005

17/05/05 - 23:27

Le trépidant 23 avril 1988 d'Anatole


J'étais allé me promener à la campagne

17/05/05 - 21:57

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (27)


La baignade à Tulle

17/05/05 - 19:50

Interlude : un peu de droit constitutionnel belge



« À propos de l'Accord de Londres du 4 décembre 1991 sur la protection des chauves-souris, le Moniteur belge du 8 septembre 2003 précise que :
" Les instruments de ratification de la Région flamande, de la Région wallonne et de la Région de Bruxelles-Capitale ont été déposés conjointement, par le représentant du gouvernement flamand à Londres et le conseiller d'ambassade belge à Londres auprès du dépositaire, le gouvernement du Royaume-Uni. "

Cette procédure soulève les questions suivantes :
a) Dois-je comprendre que trois instruments de ratification distincts ont été déposés par nos représentants à Londres ?

b) Si oui, comment le dépositaire de l'accord, le Royaume-Uni, a-t-il réagi sachant que l'accord n'est ouvert qu'aux États et aux organisations d'intégration économique (article X)?

c) Est-ce la Belgique ou les trois régions qui sont parties à l'accord ? D'après la liste qui apparaît dans le Moniteur belge, il semble que, au plan international, c'est uniquement la Belgique qui est partie puisque les régions ne sont mentionnées qu'entre parenthèses à la suite du mot « Belgique »; cette interprétation est-elle correcte ?

d) Pourquoi y a-t-il eu un dépôt conjoint des instruments de ratification régionaux à la fois par le représentant du gouvernement flamand à Londres et par le conseiller d'ambassade belge ? Matériellement, cela veut-il dire que ces deux personnes se sont déplacées ensemble jusqu'au Foreign Office pour déposer les trois textes, ou bien qu'il y a eu deux lettres séparées accompagnant le dépôt des instruments de ratification, ou bien est-ce encore autre chose ?
»


17/05/05 - 18:08

Juste entre nous, discrètement

Quand vous êtes dans seul dans un ascenseur où il y a une glace, est-ce que vous aussi vous jouez à faire des grimaces ?

(Et si non, vers quel âge vous avez arrêté ?)

17/05/05 - 16:11

Suis-je distrait !

Je voulais me laver les dents avant de filer chez le dentiste, et je m'aperçois que par erreur je me suis rasé à la place.

Vite corriger cette petite méprise.

16/05/2005

16/05/05 - 22:51

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (26)


Corbeil-Essonnes : un rond-point

16/05/05 - 22:39

En remplacement de monsieur Népomucène, absent


CHAPI BOUATAMELLE !

16/05/05 - 22:25

Un intéressant point de vue pour le NON au référendum

Rencontré aujourd'hui ce très intéressant point de vue d'un économiste libéral, tendance plus ou moins blairiste.

Petit résumé de l'idée, que j'avais déjà entendue de mon ami Zéphyrin (prénom fictif) mais moins bien articulée :

ce traité est sans doute un progrès, mais un progrès léger ; compte tenu de l'incertitude sur ce progrès et de l'irréversibilité des choix qu'impliquerait la ratification, il n'est pas judicieux de dire OUI pour un gain aussi faible.

Je n'en dis pas plus, ceux que ça intéresse peuvent consulter la source.

16/05/05 - 19:53

Un peu de poésie dans ce monde de brutes



Il revient! Les vélos, sur le chemin des villes,
Se parlent, rapprochant leur nickel ébloui.
Tu l'entends, batelier? Il revient. Quoi? Comment? Il
Revient! Je te le dis, docker. Il revient. Oui,
Il revient. Le wattman arrête la motrice:
Camarade, tu dis qu'Il revient, tu dis bien?
Et l'employé du gaz interroge: Maurice
Reviendrait? Mais comprends, on te dit qu'Il revient,
Maurice. Je comprends, ce n'est donc pas un rêve?
Les vestiaires sont pleins de rumeurs: vous disiez,
Il revient... Ces mots-là sont une lampe que lèvent
Les mineurs aujourd'hui comme au jour de Waziers.
Il revient... Ces mots-là sont la chanson qu'emporte
Le journalier, la chanson du soldat, du marin.
C'est l'espoir de la paix et c'est la France forte,
Libre et heureuse. Paysan, lance le grain.
O femmes, souriez et mêlez à vos tresses
Ces deux mots-là comme des fleurs jamais fanées.
Il revient. Je redis ces deux mots-là sans cesse.


Louis Aragon

16/05/05 - 08:32

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (25)


Bar-sur-Seine : le lotissement, les vignes du Mérite et le chemin des Beaumes

15/05/2005

15/05/05 - 21:26

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (24)


Composition florale à Thonon-les-Bains

15/05/05 - 19:01

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (23)


Spectacle folklorique à Niozelles

15/05/05 - 18:41

DSK vient de me frimer la gueule

Sous le fin pseudonyme de Jacques L. (prénom fictif), j'ai juste pour déconner posté sur le blog de DSK la question suivante :

« J'en profite pour poser une petite question dont la réponse ne me semble pas évidente à la lecture du texte : que deviendra le statut vis-à-vis de l'UE de St Martin/St Barthélémy après leur détachement de la Guadeloupe si le traité constitutionnel est entré en vigueur d'une part, et s'il ne l'est pas d'autre part ? »

aujourd'hui dimanche à 13 heures 33.

On me répond à 18 heures 29, classe quand même

« Pour Jacques L, la question est effectivement complexe. Mais, lorsque le nouveau statut des deux collectivités d'outre-mer (au sens de notre Constitution) aura été adopté, je pense qu'il faudra que le Conseil européen, statuant à l'unanimité en vertu du point 7 de l'article IV-440, vienne consacrer la nouvelle place des deux collectivités.

Dans l'hypothèse où le nouveau traité ne serait pas entré en vigueur... je pense qu'il faudrait réviser le traité en vigueur pour inscrire les deux collectivités, soit à côté des DOM, dans l'article 299§2, soit dans la liste des PTOM.

La première possibilité est bien évidemment beaucoup plus légère et souple.


Rédigé par: JPhT (équipe DSK) | mai 15, 2005 06:29 PM »

Et bien je leur lève mon chapeau, les mecs. Et publiquement même.

15/05/05 - 16:59

Rebond sur une entrée du journal de chapichapo

« J***** est le premier garçon que j'ai aimé. Il était hétéro, et il ne s'est jamais rien passé. »

Onésime (prénom fictif) est le premier garçon que j'ai aimé. Il était hétéro, et il ne s'est jamais rien passé.

« La première chose que je lui ai dite, je m'en souviens, c'est "Tu as besoin d'une gomme?". A l'époque, même intérieurement, je ne me qualifiais pas d'homosexuel: mais je savais que j'étais amoureux de ce garçon. »

La première chose que je lui ai dite, je ne m'en souvenais pas, mais lui me l'a rapportée quelques années plus tard, c'est "Ah c'est toi XXX ? ". A l'époque, même intérieurement, je ne me qualifiais pas d'homosexuel: mais deux ou trois mois plus tard il m'était évident que j'étais amoureux de ce garçon.

« Il était beau. Timide. Pas très sûr de lui. (...) Il était gentil, pas une once de mauvaise intention. Puis, il était jeune et con, comme moi. »

Il était invraisemblablement beau -il l'est encore passé quarante ans. Timide. Pas très sûr de lui. Il était gentil, pas une once de mauvaise intention. Puis, il était encore plus jeune que moi, et presque aussi con que moi.

« En deux trois mois, je m'en suis fait un ami, avec un stratégie digne de Napoléon, voire un de mes meilleurs amis. J'en étais arrivé à un tel degré d'obsession que J***** occupait l'ensemble de mes journées, de la première seconde au réveil à la dernière seconde avant le sommeil. Je calquais mon emploi du temps sur le sien. Je le traquais. On passait souvent des heures ensemble, puis le soir, des heures au téléphone. On jouait à se faire mal avec des compas. On avait 17 ans. »

En deux trois mois, je m'en suis fait un ami, sans avoir besoin d'aucune stratégie -nous étions naturellement parmi les plus glandeurs de tout l'internat- voire mon meilleur ami. J'en étais arrivé à un tel degré d'obsession qu'Onésime occupait l'ensemble de mes journées, de la première seconde au réveil à la dernière seconde avant le sommeil. Je calquais mon emploi du temps sur le sien. Je le traquais. On passait souvent des heures ensemble, puis le soir, encore des heures ensemble -j'avais trouvé un recoin obscur où je pouvais me cacher et voir la lumière s'allumer quand il rejoignait sa chambre ; dans les trente secondes je frappais à sa porte. Il avait 17 ans.

« Personne parmi mes amis ne s'est aperçu de rien à l'époque. »

Personne parmi mes amis ne s'est aperçu de rien à l'époque. Cinq ans plus tard, à l'occasion d'une crise dont je parlerai ailleurs, je raconterai tout ça à notre ami le plus proche Zéphyrin (prénom fictif). Il me confirmera qu'effectivement il n'avait rien soupçonné (mais qu'il était désormais au courant, Onésime lui ayant raconté tout ça la veille).

« On a été aussi proches que le décence l'autorise. Je n'avais en fait pas envie de plus. »

On a été aussi proches que la décence l'autorise. Putain je me le serais bien tapé.

« Il est venu un jour, j'ai failli tout lui dévoiler, mais je me suis tu. »

Il est venu un jour, je lui ai tout dévoilé. Il m'a dit "il se fait tard, tu devrais rentrer te coucher". Je suis monté sur les toits et j'y suis resté hébété une heure à regarder le vide.

« Le mois d'août, je l'ai passé à marcher. Dans des forêts, sur des plages, en général très tôt le matin, parfois à 6 heures, dans le froid. Je marchais pour éviter de tourner en rond. »

Les vingt années suivantes, je les ai passées à marcher. Dans des forêts, sur des plages, en général très tôt le matin, parfois à 6 heures, dans le froid. Je marchais pour éviter de tourner en rond.

« Puis le temps a passé. Les années aussi. Je suis retombé amoureux plusieurs fois. J***** est devenu un souvenir, mais un souvenir que je ne peux pas évoquer sans me sentir remué et perturbé. »

Puis le temps a passé. Les années aussi. Je suis retombé amoureux -une seule fois. Onésime est resté mon meilleur ami (nous nous téléphonons plusieurs fois par semaine, je l'ai encore vu avant-hier), et en même temps un souvenir que je ne peux pas évoquer sans me sentir tout ému et heureux.

15/05/05 - 11:53

Oh le beau plaidoyer pour le OUI

Anatole (prénom fictif), qui avait déjà ( et ) copié-collé deux superbes manifestes hallucinés pour le NON cherchait depuis longtemps une argumentation ouiouiste de la même qualité.

Enfin en voici une ! Bravo Pierre Bédier, vous êtes un grand polémiste politique (si vous me lisez, je vous le dis sans flatterie, vous devriez écrire vos "Mémoires d'espoir".).

Je laisse la parole à Pierre Bédier (source son blog).

Un peu comme il y a eu la drôle de guerre. Qu’est ce qu’une campagne, où l’on considère, selon les sondages, les époques, les semaines, les humeurs, le OUI certainement gagnant, le NON définitivement vainqueur en attendant le retour certain du OUI, même la confirmation immanquable du NON, comme des pérégrinations secondaires au regard :

1. des querelles affichées ou supposées à l’intérieur des formations politiques
2. des gains faramineux ou des pertes définitives des «présidentielles» ?

«Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts…», «la route du fer est coupée»…La France est-elle condamnée à se laisser tromper par la caricature politique, par ses propres élites qui se laissent évincer par leur talent et qui oublient leur devoir d’éclairer l’opinion plutôt que de cultiver les poisons de la désunion nationale.

Peut-on clarifier le débat sans tomber dans le simplisisme, aller à l’essentiel en oubliant l’accessoire ? Peut-on simplement faire campagne en se demandant seulement où est l’intérêt de la France ?
Si, ancien électeur du NON à Maastricht, même pas culpabilisé tant l’impact de la priorité monétariste a coûté en emplois et en création de richesse, n’a pas aujourd’hui le moindre état d’âme c’est bien parce que l’intérêt national m’apparaît clairement.

La victoire du NON c’est le maintien d’un statut quo le traite de Nice, né de la cohabitation, qui minore l’influence de la France.
La victoire du OUI c’est la reconnaissance juridique et politique de la place de la France dans l’aventure extraordinaire de la construction européenne.

Des arguments, pour ou contre, il y en a certainement, plus nombreux, plus pertinents, plus subtils, plus brillants…
Mais y en a-t’il de plus essentiel que l’intérêt de la France ?

15/05/05 - 08:52

Bonnes lectures dominicales (6)

250 - Les six péchés contre le Saint-Esprit sont les suivants :

1°) Commettre le péché en présumant témérairement de la miséricorde de Dieu ;

2°) Désespérer de la grâce de Dieu ;

3°) Résister à la vérité chrétienne, une fois reconnue comme telle ;

4°) Envier au prochain les biens surnaturels qu'il reçoit ;

5°) Endurcir son coeur contre les exhortations salutaires ;

6°) Persévérer délibérément dans l'impénitence.

Comme exemples, voir Pharaon, Judas, les Pharisiens, Elymas. (Ce dernier, au ch. XIII des Actes.)

251 - Ces péchés s'appellent péchés contre le Saint-Esprit, parce qu'en les commettant on résiste tout particulièrement à l'Esprit-Saint en tant qu'il est le dispensateur des grâces, puisqu'on méprise sa grâce sciemment et volontairement, qu'on la repousse, ou qu'on en abuse audacieusement.

« O têtes dures ! .. vous résistez toujours au Saint-Esprit ; il en est de vous comme de vos pères.» (Actes, VII, 51.)
C'est de ces sortes de péchés que le Christ dit « qu'ils ne seront remis ni dans ce monde ni dans l'autre. »(Saint Math., XII, 32.) C'est parce qu'ils ferment à la grâce l'accès du coeur, de sorte que la conversion devient impossible ou au moins très difficile. Si donc ces péchés ne sont pas pardonnés, cela ne tient pas à Dieu, qui veut que tous les hommes soient sauvés, mais la faute en est uniquement à l'impénitence du pécheur.


M. le chanoine Louis, docteur en théologie
Manuel de religion à l'usage
des établissements d'éducation
et des personnes cultivées

Guénange (Moselle) - 1923

14/05/2005

14/05/05 - 22:51

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (22)


La poste de Guingamp

14/05/05 - 20:51

Note à moi-même

Visiter toutes les dix secondes les journaux que je fréquente pour voir si rien n'a changé, si un nombre de commentaires n'a pas augmenté, c'est un peu obsessionnel mais bon ça me passera.

Il est toutefois tout à fait superflu d'intercaler dans cette série de clics frénétiques une vérification de l'état du Traité établissant une Constitution pour l'Europe.

14/05/05 - 20:00

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (21)


Le centre de rééducation fonctionnel à Chaudes-Aigues

14/05/05 - 16:48

Anatole est un GOUROU

Copie d'un échange de mails tout récent avec mon amie Lolita (prénom fictif)

- !!!! Ah bon, elle est bien bonne ! Mais il y a aussi de Villiers qui dit qu'il faut voter non, alors on vote quoi ?

- Je vote probablement "oui". Ne vous embêtez pas à lire des textes compliqués et ennuyeux, imitez moi les yeux fermés.

- Parfait, voilà qui me convient très bien !!


Je suis un LIDEUR d'opinion.

14/05/05 - 13:16

Rebond sur une entrée du journal de LancelotParis

"LA FRANÇAISE DES JEUX...+9 % du capital pour les blesses de la face"

Oh ! En lisant ce titre, je suis transporté un peu plus de 27 ans en arrière. C'est le plus ancien souvenir que j'aie de mon excellent ami Octave (prénom fictif).

On est con, quand on est en seconde, et on a des idées idiotes pour s'amuser. Pas très loin du lycée de Besançon(*), juste devant le grand magasin où a lieu l'"exposition indienne" (une quinzaine de vente de tissus vaguement colorés), un guichet des Gueules Cassées est tenu par une très vieille dame invalide. Elle n'a rien de praticulièrement sympathique ou d'antipathique cette vieille dame, on ne l'a jamais spécialement remarquée ; une idée vient néanmoins à l'esprit d'Anatole (prénom fictif) qui est con, puisqu'il est en seconde.

Par bouche à oreille dans sa classe, puis dans le lycée, une consigne court "va voir la marchande de billets de la Loterie Nationale de la place F. et demande lui où a lieu l'exposition indienne". Anatole (prénom fictif) est assis sur un banc à dix mètres ; il voit avec délectation la vieille répondre sérieusement aux cinq premiers visiteurs, puis s'agacer pour les dix ou vingt suivants, puis en injurier quelques-uns.

Vient le tour d'Octave (prénom fictif). La vieille sort de son kiosque et le frappe à coup de béquilles. Oh que c'est rigolo (ben oui on est con quand on est jeune). Et il ne peut même pas se défendre, elle est si usée et fragile. Et vlan et boum et boum.

Hi hi hi :)

(*) Certains noms de lieux ont été modifiés

14/05/05 - 11:18

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (20)


Une gentille vache jersiaise, son petit veau et la jolie fermière

14/05/05 - 09:44

Et maintenant, une minute de paranoia

« Les différentes versions de la Constitution sont entachées de multiples erreurs de traduction, alors même qu'il est solennellement proclamé qu'elles font également foi. Il y a aussi des erreurs de traduction volontaires, où on adapte les mots autant que de besoin, et où les expressions utilisées diffèrent d'un pays à l'autre »

Jens-Peter Bonde, député européen danois eurosceptique
(traduction par Anatole d'une traduction en anglais de l'auteur)

13/05/2005

13/05/05 - 23:22

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (19)


Une gentille vache suisse

13/05/05 - 22:13

CitationAttitude

« Tu devrais aussi fréquenter des gens normaux. Tu verrais, les gens normaux, c'est extrêmement instructif. »

(Mon excellent ami Onésime
(prénom fictif))

13/05/05 - 21:54

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (18)


Salzbourg, capitale de la Grande Musique

12/05/2005

12/05/05 - 22:28

Votons pour notre maître à tous



Je découvre à l'instant (et tout à fait par hasard) que Yahoo propose d'élire les "dix sites qui font le meilleur du net". Parmi les cinq nominés de la catégorie "Le plus personnel ?" (en bas à droite sur la page) figure l'irremplaçable blog de Matoo.

Faites comme Anatole (prénom fictif) prenez quelques secondes de temps pour voter, et bien voter.

11/05/2005

11/05/05 - 21:21

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (18)


La plage de Deauville

11/05/05 - 15:36

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (17)


Luge d'été à Super-Besse

11/05/05 - 07:05

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (16)


La cité administrative de Plymouth

10/05/2005

10/05/05 - 22:55

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (15)


Le lycée à Villefranche-sur-Saône

10/05/05 - 21:04

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (14)


La piscine à Eauze

10/05/05 - 18:46

Rebond sur un rebond de monsieur Népomucène sur des commentaires de son p'tit Sarthois

(...)

« II. No comment. »

J'en prends note.


No comment.

(...)

«VI. Elliot Mess ? Bon ok c'est nul. »

No comment.


J'en prends note.

10/05/05 - 18:29

Une Constitution pour le IIIème millénaire

« Avant le 1er janvier 1998, le Conseil réexamine, sur la base d'un rapport de la Commission, le fonctionnement des dispositions concernant le trafic de marchandises routier de transit à travers l'Autriche. »

Traité établissant une Constitution pour l'Europe
Protocole 8 - Article 72 (4)

10/05/05 - 17:33

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (13)


Le dinosaure de Villers-sur-Mer

10/05/05 - 15:27

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (12)


La statue de Freddie Mercury à Montreux

10/05/05 - 06:53

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (11)


La maison de retraite à Bar-sur-Seine

09/05/2005

09/05/05 - 23:12

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (10)


L'hôtel de ville à Pforzheim

09/05/05 - 19:34

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (9)


Le musée des automates à Falaise

09/05/05 - 18:18

Une entrée de journal illustrée sans illustrations, en fait si

De passage en la maison familiale, Anatole (prénom fictif) a eu l'idée de cet article de son blog, qui récapitule son existence en images.

Malheureusement, Anatole (prénom fictif) est prudent, voire paranoïaque, et ne souhaite pas multiplier ses représentations photographiques sur ce site. De plus, ça ne se fait pas de poster des images de tiers sans leur autorisation. Ceci explique que les légendes ci-dessous des illustrations qui accompagnent ce texte ne soient pas des liens cliquables.

C'est ballottement ballot ! Ben aucune demande de la liste avec les liens, limite vexant voire vexant ; alors discretos je mets des liens cliquables dans l'article pour une durée indéterminée. Hihihi vous arrivez trop tard cher lecteur, je viens de retirer les liens.

Liste des illustrations :

1 - Anatole est un bien beau bébé (six mois).
2 - Anatole s'amuse comme un guedin pour ses deux ans.
3 - Quelle excellente éducation (3 ans)
4 - Anatole est un enfant sage (4 ans)
5 - Anatole a une âme d'explorateur (8 ans)
6 - Anatole s'amuse à la plage (10 ans)
7 - La communion solennelle d'Anatole (11 ans)
8 - Anatole adolescent (15 ans)
9 - Anatole et une vedette indémodable (17 ans)
10 - Les années étudiantes d'Anatole (21 ans)
11 - Anatole au service de la patrie (24 ans)
12 - Anatole prend le tramway (27 ans)
13 - La photo officielle de la campagne électorale d'Anatole (29 ans)
14 - Voici venu le temps des chemises à carreaux (32 ans)
15 - Les carreaux sont désormais bien carrés (36 ans)
16 - Anatole à 41 ans, avec son ami Octave (prénom fictif)
17 - Vieil âge, sérénité, sagesse (42 ans)

09/05/05 - 18:10

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (8)


La piscine, le camping et la maison du Soleil à Céreste

09/05/05 - 09:34

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (7)


Jaca - Le monument à la nature et le palais des Congrès

09/05/05 - 08:56

Pour l'égalité des citoyens au Conseil européen, votons OUI

Quelle est la bonne pondération des voix au Conseil européen ? Question cruciale qui conditionne nos votes au non moins crucial référendum de mai.

Par rapport à Nice, le nouveau traité remplace une pondération des votes outrageusement favorable aux petits états, défavorable à l'Allemagne, favorable à la Pologne et à l'Espagne, par une pondération proportionnelle à la population. Une clause de sauvegarde exige en outre une majorité des états pour qu'une décision soit adoptée.

Est-ce un progrès ou une régression ?. Un progrès évidemment, dit le naïf : qu'est-ce qui est plus démocratique qu'une pondération proportionnelle à la population ?

Malheureusement, le naïf est mis en échec : plus d'une source lui rétorque que pas du tout, la bonne pondération à utiliser est proportionnelle à la racine carrée de la population. C'est une vieille obsession du parti de la loi naturelle, ce qui laisse méfiant. Pourtant il y a des arguments en ce sens, qui ne sont pas stupides de façon évidente : plusieurs sites fort sérieux défendent cette proposition au nom de l'égalisation des indices de Banzhaf.

Présentons les choses autrement, pour éviter les redites. Si un grand nombre N de citoyens se déterminent pour une option précise (disons pour ou contre une référence au christianisme dans une révision des traités européens) au hasard et indépendamment, comme des singes qui choisiraient leur bulletin au hasard, l'approximation normale nous enseigne très élémentairement que, en moyenne, le pourcentage d'écart entre les "oui" et les "non" sera inversement proportionnel à la racine carrée de N. Dit encore autrement, sous l'hypothèse absurde selon laquelle les citoyens prendraient leurs décisions en les tirant au sort, il serait tout à fait exceptionnel en Allemagne que l'écart entre les deux opinions dépasse quelques pour cents, alors que ce serait plus commun à Malte. Si on veut bien croire ce postulat, il est effectivement très raisonnable de surreprésenter un petit pays : quand un représentant maltais votera pour une bondieuserie, il représentera disons 40 % de l'électorat maltais (les 70 % de bigots moins les 30 % plus laïques), alors que lorsque le français s'y opposera il ne représentera disons que 4 % de son peuple (52 - 48, pour fixer les idées). D'où l'apparente légitimité d'un coefficient élevé pour le vote du ministre maltais.

L'embêtant pour toutes ces théories, c'est que les gens ne votent pas au hasard. Je ne vais pas en écrire des pages et des pages, tout est dans ce document judicieux et pertinent, une étude attentive des résultats des élections présidentielles état par état en Amérique (on trouve aussi des données sur les élections parlementaires en Europe de l'Ouest). La mesure met KO les théories fumeuses : un écart important en pourcentage est aussi fréquent (ou presque) dans un gros état que dans un petit. Empiriquement, les droits de vote au Conseil devraient être proportionnels à la puissance 0.9 de la population.

La conclusion d'Anatole (prénom fictif) vous l'attendiez tous, et bien la voilà : OUI !!! OUI à l'égalité des citoyens !!! Non aux délires Banzhafiens fumeux de théoriciens en chambre.

Pour la retraitée de Recklinghausen, pour l'ouvrier de Zwickau, pour le pape de Marktl am Inn, pour que leur voix compte, comme Anatole votons OUI au Traité Établissant une Constitution pour l'Europe.

Renvoyons dans les oubliettes de l'histoire le sinistre compromis antidémocratique de Nice.

Bibliographie : des articles favorables à Banzhaf et par conséquent au maintien à Nice sur ce site polonais et sur ce site espagnol (comme par hasard ?) avec plein de références ; une bonne introduction à ces théories tendancieuses et dangereuses pourrait être cet article.

09/05/05 - 07:24

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (6)

Le lycée de Vitry-le-François

08/05/2005

08/05/05 - 23:18

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (5)


Le centre commercial Plein Ciel au Mée

08/05/05 - 20:48

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (4)


Crépuscule à Saint-Jean-de-Monts

08/05/05 - 14:23

Pensée magique

Je crois être très rationnel. Je ne pense pas être superstitieux, au sens où je ne fais pas d'erreur grossière quant aux enchainements causaux lorsque je veux comprendre ce qui m'arrive et peut m'arriver. (Ou tout au moins, je partage avec la frange la plus cultivée scientifiquement de la population les grosses méprises qui subistent très probablement).

Cela ne m'empêche pas d'avoir des superstitions assumées ; des situations où je sais très bien qu'il n'y aura aucun enchaînement causal, mais où je joue à agir comme si je croyais sincèrement qu'il y en a un. Un récent article du journal (malheureusement définitivement fermé) du malicieux chapichapo évoquait un thème analogue ; un commentateur y suggérait, à mon sens très judicieusement, un "besoin de contrôle". Autant dire que ce genre de conduite s'impose quand on ne contrôle rien.

Ainsi, l'automne dernier, égaré sur ce site et fort préoccupé de me taper une nouvelle fois mon ami Octave (prénom fictif) en 2005, je m'étais atttelé avec quelques complices d'occasion à une tâche absurde : atteindre 1000 commentaires sur une entrée du journal (malheureusement définitivement fermé) du sympathique chapichapo. Je feignais de croire que, si j'atteignais cet objectif -et cela nécessitait souvent de ramer seul pendant des soirées entières, faisant l'admiration de commentateurs plus occasionnels- je réussirais dans mes plans de stupre et de foutre quelques mois plus tard.

Tout roulait. J'étais il est vrai secondé par ce qu'on peut faire de mieux parmi les primates qui fréquentent le journal (malheureusement définitivement fermé) de l'attendrissant chapichapo : monsieur Népomucène (lui-même et en personne !). Or au moment où celui-ci postait un 953ème commentaire, cet enfoiré de ce facétieux chapichapo fermait définitivement son journal. À l'eau le plan millier déboulant sur une intensive fornication.

La superstition, plus jamais ça !

08/05/05 - 12:44

Bonnes lectures dominicales (5)

95 - Les oeuvres défendues le Dimanche sont les oeuvres serviles; c'est-à-dire les occupations auxquelles le corps a plus de part que l'esprit, auxquelles on s'adonne d'ordinaire pour gagner son pain, et qui sont le partage habituel des gens de service et de métier: journaliers, manoeuvres, artisans, ouvriers, hommes de peine, etc...

Parmi les oeuvres défendues le Dimanche, on doit aussi ranger toutes celles qui troublent ou empêchent la célébration religieuse et paisible de ce saint jour, comme seraient les actions judiciaires, les marchés aux grains, aux bestiaux, etc..., les ventes publiques.

Dans certains pays, la loi civile elle-même interdit les foires, et même les transports en chemin de fer, les jours de dimanche et de fête. -Il serait du devoir des marchands de tenir leurs boutiques fermées, au moins pendant le temps du service divin.

Les oeuvres libérales, c'est-à-dire clles auxquelles l'esprit a plus de part que le corps, sont permises le dimanche; tels l'étude, la musique, le dessin, et aussi les oeuvres mixtes, voyager, chasser, pêcher, etc...

Il faut en dire autant des travaux corporels nécessaires à l'entretien de chaque jour.


96 - On pêche contre le repos du Dimanche, non seulement quand on se livre soi-même à quelqu'une des oeuvres serviles énumérées ci-desssus, mais aussi quand on demande de pareils travaux à ses subordonnés, ou qu'on les leur fait exécuter, sans nécessité.

Comme on l'a vu précédemment, le Seigneur a dit en termes exprès : "Ton serviteur et ta servante doivent se reposer ce jour-là comme toi-même." (Deut., V, 14.)

Il suit de là que les domestiques eux-mêmes, ouvriers et apprentis sont tenus, quand ils cherchent du service, de n'en prendre que là où la liberté leur sera laissée d'observer les dimanches et jours de fête selon les préceptes de Dieu et les prescriptions de l'Église.


M. le chanoine Louis, docteur en théologie
Manuel de religion à l'usage
des établissements d'éducation
et des personnes cultivées

Guénange (Moselle) - 1923

08/05/05 - 09:28

En ce beau dimanche



Anatole (prénom fictif) poste ce souvenir de sa communion solennelle. Puisse cette pieuse photo élever vers Dieu l'âme de ses lecteurs !

08/05/05 - 08:43

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (3)



Industrie pétrochimique à Campo Duran

03/05/2005

03/05/05 - 18:21

Ma pyramisation du jour

que j'offre à l'inspiration du talentueux cyrille-12.



03/05/05 - 18:10

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (2)

Allez deux d'un coup aujourd'hui, mais n'espérez pas que je tienne longtemps un rythme aussi insensé.



L'hôpital de Tulle

03/05/05 - 18:06

Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (1)

Une nouvelle grande série sur le journal d'Anatole (prénom fictif), dont voici le premier item.



La patinoire de Charleville-Mézières


03/05/05 - 09:25

Râteaux

Préalable ajouté après la frappe de l'article : vingt dieux, comme j'ai du mal à la taper cette entrée de journal ; à chaque paragraphe je retrouve le souvenir de la douleur que je croyais si lointaine. Une formule percutante et brillante de conclusion et de synthèse serait souhaitable ; et bien je m'en dispenserai bien fait pour vous.

Janvier 1983. J'ai bien du mettre un mois à me lancer ; comme tous les soirs je glandouille chez mon ami Onésime (prénom fictif) ça fait bien un mois que j'ai décidé de me lancer allez on y va "je crois que je suis amoureux de toi" "ah il se fait tard tu devrais rentrer te coucher". Il me fera très nettement la gueule une semaine exactement, oh que j'ai été mal cette semaine (note à mes plus jeunes lecteurs : dans ce genre de circonstances éviter la visite d'Aulnoye-Aymeries à trois heures du matin pour se changer les idées).

Juin 1983. Putain d'hormones. Onésime n'a rien glandé de l'année, il convient de le préparer à l'examen en trois heures. Tout en lui résumant un semestre de cours, il me vient à l'idée de lui poser la main sur la cuisse. Il se déplace ; moi je me dis "et bien il n'a qu'à parler pour me dire d'arrêter" et je continue mes explications en continuant à caresser la jambe. Et on tourne quelques dizaines de minutes. Tandis que j'écris ce paragraphe, qui me donne tant de mal, on poste sur le journal des inscrits cette citation de René Daumal "un couteau n'est ni bon ni mauvais, mais celui qui le saisit par la lame est dans l'erreur." Bien vu. Après ça je suis comme le rat qu'on a soumis à quelques semaines de chocs électriques, je sais que je ne pourrai jamais plus poser ma main sur quelqu'un sans autorisation préalable.

Un ou deux jours plus tard, je lui adresse un mot où je sollicite de lui en parler. Il ne se dérobe pas. Il est très clair, il n'a aucune animosité à mon égard et je n'ai aucune chance. (Il me citera quelques noms d'autres connaissances communes qui se sont cassé les dents sur lui, la liste est longue).

Printemps 1985. Qu'est-ce qu'il m'a pris, alors que nous devisions comme chaque jour de demander soudain "est-ce que je peux te toucher ?" et la réponse la plus con "pardon ?" et on répète et il dit non et il sort et on est tout con mais qu'est-ce qu'il m'a pris. Je descends aider un ami à déplacer des tables ; en tapant ça je suis tout épaté de voir comment l'image de ces tables et de mon abattement de cet instant est bien fixée dans mon cerveau ; ah quel con j'ai été.

Automne 1988. Courrier à Octave (prénom fictif) que j'aurai l'occasion de visiter à Montpellier(*) dans quelques mois pour l'informer qu'il m'émeut. S'ensuit une grève des postes, puis un refus poli qui me parvient un mois environ plus tard.

Hiver 1990. Désormais j'habite Montpellier mais Octave a fui à Trondheim(*). Que lui écris-je ? Je dois lui rappeler que, quand il passera en France de nouveau, je me le taperai volontiers. Il décline poliment par retour du courrier.

Hiver 1994. Octave est de passage à Montpellier(*) et dort chez moi. Après le repas, je lui suggère une ch'tite bière, ou un whisky, ou de forniquer. Et hop encore le coup de "je n'ai pas compris ce que tu as dit" et je répète, et c'est non merci, et tiens il a subitement sommeil et va se coucher la conversation est clôturée là.

Été 1994. Profitant d'un prix cassé je suis allé passer une semaine au Caire(*) avec mon ami Octave (le prénom est toujours fictif). Dans la chambre à deux lits que nous partageons, une fois la lumière éteinte, je suggère que nous pourrions forniquer comme des bêtes ; on me suggère que ce n'est pas une bonne idée. Le lendemain, dans les mêmes circonstances je fais remarquer que si je ne réessayais pas une deuxième fois je m'en voudrais ; on me dit que j'ai réessayé que c'est très bien et que ça n'a pas marché. Je suggère qu'on pourrait discuter, qu'il y a des choses que j'aimerais comprendre ; on me répond que c'est une excellente idée, mais plus tard. Le reste de la semaine, Octave est alternativement très gentil et totalement distant ; quand nous rentrons l'avion est en retard (il se pose à 3 heures du matin) et Octave, qui contrôle la voiture, me demande si ça ne me gêne pas de rentrer par mes propres moyens à la ville ; face à mon peu d'enthousiasme, il m'emmène quand même mais me dépose à deux kilomètres de chez moi, "histoire d'éviter un détour inutile" précise-t-il.

Printemps 1996. Déjà mentionné plus haut dans ce journal. Un courrier de ma part un peu alcoolisé ; une mise au point. Je reçois la visite d'Octave qui ne fait aucune allusion à ces lettres, mais se montre particulièrement cordial et agréable.

Printemps 1997. Mon ami Octave me raconte qu'Amalaswinthe (prénom fictif) -la baby-sitter des X.- lui refusait toute autre prestation que la fellation. Je rebondis pour suggérer que je marcherais bien sur les traces d'Amalaswinthe. Refus. Quelques échanges suivent, essentiellement des commentaires sur ma psychologie, au moins on a un peu parlé ce jour-là. Je pense que c'est là que je lui ai fait remarqué qu'on n'avait toujours pas eu la conversation promise au Caire(*) ; il me répond que si nous ne l'avons pas eue, c'est parce qu'elle l'embarrasse et qu'il préfère la reporter à plus tard (c'est toujours en attente, ça).

Hiver 1998. Pris d'une illumination, je suggère soudain à mon ami Octave (le prénom n'est pas moins fictif qu'en 1994) qu'il est peut-être gêné de toute l'affectivité sous-jacente à une relation sexuelle, et que je viens d'imaginer qu'on pourrait contourner ça en le payant un franc symbolique pour se donner à moi. Il refuse ; je fais monter les enchères à dix francs, à tout hasard, il refuse toujours. Un semblant de conversation s'ensuit (c'est là que je lui demande de se dissocier et de me conseiller en qualité d'ami quelles manoeuvres il serait efficace d'entreprendre). Je pense que c'est là aussi qu'il me donne l'énigmatique indication selon laquelle réussir ou non dans ces efforts "ne dépend pas de moi". Le lendemain, je refais un essai en précisant que j'envisage une nouvelle stratégie -essayer chaque fois que nous nous voyons ; il suggère que ça va être gonflant, mais que s'il faut en passer par là, il refusera à chaque fois. Je me dégonfle à la rencontre suivante ; l'essai suivant est en 2003 et j'ai eu bien du mal.

(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.

03/05/05 - 00:25

Il faut lire et relire Jacques Chirac

Il est des heures graves dans l'histoire d'un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu'on lui cache.

(...)

En ce qui nous concerne nous devons dire NON.

(...)

Il est de fait que cette Communauté - en dehors d'une politique agricole commune, d'ailleurs menacée - tend à n'être, aujourd'hui, guère plus qu'une zone de libre-échange favorable peut-être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité. On ne saurait demander aux Français de souscrire ainsi à leur asservissement économique, au marasme et au chômage.

(...)

C'est pourquoi nous disons NON.
NON à la politique de la supranationalité.
NON à l'asservissement économique.
NON à l'effacement international de la France.

Favorables à l'organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement. Nous voulons, autant que d'autres, que se fasse l'Europe.

(...)

Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands.

(...)
Comme toujours quand il s'agit de l'abaissement de la France, le parti de l'étranger est à l'oeuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l'écoutez pas. C'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort.

Mais comme toujours quand il s'agit de l'honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence.

Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l'espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l'Europe de demain.

Jacques Chirac - Appel de Cochin

02/05/2005

02/05/05 - 21:27

16 19 22 25

Je me disais hier (en me demandant ce que je pourrais raconter sur ce journal) qu'on change vite quand on est jeune ; et je testais mentalement la suite arithmétique posée en titre. La conclusion était saisissante.

À seize ans, je n'avais jamais quitté ma lointaine province ; je m'ennuyais (du moins je suppose ; j'ai étonnamment peu de souvenirs de mes années de première et de terminale). J'étais un bon élève, sage mais pas trop ; aucun souci, aucune émotion -c'en est suspect, je dois avoir tout oublié. Je passais beaucoup de temps chez mon ami Nicomède (prénom fictif) à faire donner la papatte à son sympathique chat Nasty (prénom réel) ; notre conversation se stabilisait généralement sur ce drolatique dialogue :
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je fais Bli. Bli bli bli bli bli bli bli bli bli bli bli.

À dix-neuf ans, j'étais en train de découvrir qu'on peut avoir une vie sociale. Ayant quitté Besançon(*) pour la capitale, j'étudiais (en principe) et utlisais le monde réel comme aujourd'hui ce site, pour parler de tout et de rien à plein de gens très intéressants. J'apprenais même à aller au cinéma. La vie de château.

À vingt-deux ans, j'avais découvert l'amûûûûûûûûûr et surtout la paresse. Alors que les études devenaient de plus en plus exigeantes, j'en foutais de moins en moins tout en m'efforçant de passer le plus possible de mon temps en compagnie de mon ami Onésime (prénom fictif). Je m'engluais, mais c'était bien sympa. Je découvrais aussi à cette époque le charme des petites promenades à la campagne.

À vingt-cinq ans, j'ai décidé que j'étais devenu vieux et ai à peu près cessé de me peindre un avenir. Je n'ai guère changé d'avis depuis. Professionnellement, je n'étais plus englué mais dans les sables mouvants ; sentimentalement je m'étais entiché d'un autre ami -que j'ai désigné dans d'autres entrées sous le fictif pseudonyme d'Octave- et ne me voyais pas tomber amoureux une troisième fois, c'était assez usant comme ça. Je me promenais de plus en plus à la campagne ; j'allais vraiment beaucoup au cinéma. D'aucuns (dont moi-même) se demandaient si je n'étais pas un peu déprimé.

(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.

02/05/05 - 19:59

Lu dans le journal

N'ayant pas, comme un éminent contributeur de ce site, un gentil chien savant pour enfiler d'utiles aphorismes et pensées, je suis forcé d'acheter Le Figaro Entreprises pour en faire provision. Voici la récolte du jour.

I

« Choisissons donc d'être solidaires, mais faisons en sorte d'être solidaires ensemble »
Bernard Ramanantsoa,
directeur général du groupe HEC

II

« Tassimo est une innovation de rupture destinée à satisfaire les consommateurs qui veulent se préparer un café, un cappuccino, un thé ou un chocolat à la maison.»
Roger Deromedi, président directeur
général de Kraft Food

III

« Le campus Quick allie le football,l'équilibre alimentaire et des ateliers de journalisme.»
Hubert Vilmer, directeur du programme
Goût et Nutrition de l'enseigne

IV

« Toute la force de Badoit a été de jouer sur cette double fonction, médicale et de plaisir »
Georges Lewi, spécialiste des marques,
professeur asocié au Celsea et à HEC

V

« - Pour ou contre le fridaywear ?

- Chacun fait ce qui lui plaît. »

Jean-Luc Allavena, directeur général adjoint
de Lagardère Media

VI

« Côté collaborateurs, certains profils opérationnels sont moins mobiles chez les prestataires logistiques que dans le secteur du transport »
Christophe Ferrigno, Intermissions

02/05/05 - 00:06

Oh la jolie affiche