27/08/2005RappelCe rappel est à l'usage de mes lecteurs catholiques romains.
«L’Unité divine est Trine.»
Je concède volontiers que c'est complètement n'importe nawak cette entrée de journal, mais cette phrase m'a tellement plu que je n'ai pas pu me retenir de la faire partager à tout le site.Hommage à Charlie SchlingoCharlie Schlingo est décédé le 17 juin dernier. C'était le plus grand.
(La page ci-dessus est extraite d'«Onulf le marin») 26/08/2005Repartir à zéro ?Des fantasmes de tout recommencer à zéro, ces derniers jours. Quelques pistes me passaient par la tête.
* Adhérer au PS. Brillant, convaincant, charismatique, être désigné candidat à la présidentielle de 2007. Gagner de justesse, mais gagner (50,12 %). Résoudre tous les problèmes : effet de serre, conflit israélo-palestinien, âge de la retraite à la SNCF, dette publique, incendies de forêts. Mourir assassiné à 61 ans (un fanatique...). Obsèques nationales à Notre-Dame, en présence du premier secrétaire du parti communiste chinois et du dalaï-lama.
* Acheter un pavillon de banlieue proche de mon travail. Y vivre en reclus, avec un chien fidèle, que j'irais promener le week-end dans le grand parc en banlieue plus lointaine. Prendre une femme de ménage âgée, me laisser bercer par le récit de ses crises d'arthrose et des malheurs de ses deux enfants (un fils de 35 ans, une fille de 31) qui ratent tout, tant professionnellement que sentimentalement.
* Passer le permis de conduire. Devenir cibiste.
(à suivre) 23/08/2005Une dernière citation d'Eustache (en hommage à monsieur Népomucène)«ALEXANDRE : Il y a Sartre dans un coin. Il picole un maximum. Regardez sa table.
VÉRONIKA : Vous vous trompez. Il n'y a qu'une demi-bouteille devant lui.
ALEXANDRE : Oui. Il est très malin. Il commande par demi-bouteille pour donner le change. Mais qu'est-ce qu'il en commande... Il sort toujours en titubant, s'appuyant au mur. Vous verrez. À mon avis toutes ses prises de position, maoïsme, Cause du Peuple, ne sont que des propos d'ivrogne.
L'autre jour j'avais envie de lui dire : «Vous n'avez pas honte de boire comme ça, avec votre prix Nobel.»
L'AMI : Je crois qu'il ne faut absolument pas prendre au sérieux tout ce qu'il dit. Il y a quelque temps il est allé parler aux ouvriers de Billancourt. Et vous savez, il était juché sur un tonneau.
ALEXANDRE : Il fait toujours suivre son tonneau.
L'AMI : Et il n'y a pas de hasard.
ALEXANDRE : Il est maoïste parce que l'Orient est Rouge.
L'AMI : Comme le vin.» Anatole, forcené, continue à recopier du Jean Eustache «Vous savez le vieil amant avec qui je vivais... Il aimait les yaourts. Il aimait les yaourts et j'en avais acheté au moins une trentaine. J'étais allée dans une sorte de supermarché qu'il y a dans le dix-septième. J'avais pris rien que des yaourts. Je me souviens j'étais revenue chez moi, titubante, j'avais deux gros paquets énormes. Je me disais «Oh! là, là, ça va être le pied quand il va ouvrir le réfrigérateur», et il m'a dit : «Mais Véronika, c'est pas normal tous ces yaourts...» Moi qui me disais, il va être vachement content et tout... «C'est pas normal».» Rebond sur une entrée du blog d'-alias-Moi aussi je sais recopier du Jean Eustache !
«Si nous allions prendre le petit déjeuner au Mahieu, c'est un bistrot du boulevard Saint-Michel qui ouvre à 5 heures 25. À cette heure-là il y a des gens formidables. Des gens qui parlent comme des livres. Comme des dictionnaires. En prononçant un mot, c'est la définition de ce mot qu'ils donnent. Rien à voir avec le jargon, le langage grillagé du Monde ou du Nouvel Observateur.
Je me souviens d'un Arabe qui disait en détachant chaque syllabe : «Il paraît que les femmes noires font l'amour d'une façon extraordinaire. Quand l'homme introduit son organe sexuel dans le vagin de la femme, il paraît qu'il y fait une chaleur de fournaise. C'est un administrateur des colonies qui me l'a dit.» J'aimerais arriver à parler comme ça. J'y arrive peut-être un peu. Mais je voudrais y arriver complètement. Dans une conversation, autour d'une table avec des gens, dire :
Il répète intégralement la phrase, mais cette fois sans imiter l'Arabe.
...Ne parler qu'avec les mots des autres, c'est ce que je voudrais. Ce doit être ça la liberté.
Il y avait aussi un gardien de square qu'on prenait pour un flic, parce que sa tenue ressemble de très près à celle des policiers. Lui, posait des devinettes. Il demandait : «Quel est l'arrondissement le plus sale de Paris ?» Alors les gens cherchaient: «Le premier ?... non, ce n'est pas le premier arrondissement ; le quatrième ?... non , ce n'est pas le quatrième arrondissement. C'est le seizième arrondissement.» Alors les gens : «Ah bon pourquoi? - Parce que c'est là qu'on enlève la mère Dassault.»
Il demandait aussi : «Savez-vous quel est le meilleur tiercé ? -Eh bien, c'est sa femme. - Ah bon, pourquoi ? - Parce qu'on peut la toucher dans l'ordre, dans le désordre et sans combinaison.»
Il racontait aussi une autre histoire, mais je l'ai oubliée.
Un type qui cherchait une chambre s'en prenait à un autre qui parlait de l'existence de Dieu. Il lui disait : «Moi je cherche une chambre Monsieur, c'est bien plus important que l'existence de Dieu.»
Il y avait un groupe de sourds-muets qui faisaient un bruit d'enfer.
Un autre groupe qui semblait comploter et que j'appelais les Serbo-croates et qui se sont finalement révélés être des Serbo-croates.
Un jour de mai 68, j'y ai vu une chose très belle. Au milieu de l'après-midi. Il y avait beaucoup de monde et tout le monde pleurait. Tout un café pleurait. C'était très beau. Une grenade lacrymogène était tombée.
Si je n'y étais pas allé régulièrement tous les matins, je n'aurais rien vu de tout ça. Tandis que là, sous mes yeux, une brèche s'était ouverte dans la réalité. Il est trop tard, n'y allons pas. J'ai peur de ne plus rien y voir. J'ai peur. J'ai peur. Je ne voudrais pas mourir.» 21/08/2005Rebond sur une entrée du blog de Syldemon
C'est vrai qu'on trouve des trucs curieux sur Google. 20/08/2005-alias- vous l'avait bien dit
La bulle est en train d'exploser. Vous auriez dû l'écouter tandis qu'il en était temps. Maintenant il est trop tard. 13/08/2005Lu dans le journal d'aujourd'hui"What's more, washing is only one part of laundering - there's also storage and sorting of dirty clothes, soaking in buckets, washing, drying, folding, ironing and putting away."
Terrifiant non ? On serait presque tente de renoncer a jamais rentrer a la maison. 05/08/2005L'état d'esprit d'Anatole en trois pointsI - Cette nuit un rêve où le rôle principal était tenu par mon collègue T. Il faut savoir que T., homme fort sympathique, est capable de coups de gueule assez énergiques quand quelque chose marche mal ; l'un au moins dans la vie réelle il y a quelques mois était assez blessant pour le collègue visé par un mail abondamment diffusé.
Dans mon rêve, une réunion d'organisation où T. me prenait violemment à partie : j'aurais dû informer tout le monde du contenu du cours que je devais donner depuis déjà longtemps, je me foutais de la gueule du monde. En fait j'étais connu comme un des plus fainéants et des plus fumistes de l'équipe, et j'étais le seul à ignorer que tout le monde me considérait comme professionnellement incompétent. Les autres collègues présents avaient l'air gêné et détournaient le regard, mais ne démentaient pas. En mon for intérieur, je songeais aux dossiers que je devais remplir pour des étudiants depuis plusieurs semaines, et me demandais ce que T. ajouterait s'il savait que j'avais aussi négligé cette tâche urgente.
II - Ce matin, j'ai acheté deux quotidiens et les ai oubliés dans le bus avant de les avoir lus. C'est ballottement ballot.
III - Message personnel : monsieur Népomucène, vous êtes INSTAMMENT prié de ranger votre chambre SEANCE TENANTE.  |