31/10/2005Les questions inutiles d'Anatole (1)De temps en temps, des questions me traversent par la tête ; parfois je les pose sur des forums spécialisés quelque part via internet -j'ai rarement des réponses. Et soudain, éclat de génie : si je profitais de l'immense culture et surtout des intérêts tellement variés des lecteurs de ce site.
Allez une première pour s'entraîner.
Edwige Antier, la dynamique première adjointe au maire du VIIIème arrondissement de Paris, est-elle apparentée à Paul Antier, l'ancien ministre de l'agriculture ? Quel déchirementOui, quel déchirement, devant tant de jolies photos qu'on a ramenées de sa promenade hygiénique et récréative, de se borner à en poster six. Mais si on se laissait aller, on remplirait le Journal des Inscrits de gentils ruminants. Il faut bien laisser de la place aux autres gentils zanimaux, et je me restreins donc. Mais que c'est dur !
26/10/2005Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (44)
Le camping à Sedan. 25/10/2005
C'est vrai que c'est toudou de scanner son repas. 24/10/2005Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (43)
Garden Place à Hamilton
«This picturesque park in the centre of Hamilton's main shopping precinct offers a tranquil retreat in the heart of the city.»23/10/2005 Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (42)
Un départ à la chasse à Cheverny. Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (41)Suite à une commande passée sous forme de commentaire par un sympathique obsédé des châteaux (dont nous préserverons l'anonymat).
"Les merveilles du Val de Loire" : Villandry Les belles cartes postales d'Anatole (prénom fictif) (40)
Savone - La place des martyrs de la liberté.
(Un commentaire flatteur... Et hop la série redémarre). Deux blogs recommandés par Anatole (prénom fictif)Comme ça, histoire de poster quelque chose, deux liens vers des blogs que j'aime bien, dans des genres assez différents
* Cet anonyme auteur nous fait part de son quotidien, enfin pas tous les jours quand même. Le sous-titre ("ma vie, mon oeuvre") résume bien le contenu. Et c'est bien écrit.
* Un blog de droite et militariste d'un officier de l'armée suisse (c'est beau la Suisse). Des considérations toujours raisonnées sur les questions stratégiques, des opinions très différentes de celles des éditorialistes des quotidiens que j'ingurgite. Et contrairement à la majorité de ses commentateurs, qui sont des boulets sévères mais alors là sévères, monsieur Monnerat est tout sauf con. Bon anniversaire, monsieur le Président
Paul Kagamé a aujourd'hui quarante-huit ans.
Malgré toutes les vicissitudes que traverse sa région, je crois opportun de lui souhaiter un excellent anniversaire, et je me fais l'interprète en cela de l'immense majorité, sans doute de la totalité, de mes lecteurs.
Vive le Rwanda et le vaillant peuple rwandais ! Vive l'amitié franco-rwandaise ! 21/10/2005Et voilà, comme annoncé plus haut, je rebondis sur le rebond que monsieur Népomucène a bien voulu me faire l'honneur d'exécuter sur mon propre "je me souviens". Notez qu'à l'usage j'ai l'impression que c'est plutôt rasoir qu'autre chose, mais bon maintenant que c'est fait...
1 - Je me souviens m'être rendu à la bibliothèque lors d'un séjour à l'Université de Cornell, pour y emprunter et lire le "I remember" de Joe Brainard (le premier "je me souviens").
Je me souviens avoir lu mon premier Je me souviens dans un gros album paru à l'occasion du vingtième anniversaire de Libé.
Je me souviens d'avoir méthodiquement acheté Libération tous les jours de 1984 à 1986 ; j'étais allé une ou deux fois au siège du quotidien acheter en retard tel ou tel numéro que j'avais raté, par exemple pour cause de voyage à l'étranger.
2 - Je me souviens, dans ce même séjour, d'avoir randonné dans les Catskills et d'y avoir rencontré un porc-épic.
Je me souviens que le jardin familial est régulièrement visité par des hérissons, mais cela fait longtemps que je n'en ai pas vu.
Je me souviens d'avoir une fois et une seule dans ma vie photographié un hérisson, et d'où c'était.
3 - Je me souviens d'un voyage en Inde. Dans un bus ultrabondé, un voisin me demande "you are French ? Who is minister for education in France ?" Je réponds "Jean-Pierre Chevénement". "Ah, thank you" mon voisin semble très intéressé par ma réponse qui lui suffit : la conversation s'arrête là.
Je me souviens du cours de M. S. sur l'histoire de l'Inde, je peux encore parler des fouilles archéologiques de Mohenjo-Daro et d'Arappa.
Je me souviens d'une amie archéologue de mon ami Octave (prénom fictif) et des conversations polies où on essaie de poser des questions judicieuses et pertinentes sur son métier, mais au fond on s'en fout.
4 - Je me souviens d'un autre indigène lors du même voyage qui m'avait demandé, au fond de la campagne, qui étaient les poètes actuellement en vue en France.
J'aime beaucoup employer le mot autochtone ou indigène dès que je quitte mon arrondissement.
Je me souviens avoir récemment appris à un collègue que le mot "aborigène", bien qu'utilisé généralement pour les indigènes australiens, est au moins en principe applicable à des natifs de n'importe quelle contrée.
5 - Je me souviens que Prévert était à la mode quand j'étais collégien.
Je me souviens que Prévert devait être à la mode quand j'étais en primaire. Je me rappelle d'un texte où il est question d'un oiseau, ou d'une cage d'oiseau. Mais était-ce de Prévert ?
Je me souviens du "petit oiseau de toutes les couleurs". Mais ce n'est pas de Prévert, c'est de Gilbert Bécaud (enfin chanté par Gilbert Bécaud) et c'est très mauvais. Je me souviens qu'on l'avait chanté quand j'étais à l'école maternelle.
6 - Je me souviens des "compagnons de route" du Parti Communiste.
Je me souviens de Georges Marchais.
Je me souviens d'avoir lu avec plaisir une biographie de Georges Marchais.
7 - Je me souviens d'être allé assisté à un dépouillement à l'école Gagarine d'Ivry-sur-Seine, pour voir l'ambiance, et d'avoir reçu des menaces explicites de violences (non menées à terme).
Je me souviens que dans mon enfance l'avenue de la République s'appelait avenue Karl Marx.
Je me souviens avoir été surpris quand j'ai lu cette phrase il y a quelques heures. Tiens, me suis-je dit, j'imaginais la banlieue qui a donné au monde monsieur Népomucène plus rupine.
8 - Je me souviens d'Apollo XIII et d'avoir prié pour les astronautes pendant la séance de catéchisme.
Je me souviens que je détestais les mères de famille bien sages qui prononçaient catéchiss'.
Je ne connaissais pas cette prononciation ; disons que je me souviens de la façon dont ma grand-mère paternelle insistait pour que je prononce les mots "avec l'accent parisien" parce que "c'est plus distingué".
9 - Je me souviens des publications catholiques Fleurus, et notamment de Sylvain et Sylvette.
Je me souviens avoir été un client du groupe Bayard (J'aime lire, Je bouquine, Astrapi, Okapi).
Je me souviens de "Pomme d'api" qui s'achetait à l'église. Je me souviens brusquement de "Riquiqui, Roudoudou" mais était-ce aussi catholique ou était-ce au contraire un truc communiste de la même maison que "Pif Gadget" ? (Une recherche Google me confirme que la deuxième hypothèse est la bonne).
10 - Je me souviens des heures que je passais à lire des bandes dessinées au rayon livre de Carrefour pendant les vacances d'été.
Tout pareil.
J'ai aussi dû me faire au cours de mon année de sixième une partie des Mémoires de Giscard à la librairie qui a existé peu de temps près de chez mes parents.
Je me souviens aussi des heures à lire un livre chez Foyles à Londres et d'avoir fini par être viré par un vendeur. Je me souviens de la réelle souffrance psychologique qui avait été la mienne après cette engueulade assez ferme et que je n'avais pas comprise.
11 - Je me souviens de la bibliothèque municipale de ma ville natale et -pourquoi celui-là- d'y avoir emprunté une monumentale "histoire de la papauté" à un âge évidemment trop précoce pour ce genre de livres.
Je me souviens de la stupéfaction hilare de mes parents me voyant ramener une Histoire du socialisme de la bibliothèque municipale.
Je me souviens d'avoir eu une phase "livres d'histoire" il y a entre cinq et dix ans, puis que ça m'a passé.
12 - Je me souviens avoir obtenu la médaille d'or de ma ville natale (la médaille d'argent étant initialement prévue) suite à l'intervention de mon condisciple Vincent T. qui avait plus ou moins roulé le cul devant le député-maire en lui disant "oh monsieur le maire vous ne pouvez pas me refuser ça".
Je me souviens avoir obtenu quelques hochets ridicules dont je n'ai même pas honte, c'est un autre que moi qui les a eus.
Je me souviens d'avoir accumulé quelques hochets, de ne pas en avoir non plus honte, et plutôt même d'en rire - ça ajoute à mon style un peu gue-din et on en plaisante souvent avec mon ami Onésime (prénom fictif).
13 - Je me souviens que quand j'étais assis derrière Vincent T. en cours, j'appréciais particulièrement la vue de sa nuque et de ses cheveux bouclés, et en même temps pas plus que ça il m'attirait Vincent T.
Je me souviens avoir été subjugué par Alexandre M. la première fois que je l'ai entendu parler, à l'automne 2000.
Je me souviens de Miroslav U., une des rares personnes que le mot "subjugué" puisse évoquer. Je me souviens avoir envisagé de le revoir lors d'un voyage en Yougoslavie. Je me souviens avoir appelé le numéro que j'avais dans mes archives depuis la poste de Sarajevo ; son frère m'a informé qu'il était absent, qu'il était en Albanie plus précisément. Je me souviens le rechercher de temps en temps sur Google, et n'avoir jamais pu déteminer si parmi les quelques pages que Google me renvoie (il y a visiblement plusieurs homonymes) l'une concerne le jeune homme sur qui j'avais quelque peu flashé.
14 - Je me souviens d'Ilie Nastase.
Cékissa ?
Je me souviens du chat Nasty d'un ami, nommé ainsi en l'honneur d'Ilie Nastase, et je me souviens hier avoir en fait d'abord pensé au chat Nasty avant de choisir d'évoquer l'original plutôt que la copie dans mon souvenir 14.
15 - Je me souviens de la réputation de la Roumanie dans les années 70, enfant frondeur du bloc communiste.
Je me souviens du procès des Ceausescu, et de ce que je ne voulais pas voir leur exécution, mais je l'ai vue aussi.
Je me souviens que pendant le procès des Ceaucescu, l'Amérique intervenait au Panama.
16 - Je me souviens de la guerre franco-libyenne larvée au nord du Tchad.
Je me souviens du président Hissène Habré assistant au défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées.
Je me souviens de Michel Poniatowski déclarant en 1981 que "bientôt l'armée rouge défilerait sur les Champs Elysées" et du pied de nez que lui avait fait Jean-Paul Goude en 1989, en invitant l'armée rouge au défilé du bicentenaire.
17 - Je me souviens de la campagne électorale de 1981, et des deux affiches géantes des deux candidats du second tour que deux aficionados respectifs avaient emprunté pour décorer l'internat.
Je me souviens avoir pas mal fantasmé sur les internats, et ça m'arrive encore.
Je me souviens que mon ami Winston (prénom fictif) prétendait que le jeune tunisien avec lequel il partageait une chambre d'internat le priait parfois de lui laisser le champ libre toute une après-midi pour pouvoir tapiner, et lui avait offert quelques livres d'exercices de mathématiques pour le remercier de sa compréhension - mais mon ami Winston est assez facilement affabulateur.
18 - Je me souviens de la tombe de Luis Mariano.
Je me souviens de la tombe de Claude François.
Je me souviens aussi de la tombe de Claude François, et d'une plaque (un bouquet ?) de son fan-club de Liège en évidence sur celle-ci.
19 - Je me souviens, à onze ans, d'avoir été amené par ma mère voir une opérette au Châtelet à Paris ; je me souviens que je n'avais guère aimé ; je me souviens des paroles d'une chanson phare de l'oeuvre "Je suis d'Artagnan de Gascogne et je tape et je cogne sans peur et sans vergogne".
Je me souviens avoir entendu ma grand-mère paternelle dire qu'elle aimait beaucoup l'opérette.
Je n'ai pas souvenir que ma grand-mère paternelle ait jamais montré d'appétence pour quelque forme artistique que ce soit ; je me souviens de l'avoir entendu ronchonner contre la médiocrité où était descendue la chanson française dans les années 70.
20 - Je me souviens de mon passage à Paris à l'âge de neuf ans, où on m'avait amené le 14 juillet successivement à la Comédie Française puis à l'Opéra parce qu'il y a (avait ?) des séances gratuites ce jour.
Je me souviens avoir visité la Tour Eiffel il y a fort longtemps, plusieurs fois.
Je me souviens des trois mois où suite à une mauvaise fracture je suis resté à me déplacer sur des béquilles. Je me souviens avoir envisagé de monter à la Tour Eiffel avec ces béquilles et d'y avoir renoncé. Je le regrette.
21 - Je me souviens de la salle du musée des Techniques de Saint-Martin des Champs où on peut s'entendre en chuchotant à plusieurs mètres.
Je me souviens de ma mère demandant à mon père et à moi qui était le monsieur représenté par telle statue de cire en position assise, en uniforme, au Musée Grévin, c'était un gardien vivant.
Je me souviens du palais des reflets au Musée Grévin. Je ne me souviens pas de son nom exact.
22 - Je me souviens des cheveux qui se dressaient lors des expériences d'électrostatique au Palais de la Découverte.
Je me souviens avoir été oublié avec Bruno D. et Estelle F. par notre institutrice lors de notre pause pique-nique lors de notre visite à la cité des Sciences.
Je me souviens qu'on ne faisait pas encore de sorties scolaires quand j'étais écolier ; mais que quand j'étais au collège un ministre a inventé le concept de "dix pour cent pédagogique".
23 - Je me souviens d'une carte postale que j'avais achetée là-bas, avec je ne sais plus combien de décimales de pi.
Je me souviens que les cartes postales humoristiques que j'ai achetées à Londres en 1991 n'ont pas plus à mes parents, ni le fait que j'avais dépensé l'argent de poche qu'ils m'avaient donné pour mon séjour.
Je me souviens que les saines habitudes d'économie familiales ont fait que j'ai crevé la dalle à Londres en 1979 sans oser dépenser l'argent de poche dont je disposais. J'allais au rayon nourriture d'Harrods et je rêvais de manger tout ça.
24 - Je me souviens du mal que j'avais eu à Versailles à trouver une carte postale qui craint, comme j'essaie d'en acheter un peu partout. Après avoir visité plusieurs maisons de la presse, j'avais miraculeusement trouvé une vue du parc aux couleurs bariolées comme on en faisait il y a plus de cinquante ans.
Je me souviens avoir trouvé fabuleusement emmerdant le Château de Versailles.
Je me souviens que quand j'avais seize ans, je m'étais indigné que, lors d'un voyage linguistique en Angleterre, ma famille d'accueil m'ait montré le zoo plutôt que le chateau à Hampton Court. Vingt-cinq ans plus tard, je visite le zoo en priorité quand je débarque dans une ville lointaine et inconnue.
25 - Je me souviens que c'est à Versailles que j'ai pour la première fois mangé du riz avec des baguettes.
Je me souviens de la ferme de Marie-Antoinette dans le parc du Château de Versailles.
Je me souviens du château de Schönbrunn et de la voix suave dont le haut-parleur du métro viennois prononce ce nom propre.
26 - Je me souviens de marcher dans une rue de Paris avec mes amis Octave (prénom fictif) et Onésime (prénom fictif). Ils sont fabuleusement beaux et je suis heureux ; je m'en souviens encore. Nous allons au restaurant italien de la rue Racine et j'ai un peu plus de vingt ans.
Là, on va passer, hein.
Je me souviens de "Racine passera comme le café".
27 - Je me souviens que ce restaurant a fermé, mais que j'ai depuis découvert les restaurants italiens d'Italie et qu'ils sont fabuleux.
Je me souviens avoir dîné dans un restaurant italien de la rue Grégoire de Tours avec mon ami F., je suis très impressionné par une septuagénaire ou une octogénaire qui respirait le bonheur.
Je me souviens d'avoir dîné dans un restaurant "cuisine du massif central" de la rue Grégoire de Tours avec mon ami Philarète (prénom fictif), son épouse et son frère. Je me souviens de ne pas avoir reconnu le dit frère quelques années plus tard. Je me souviens que, régulièrement, des amis d'amis se souviennent parfaitement de moi et me parlent comme si on se connaissait depuis toujours alors que je les ai complètement oubliés.
28 - Je me souviens de Bettino Craxi et de son exil en Tunisie "pour y recevoir des soins médicaux".
Je me souviens de M. G. nous expliquant qu'il allait passer ses vacances en Italie pour faire des recherches sur le régime politique italien.
Je me souviens d'un ancien élève de mon ami Winston (prénom fictif), qui est originaire de la très haute société italienne et vivait dans un appartement du centre de Rome comme on croit qu'il n'y en a qu'au cinéma. Je me souviens de son sujet de thèse et de son parcours ultérieur dans les sphères qui gravitent autour du Professore Prodi.
29 - Je me souviens de l'Atlas de Poche et du temps inouï que j'ai perdu à essayer d'apprendre par coeur plein de noms d'îles y figurant.
Je me souviens du globe terrestre qui était à mon chevet lorsque j'étais enfant et des heures passées à apprendre les capitales de tous les pays du monde, j'ai tout oublié.
Je me souviens encore de toutes les capitales, et de celles des états fédérés des Etats-Unis, mais je n'arrive pas à retenir celles d'une dizaine d'états nés après mon adolescence (sans hésiter Nukualofu est la capitale de Tonga, mais les Salomon ? Tuvalu ? Je n'en sais fichtre rien).
30 - Je me souviens que j'écoutais avec passion le "Quitte ou Double" de Zappy Max, sur Radio Monte-Carlo.
Je me souviens que lors de mon séjour dans le Lot au printemps 1993 j'écoutais les infos le matin sur RMC.
Je me souviens ne jamais avoir eu goût aux informations radiodiffusées.
31 - Je me souviens que Zappy Max s'appelle en réalité Max Doucet.
Je me souviens de Max Meynier.
Je me souviens d'un présentateur radio dont le nom était "Klein" mais dont le prénom ne veut pas me revenir.
32 - Je me souviens qu'il y a une salle Max Favalelli à Saint-Pourçain-sur-Sioule.
Je me souviens de Gréoux-les-Bains.
Je me souviens d'une grosse dame essoufflée qui m'a demandé son chemin à Gréoux-les-Bains, et de son étonnement face à la réponse aberrante et pourtant sincère que je lui avais faite.
33 - Je me souviens qu'avant d'utiliser Google, j'utilisais Northernlight, mais qu'il n'a jamais vraiment démarré.
Je me souviens qu'avant d'utiliser Yahoo et Google j'ai dû utiliser un moment Altavista et peut-être un autre moteur de recherche.
Je me souviens du temps où je consultais parfois un site web "liste des sites institutionnels français" qui ne comptait que quelques dizaines de lignes.
34 - Je me souviens des ampoules de 110 volts dans le lycée où j'ai fait mes études après le baccalauréat.
Je me souviens du beau temps qu'il faisait lorsque j'ai passé mon baccalauréat.
Je me souviens du grand soleil à la sortie de la dernière épreuve de l'agrégation et de mon ami Winston (prénom fictif) partant visiter son grand-père dans la Meuse en décapotable ; je me souviens qu'il nous avait raconté à son retour que les températures étaient négatives quand il est arrivé, toujours par grand soleil - mais mon ami Winston exagère toujours.
35 - Je me souviens de Jean Tibéri, de madame Auffret, de Roger Romani, de Jean-Charles Bardon. Je ne retrouve pas le nom d'un autre conseiller d'arrondissement mais je sais qu'il tenait le commerce d'accessoires pour automobilistes du boulevard du Port-Royal juste en dessous du Val-de-Grâce.
Je me souviens, je crois mot pour mot, de l'annonce de la mort de Pierre Bérégovoy par un haut-fonctionnaire du ministère de la Défense devant les grilles de l'hôpital du Val-de-Grâce.
Je me souviens du coup de téléphone de la mère de mon ami Onésime (prénom fictif) quand il avait fait une tentative de suicie ; et je crois me souvenir être allé rejoindre la dite mère devant les grilles du Val-de-Grâce.
36 - Je me souviens de mon expérience en double aveugle quand le Canard Enchaîné avait évoqué de faux inscrits sur les listes électorales du XIIIème. J'avais comparé le nombre de nouveaux inscrits apparemment fantômes dans deux bureaux de votes contigus, l'un du Vème et l'un du XIIIème ; la proportion était la même, à peu près 10%. J'en avais conclu que, puisque la fraude était invraisemblable dans le Vème, les listes étaient honnêtes dans le XIIIème.
Je me souviens m'être abstenu lors du référendum sur le quinquennat.
Je me souviens avoir voté nul au second tour de la présidentielle de 1995 en déposant dans l'urne un bulletin "Arlette Laguiller".
37 - Je me souviens que les scrutateurs d'Ivry-sur-Seine m'avaient fait observer que je ferais mieux de surveiller les élections dans ma commune de résidence (Paris Vème à l'époque).
Je me souviens n'avoir jamais pu signer le bulletin d'adhésion à un parti politique.
Je me souviens être resté deux ans adhérent à un syndicat professionnel.
38 - Je me souviens du feuilleton des présidentielles américaines de 2000, et de la faible couverture par la presse du feuilleton qui avait suivi peu après à Sao Tome et Principe (à tort après vérification ! C'était au Cap Vert).
Je me souviens de mon hébétude et de mon refus d'accepter la réalité le matin où l'on a appris la décision de la Cour Suprême.
Je me souviens des échanges de mails passionnés avec mon ami Omar (prénom fictif) sur cette affaire.
39 - Je me souviens d'avoir appris le résultat de la présidentielle française de 2002 sur internet, par le site de la télévision suisse romande.
Je me souviens avoir traversé quatre fois la Suisse en autocar.
Je me souviens être rentré chez moi depuis le Haut-Adige avec correspondances à Mustair, Zernez, Sargans, Zurich et Genève. Je me souviens une autre fois être rentré du Tessin en changeant à Arth-Goldau, Lucerne, Interlaken, Zweisimmen, Montreux et Genève.
40 - Je me souviens que Jacques Chirac avait traité JJSS de "turlupin".
Je me souviens de Françoise Giroud.
Je me souviens de la photo parue dans Paris-Match où on voyait JJSS aux obsèques de Françoise Giroud.
41 - Je me souviens, lors d'un séjour linguistique en Angleterre, d'avoir passé le week-end dans une famille où un adolescent de mon âge écoutait en boucle "Ma Baker" de Boney M ; et je me souviens que je n'arrivais pas à décider si c'était bien ou si c'était de la soupe.
Je me souviens avoir appris, lors d'un séjour linguistique en Angleterre, que Sébastien et Hugo s'étaient branlés jusqu'à l'éjaculation dans l'autocar.
Je me souviens avoir vomi dans un taxi.
42 - Je me souviens qu'à la même époque (ou plutôt un an plus tard) je m'étais entiché de la "musique planante" de Klaus Schulze.
Je me souviens avoir beaucoup écouté la bande originale du film 1492.
Je me souviens qu'il y a bien eu trois ou quatre ans où quand je voulais écouter de la musique, je descendais à la FNAC l'écouter au casque. 20/10/2005Pour les bouchés à l'émeri et autres mal comprenants, les citations en italique sont les souvenirs de monsieur Népomucène, et j'y rebonds par mes propres souvenirs. Vous avez compris là ?
1 - Je me souviens de mon arrière-grand-père, il est dans une chambre tout au bout d'un couloir, tout est immense, il n'y a que moi qui suis minuscule, nous sommes en août 1980 ou 1981, il tend le bras vers moi, je ne le reverrai jamais.
Je me souviens de mon arrière-grand-mère ; elle est gâteuse, toujours habillée en noir, et elle a oublié le français (ou elle parle français mais comme elle n'a plus de dents personne ne peut s'en apercevoir ?) et elle me fait une peur abominable. Elle a dû décéder quand j'avais à peu près six ans ; je ne suis pas allé à l'enterrement, quand ma mère est revenue elle m'a dit «Ton cousin Théophraste (prénom fictif) y était lui, et il pleurait.»
2 - Je me souviens de ma première hospitalisation, j'ai deux ans et demi, le couloir est sur ma gauche, j'appelle ma mère qui vient de partir mais il me semble que c'est une infirmière qui arrive.
Je me souviens de ma première hospitalisation, on m'a enlevé les végétations et j'aurai droit à une glace en sortant. Je me souviens de façon très confuse que dans les mois qui précédaient, on m'amenait parfois faire des inhalations ; il y a une sorte de bocal de verre dans lequel je dois respirer une fumée dont je n'ai pas mémorisé l'odeur.
3 - Je me souviens qu'un soir il y avait dans mon cartable des jouets de la maternelle que je n'y avais pas mis, et je n'ai jamais su lequel de mes camarades de petite section de maternelle m'a fait cette mauvaise farce.
Je me souviens que quand je suis rentré de voyage linguistique en fin de seconde, mes petits camarades facétieux ont profité de mon sommeil dans le train pour placer deux préservatifs en évidence au-dessus des piles de vêtements dans ma valise. Quand elle a ouvert la valise, ma maman a demandé "qu'est-ce que c'est" ; j'ai dû balbutier que je ne savais pas et jeter les caoutchouteux ustensiles. Je soupçonne ma mère de n'avoir réellement pas reconnu de quoi il s'agissait.
4 - Je me souviens avoir ressenti comme une trahison le fait que la maîtresse me demande de faire la sieste l'après-midi alors que ma mère m'avait dit le midi que je n'y serais pas obligé.
Je me souviens d'un jour où madame T. avait remplacé madame M. en dernière année de maternelle. Alors que madame M. était douce comme une maman, madame T. était une harpie. Elle avait exigé une minute de silence les bras croisés sur la table, la tête sur les bras et j'ai un vague souvenir d'avoir dit quelque chose d'insolent à cette occasion, mais quoi ?
5 - Je me souviens du jour où je me suis aperçu que mon grand-père paternel qui tenait la selle de mon vélo ne le tenait plus mais courait après moi, ça y est, je sais enfin faire du vélo.
Je me souviens des mois et des mois d'apprentissage qui avaient été nécessaires pour que arriver à faire du vélo. Je me souviens que madame G., vingt ou vingt-cinq ans plus tard, a raconté à ma maman que les autres parents du quartier, au vu de cet apprentissage, avaient cru que son pauvre enfant était un handicapé, sans doute mentalement.
6 - Je me souviens que j'ai pensé que j'imaginais que la Vierge Marie devait être une femme comme ma grand-mère paternelle.
Je constate que j'ai du mal sur celui-là. Bon je me souviens d'avoir dit au catéchisme que "l'esprit-saint c'est un peu comme l'esprit de famille" ce dont je ne me souviendrais pas si la dame catéchiste, madame Z., qui est conne comme plus conne y a pas, n'avait trouvé cette répartie d'une finesse incommensurable et ne la racontait pas à ma mère avec des trémolos dans la voix une fois par an.
7 - Je me souviens qu'on m'a puni parce que j'étais très bavard en grande section de maternelle mais je ne me souviens pas que j'étais très bavard.
Je me souviens que je ne communiquais absolument pas avec mes congénères jusqu'à l'âge de sept ou huit ans ; en fait je me demande si mon souvenir est fiable. Je me souviens que, après plusieurs mois d'objurgations pour m'inviter à jouer avec d'autres enfants, mon instituteur de CE1 m'a menacé si je continuais à rester isolé de m'envoyer «dans la cour des filles» et que ce moyen de pression a réussi là où les arguments de raison avaient échoué.
8 - Je me souviens qu'au cours préparatoire j'arrêtais de suivre le texte qu'on lisait en classe une fois que j'en avais lu à mon tour un passage à haute voix à la demande de l'institutrice pour pouvoir enfin lire d'autres textes.
Je me souviens qu'à la maternelle, comme je savais déjà lire, on me donnait des livres à dévorer pendant certaines activités (lesquelles ?) mais je n'ai aucun souvenir de ces livres. En revanche j'ai un souvenir précis (avec une image mentale du lieu où on me le disait) qu'en dernière année de maternelle, une institutrice m'a recommandé la lecture du "Merveilleux voyage de Nils Holgerson" que je n'ai d'ailleurs jamais lu depuis, et que je ne lirai probablement jamais.
9 - Je me souviens avoir été admiratif parce que mon meilleur copain lisait Quatre-vingt-treize en CM1.
Je me souviens de l'édition en livre de poche de Quatre-vingt-treize chez ma grand-mère maternelle ; je me souviens que je ne l'ai jamais lu bien que j'aie eu tendance à dévorer tous les livres qui me tombaient sous la main quand je m'ennuyais l'été chez cette grand-mère.
10 - Je me souviens que mon meilleur copain est celui qui m'a appris l'existence des deux guerres mondiales, leurs dates respectives, et les termes du champ sémantique de "pistolet", mais je ne me souviens pas quel âge j'avais.
Je me souviens que quand j'avais l'âge qu'a aujourd'hui monsieur Népomucène, j'avais encore des relations avec des "copains" que je connaissais depuis ma petite enfance, mais que quinze ans plus tard nos liens se sont distendus et que je ne fréquente plus personne que j'aurais connu avant mes quatorze ans.
11 - Je me souviens qu'en sixième et en cinquième je voulais l'entraîner à davantage d'intimité, et que je me suis branlé un soir en Angleterre pendant que nous discutions ensemble sans qu'il s'en aperçoive.
Je me souviens avoir plusieurs fois été surpris en lisant les blogs de GA de voir qu'il est arrivé à plein de gens plein d'anecdotes à caractère plus ou moins sexuel dans leur petite enfance ; parce que moi vraiment que dalle.
12 - Je me souviens que nos routes se sont ensuite séparées, sans déchirement, tout naturellement.
Je constate avoir fait un contresens sur "meilleur copain" au commentaire 10, c'était le "meilleur copain" de jadis. Bon on pensera alors à mon "meilleur copain" de quand j'avais dix ans, et je constaterai que ça me fait sourire de repenser à lui en écrivant ce commentaire. C'est gentil un garçon de dix ans bien élevé.
13 - Je me souviens de Mme la Comtesse M.-R. D. de Saint-L., notre prof' de musique en sixième.
Je me souviens de madame Vandendriesche (orthographe approximative) que je n'ai jamais connue car elle était prof' de musique dans une école primaire où allaient certains de mes copains et non la mienne ; je me souviens que son nom me trotte encore dans la tête et que quand je suis en train de marcher à la campagne il m'arrive de me demander à voix haute "mais que devient madame Vandendriesche, pourquoi plus personne ne me parle-t-il de madame Vandendriesche ?"
14 - Je me souviens de mon premier orgasme.
Je ne me souviens absolument pas de mon premier orgasme ; je suppose qu'aucun événement ne correspond vraiment dans mes expériences à cette définition. Je constate être tout à fait certain que je me masturbais en troisième et quasi-certain que ça ne rentrait pas dans mes préoccupations ni pratiques en cinquième et serais bien incapable de situer quand précisément j'ai commencé.
15 - Je me souviens tous les ans, en octobre, du flirt dans la cour de mon collège entre ce garçon qui est aujourd'hui pilote (et gros patapouf) de l'US Air Force et une fille grande et maigre, et être tombé amoureux d'eux deux.
Je me souviens avoir eu fort rarement l'impression de tomber amoureux, clairement bien plus rarement que les vrais gens.
16 - Je me souviens avoir été follement amoureux de J., mais sans me rappeler précisément quand cela a commencé.
Je me souviens avoir été follement amoureux de mon ami Onésime (prénom fictif). Je ne me souviens pas quand cela a commencé. Je ne me souvenais pas de la première fois que je l'ai rencontré ; en revanche il s'en souvenait et me l'a racontée. Il se souvenait parfaitement que j'avais prononcé la profonde et intéressante phrase suivante : "ah c'est toi Onésime Martin" (j'ai habilement remplacé ici le nom de l'intéressé par un nom fictif).
17 - Je me souviens de Mlle G. et de M. A., nos autres profs de musique au collège.
Je me souviens de monsieur T. mon professeur de musique à l'école primaire, qui était un vieux monsieur acariâtre qui nous terrifiait ; il jouait du violon, avait une barbe blanche et nous faisait chanter des chants qui auraient déjà semblé ringards en 1880 ("c'est est le moulin de la jeune-es-se, le-euh plus coquet des alentou-ours, nui-it et jour il tourne sans ce-e-sse aux échos en répétant toujours tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac")
18 - Je me souviens de mes séjours à Guernesey.
Je me souviens de mon unique séjour à Guernesey, et me souviens que c'était quelques jours après m'être tapé pour la troisième fois mon excellent ami Octave (prénom fictif).
19 - Je me souviens avoir raconté à T., qui n'était pas en France en 1994, l'histoire de la fille de Mitterrand et l'avoir suivi ensuite avec lui car nous l'avons croisée un instant après.
Je me souviens à quel point la fille de Mitterrand fascine ma tante Françoise (prénom réel) qui doit avoir lu ses oeuvres complètes et sait tout d'Ali et de la rupture avec Ali.
20 - Je me souviens de l'homme de ma vie.
Je me souviens de Nathalie T. qui quand nous étions au CM2 chantait «C'est aujourd'hui que j'ai rencontré l'homme de ma vie» car elle était tombée amoureuse du beau Philippe L., tombeur de ces dames. Je me souviens avoir été tout ému d'apprendre vingt ans plus tard qu'ils étaient mari et femme et avaient plusieurs enfants.
21 - Je me souviens de la dernière fois que j'ai vu l'homme de ma vie.
Je me souviens d'un persiflage de mon ami Octave (prénom fictif), lors d'une rupture avec une de ses bonnes amies ; j'avais dû faire une remarque banale histoire de dire quelque chose, et il avait ironisé sur ma compétence à donner des conseils vu ma grande expérience des ruptures.
22 - Je me souviens du rire de l'homme de ma vie.
J'ai aussi du mal sur celui-là ; bon en rebondissant sur "rire" je me souviens d'un fou rire inextinguible en cours d'allemand (en quatrième) qui avait duré plus de quarante minutes ; ça faisait sourire tout le reste de la classe et le professeur, moi je ne pouvais plus m'arrêter, c'était vraiment hors de contrôle je ne faisais pas semblant.
23 - Je me souviens avoir été agacé de constater que Benoît D. (me) mentait très mal.
Je me souviens avoir très peu de souvenirs où on me ment. Je constate que quand j'en cherche ça retombe sur mon ami Octave (prénom fictif) et ça me donne plutôt envie de passer au 24 sans traîner.
24 - Je me souviens que, lors de mon premier séjour en Irlande, un fille dénommée Marianne m'a rapporté qu'Eve, petite conne aristocrate de mes deux, m'avait traité de pédale dans mon dos alors que nous n'avions discuté qu'une fois ensemble, quelques minutes.
Je me souviens que, lors de mon premier séjour en Angleterre, plusieurs filles du groupe m'avaient trouvé le surnom charmant de "génie sans bouillir".
25 - Je me souviens de l'énorme cuite d'E.E. lors de notre dernière sortie en boîte en Irlande en juillet 1993 et l'avoir retrouvé le soir du premier tour de l'élection présidentielle en 2002, il n'a pas semblé avoir conservé le moindre souvenir de mon existence.
Je me souviens de ma première cuite, et d'avoir vu Gilles N., un de mes meilleurs amis de l'époque, rouler un patin à Mathieu T., un autre condisciple remarquable pour sa choupinitude et ses succés féminins. Je me souviens que cet incident ne m'avait pas marqué plus que ça et que ce souvenir me semble me revenir plus souvent en tête depuis disons dix ou quinze ans.
26 - Je me souviens que, lors d'une soirée passée tout seul dans le Quartier Latin en sortant de l'entreprise au sein de laquelle je faisais mon stage d'observation en première, j'ai vu La Cantatrice Chauve et La leçon, et que le lendemain j'étais tout content de raconter cela à J.
Je me souviens avoir pensé ce matin en allant au travail que la prochaine fois que j'irai à Paris il faudra absolument quand même que j'aille voir la Cantatrice Chauve tant que ça passe encore ; mais la coïncidence n'est pas si extraordinaire, ça fait vingt-cinq ans qu'à intervalles réguliers je me dis qu'il ne faut pas que je reporte systématiquement à une prochaine fois ma visite au théatre de la Huchette. Je me souviens que j'ai essayé une fois il y a deux ou trois ans, mais que c'était complet.
27 - Je me souviens de la première fois que j'ai vu Fabien B., il était magnifique.
Je ne vois rien sur celui-là et comme tout ça a pris du temps, j'appuie sur "Enregistrer" sans plus chercher.
Anatole, qui fait rien qu'à copier, rejoue l'idée de monsieur Népomucène (lui-même et en personne) et rebondit par association d'idées, d'une part sur le "Je me souviens" en 27 points de ce pittoreque pilier de GayAttitude (27 points ? Hé oui, il n'a plus vingt ans), et ensuite -rebond au second degré, ping-pong, astuce suprême- sur le "Je me souviens" en 42 points qui rebondissait déjà sur mon propre "Je me souviens" en 42 points (42 points ? Hé oui, Anatole n'a plus quarante ans).
Comme Anatole copie servilement, il précède lui aussi sa série de rebonds par un post introductif, qu'il intitule "0" dans le titre. Laborieux, l'Anatole !
Allez au boulot. 19/10/2005Je joue aussiEt hop rebond sur le "je me souviens" de mayhem, qui rebondissait lui-même sur celui de the graduate, qui rebondissait sur celui de 1constant.
(Et de l'association d'idées à donf, c'est parti).
1 - Je me souviens m'être rendu à la bibliothèque lors d'un séjour à l'Université de Cornell, pour y emprunter et lire le "I remember" de Joe Brainard (le premier "je me souviens").
2 - Je me souviens, dans ce même séjour, d'avoir randonné dans les Catskills et d'y avoir rencontré un porc-épic.
3 - Je me souviens d'un voyage en Inde. Dans un bus ultrabondé, un voisin me demande "you are French ? Who is minister for education in France ?" Je réponds "Jean-Pierre Chevénement". "Ah, thank you" mon voisin semble très intéressé par ma réponse qui lui suffit : la conversation s'arrête là.
4 - Je me souviens d'un autre indigène lors du même voyage qui m'avait demandé, au fond de la campagne, qui étaient les poètes actuellement en vue en France.
5 - Je me souviens que Prévert était à la mode quand j'étais collégien.
6 - Je me souviens des "compagnons de route" du Parti Communiste.
7 - Je me souviens d'être allé assisté à un dépouillement à l'école Gagarine d'Ivry-sur-Seine, pour voir l'ambiance, et d'avoir reçu des menaces explicites de violences (non menées à terme).
8 - Je me souviens d'Apollo XIII et d'avoir prié pour les astronautes pendant la séance de catéchisme.
9 - Je me souviens des publications catholiques Fleurus, et notamment de Sylvain et Sylvette.
10 - Je me souviens des heures que je passais à lire des bandes dessinées au rayon livre de Carrefour pendant les vacances d'été.
11 - Je me souviens de la bibliothèque municipale de ma ville natale et -pourquoi celui-là- d'y avoir emprunté une monumentale "histoire de la papauté" à un âge évidemment trop précoce pour ce genre de livres.
12 - Je me souviens avoir obtenu la médaille d'or de ma ville natale (la médaille d'argent étant initialement prévue) suite à l'intervention de mon condisciple Vincent T. qui avait plus ou moins roulé le cul devant le député-maire en lui disant "oh monsieur le maire vous ne pouvez pas me refuser ça".
13 - Je me souviens que quand j'étais assis derrière Vincent T. en cours, j'appréciais particulièrement la vue de sa nuque et de ses cheveux bouclés, et en même temps pas plus que ça il m'attirait Vincent T.
14 - Je me souviens d'Ilie Nastase.
15 - Je me souviens de la réputation de la Roumanie dans les années 70, enfant frondeur du bloc communiste.
16 - Je me souviens de la guerre franco-libyenne larvée au nord du Tchad.
17 - Je me souviens de la campagne électorale de 1981, et des deux affiches géantes des deux candidats du second tour que deux aficionados respectifs avaient emprunté pour décorer l'internat.
18 - Je me souviens de la tombe de Luis Mariano.
19 - Je me souviens, à onze ans, d'avoir été amené par ma mère voir une opérette au Châtelet à Paris ; je me souviens que je n'avais guère aimé ; je me souviens des paroles d'une chanson phare de l'oeuvre "Je suis d'Artagnan de Gascogne et je tape et je cogne sans peur et sans vergogne".
20 - Je me souviens de mon passage à Paris à l'âge de neuf ans, où on m'avait amené le 14 juillet successivement à la Comédie Française puis à l'Opéra parce qu'il y a (avait ?) des séances gratuites ce jour.
21 - Je me souviens de la salle du musée des Techniques de Saint-Martin des Champs où on peut s'entendre en chuchotant à plusieurs mètres.
22 - Je me souviens des cheveux qui se dressaient lors des expériences d'électrostatique au Palais de la Découverte.
23 - Je me souviens d'une carte postale que j'avais achetée là-bas, avec je ne sais plus combien de décimales de pi.
24 - Je me souviens du mal que j'avais eu à Versailles à trouver une carte postale qui craint, comme j'essaie d'en acheter un peu partout. Après avoir visité plusieurs maisons de la presse, j'avais miraculeusement trouvé une vue du parc aux couleurs bariolées comme on en faisait il y a plus de cinquante ans.
25 - Je me souviens que c'est à Versailles que j'ai pour la première fois mangé du riz avec des baguettes.
26 - Je me souviens de marcher dans une rue de Paris avec mes amis Octave (prénom fictif) et Onésime (prénom fictif). Ils sont fabuleusement beaux et je suis heureux ; je m'en souviens encore. Nous allons au restaurant italien de la rue Racine et j'ai un peu plus de vingt ans.
27 - Je me souviens que ce restaurant a fermé, mais que j'ai depuis découvert les restaurants italiens d'Italie et qu'ils sont fabuleux.
28 - Je me souviens de Bettino Craxi et de son exil en Tunisie "pour y recevoir des soins médicaux".
29 - Je me souviens de l'Atlas de Poche et du temps inouï que j'ai perdu à essayer d'apprendre par coeur plein de noms d'îles y figurant.
30 - Je me souviens que j'écoutais avec passion le "Quitte ou Double" de Zappy Max, sur Radio Monte-Carlo.
31 - Je me souviens que Zappy Max s'appelle en réalité Max Doucet.
32 - Je me souviens qu'il y a une salle Max Favalelli à Saint-Pourçain-sur-Sioule (voir les commentaires à ce sujet).
33 - Je me souviens qu'avant d'utiliser Google, j'utilisais Northernlight, mais qu'il n'a jamais vraiment démarré.
34 - Je me souviens des ampoules de 110 volts dans le lycée où j'ai fait mes études après le baccalauréat.
35 - Je me souviens de Jean Tibéri, de madame Auffret, de Roger Romani, de Jean-Charles Bardon. Je ne retrouve pas le nom d'un autre conseiller d'arrondissement mais je sais qu'il tenait le commerce d'accessoires pour automobilistes du boulevard du Port-Royal juste en dessous du Val-de-Grâce.
36 - Je me souviens de mon expérience en double aveugle quand le Canard Enchaîné avait évoqué de faux inscrits sur les listes électorales du XIIIème. J'avais comparé le nombre de nouveaux inscrits apparemment fantômes dans deux bureaux de votes contigus, l'un du Vème et l'un du XIIIème ; la proportion était la même, à peu près 10%. J'en avais conclu que, puisque la fraude était invraisemblable dans le Vème, les listes étaient honnêtes dans le XIIIème.
37 - Je me souviens que les scrutateurs d'Ivry-sur-Seine m'avaient fait observer que je ferais mieux de surveiller les élections dans ma commune de résidence (Paris Vème à l'époque).
38 - Je me souviens du feuilleton des présidentielles américaines de 2000, et de la faible couverture par la presse du feuilleton qui avait suivi peu après à Sao Tome et Principe (à tort après vérification ! C'était au Cap Vert).
39 - Je me souviens d'avoir appris le résultat de la présidentielle française de 2002 sur internet, par le site de la télévision suisse romande.
40 - Je me souviens que Jacques Chirac avait traité JJSS de "turlupin".
41 - Je me souviens, lors d'un séjour linguistique en Angleterre, d'avoir passé le week-end dans une famille où un adolescent de mon âge écoutait en boucle "Ma Baker" de Boney M ; et je me souviens que je n'arrivais pas à décider si c'était bien ou si c'était de la soupe.
42 - Je me souviens qu'à la même époque (ou plutôt un an plus tard) je m'étais entiché de la "musique planante" de Klaus Schulze. 17/10/2005Compte tenu des clameurs pressantes des foulesAnatole (prénom fictif) poste des photos de sa Très Grosse Bibliothèque. Mais une seule fois, n'insistez pas davantage.
Un peu de brouillard au débutMais ensuite, c'était tout bien le week-end. Trop cool l'Espagne (*) !
(*) Certains noms de lieux ont été modifiés. 16/10/2005Les vaches suisses, en quelques chiffresEn 2004, la Suisse comptait exactement 1 570 178 têtes de bétail. En chiffres absolus, les cantons les plus bovins sont Berne avec 315 060 bêtes, suivi de Saint-Gall (138 844) et de Fribourg(*) (135 300). Les cantons pauvres en vaches sont sans surprise Genève avec 2512 animaux et Bâle-Ville (371). En trente ans, le cheptel suisse a diminué de près de 18 %. En 1973, 1 910 887 veaux, vaches ou taureaux paissaient en Suisse.
(Source : Le Temps)
(*) Note d'Anatole, fier d'étaler sa culture : outre ses 135 300 bovins, le canton de Fribourg héberge également Frida, du groupe Abba. Bon anniversaire, monsieur le Président
Son Excellence le Docteur A.P.J. Abdul Kalam, président de l'Inde, a eu hier soixante-quatorze ans. Je n'ai malheureusement pas pu annoncer cette bonne nouvelle en temps utile ; malgré le jour de retard que j'ai laissé prendre, elle me semble encore d'actualité.
En mon nom, mais aussi en celui de tous les lecteurs de mon journal et aussi de tous les lecteurs du journal des inscrits, j'adresse tous mes meilleurs voeux au Président A.P.J. Abdul Kalam.
Vive l'Union Indienne ! Vive l'amitié franco-indienne ! Vive les missiles atomiques indiens, vecteurs de paix, de développement et d'entente entre les peuples ! 13/10/2005Bon anniversaire, monsieur le Président
Le Président François Bozizé aura demain cinquante-neuf ans.
C'est avec une journeé d'avance que je lui souhaite un excellent anniversaire, n'étant pas certain de pouvoir me connecter demain. Je prends la liberté de supposer pouvoir m'exprimer ici au nom de tous les inscrits du site.
Vive la République Centrafricaine et sa vaillante armée ! Vive l'amitié franco-centrafricaine ! Unité, Dignité et Travail !
Conversation (ou "Anatole progresse de jour en jour dans l'usage du chat")(On laissera le lecteur deviner quelles répliques sont d'Anatole et lesquelles de son sympathique interlocuteur)
«- hello tues la? je cherche un homme pour essayer ca te tente?
- Essayer quoi ?
- me faire sodomiser
- La roche Tarpéienne est proche du Capitole, mais Montpellier(*) éloigné d'Angoulême.
(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.
- t es a montpellier dommage. t en as une grosse?
- Je suis effectivement à Montpellier(*) et je dois avouer qu'en effet elle a une bonne taille.
(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.
- hum ca m exite... j ai jamais essayé; tu bande la?
- Non malheureusement... Je n'ai plus vingt ans.
- allez pense a mon cul tout serre
- Cela m'est difficile ; je ne l'ai sans doute jamais rencontré -je ne crois connaître personne à Angoulème.
- t es pas motivé
- C'est peut-être une explication... J'ai un petit côté velléitaire que vous semblez avoir décelé rapidement.
- uncoté chieur oui (je plaisante)
- Mais non, mais non, il m'arrive effectivement de chier ; c'est notre humaine condition.
- ca te dit pas un ptit dial cho?
- N'est-ce pas précisément ce que nous faisons en cet instant ?
- c est pas tres chaud tu bande meme pas
- Nous sommes en octobre ; même en tenant compte de l'évolution climatique alarmante (qui n'intervient tout de même que sur des moyennes), nous ne pouvons compter sur une canicule en cette saison. Tant mieux pour le pauvre Galouzeau de Villepin, après tout.
- tant pis pur moi j aurai pas ce que je veux tant pis.
- Vous n'aurez pas ce que vous voulez, mais la dernière canicule a tout de même décimé quinze mille vieillards, sans compter les poulets et autres volailles. Il serait bien égoïste de nous lamenter de ce que les températures n'atteignent pas aujourd'hui les pics de naguère. » 12/10/2005Bon anniversaire monsieur le Président !
Branko Crvenkovski, président de la République de Macédoine, a aujourd'hui quarante-trois ans.
Bon anniversaire monsieur le Président ! Je suis certain que tous les autres utilisateurs de ce site ont aussi une pensée pour vous en ce jour.
Vive la République de Macédoine et son histoire pluri-millénaire ! Vive l'amitié franco-macédonienne ! Prospérité pour le peuple macédonien ! 11/10/2005Moi aussi je sais faire des citations«N'oubliez pas d'éteindre Sartre»
Bon anniversaire monsieur le Président !
Son Excellence le Docteur Nicanor Duarte Frutos, président de la République du Paraguay, a aujourd'hui quarante-neuf ans.
Je suis certain que tous les GAiens s'associent à moi pour lui souhaiter un excellent anniversaire.
Vive la République du Paraguay ! Vive l'amitié franco-paraguayenne ! Rohaihu Paraguay ! 09/10/2005Merci monsieur GriffinJ'avais projeté un week-end pantouflard, sans m'éloigner de mon modeste foyer ; un week-end prioritairement consacré au rangement, au ménage, à la lessive, que sais-je encore...
Et voilà que sur un article de fond de mon journal, hier, le sympathique monsieur Griffin poste le suprenant commentaire suivant :
«M'enfin, mon bon Anatole, vous perdez le sens commun ! Reprenez-vous, cristi, reprenez-vous, en allant, au besoin, respirer le bon air pur de la campagne et vous ébattre au milieu des vaches.»
Alors on a sa fierté, on se dit "de koi kismèle" ; on se dit "priorité au rangement, au ménage, à la lessive". Mais on se dit aussi que monsieur Griffin est sûrement un homme de bon conseil. Alors on se fait violence, on reporte à plus tard, à demain vraisemblablement le rangement, le ménage, et la lessive en se disant que monsieur Griffin, qui est un peu magicien, sait peut-être que des vaches exceptionnelles attendent Anatole. Et on part à la campagne.
Et là... Ooooooooooooooooooooooooooooooooh !!!



 Bon anniversaire monsieur le Président !
Le Docteur Heinz Fischer, président de la République fédérale d'Autriche, fête aujourd'hui son soixante-septième anniversaire.
En mon nom et au nom de tous les inscrits de GayAttitude, je lui souhaite un excellent anniversaire.
Vive la République fédérale d'Autriche ! Vive l'amitié franco-autrichienne ! Vive l'Union européenne ! 08/10/2005Rebond sur une entrée du journal de Loup03 (ou "citation philosophique attitude") 22:35
«Flûte, j'ai oublié d'acheter de la crème mont-blanc ! Bon, tant pis, double ration de saint-nectaire puis tasse de chocolat chaud avec un ou deux biscuits, peut-être.»
Même les CHIENS ne se comportent pas ainsi !Elle bafoue ouvertement toutes les lois divines et humaines ; elle se rit de la morale et tout simplement de la pudeur.
Regardez là cette SALOPE ! Non contente d'être BIGAME, elle ose désormais s'afficher en compagnie de ses deux maris !!!
Ci-dessous avec son mari devant Dieu. Tiens donc, se dit-on, aurait-elle retrouvé le chemin de la sagesse ?
Que nenni ! À la MÊME réception, elle s'affiche ouvertement avec son deuxième "mari". Vous excuserez ma vulgarité, mais devant tant de forfanterie, je ne sais dire autre chose que : SALOPE, SALOPE, SALOPE !!!
Que Sa Majesté doit souffrir...
...quand elle pense à feu la Princesse de Galles. C'était une Sainte, elle !
07/10/2005Bonnes résolutionsLà je me suis laissé un peu envahir... Il est temps de ranger l'entrée et le salon.
05/10/2005Anatole, il fait rien qu'à copier
Moi aussi je sais chercher sur le web des images de choupinous et les poster dans mon journal. Et je le prouve. «Ich bin ein Berliner» (ou "nous vivons une époque formidable")
«Alors qu'en République fédérale allemande(*) l'opposition conservatrice accuse le pays voisin de «complaisance» vis-à-vis de l'immigration clandestine, l'Allemagne de l'Est(*) entend prouver le contraire. (...) «Il faut bien appeler cela une chasse à l'homme, dit un gendarme est-allemand(*). Personnellement je ne m'en réjouis pas, mais ce sont les ordres !»»
(Source : Libération)
(Cliquez sur l'image pour accéder à l'intégralité de l'article)
(*) Certains noms de lieux ont été modifiés 02/10/2005Cet homme a des pouvoirs surnaturels !Dans ce commentaire qu'il postait mercredi dernier sur le non-blog d'un sympathique primate, monsieur Griffin écrivait en parlant de moi (je me permets de le citer) :
«Je prévois même une nouvelle vague de photos de ruminants champêtres dans les jours qui viennent!»
Cet homme est EXTRA-LUCIDE !
Comment pouvait-il savoir dès mercredi ? On cherche des hypothèses rationnelles (une complicité des webmestres pour truquer la date de son commentaire ? Invraisemblable). Il faut l'admettre. Cet homme a un don de VOYANCE !!!
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