27/03/2005

27/03/05 - 11:45

Vue en coupe du cerveau d'Anatole (2/3)

Le contexte : le printemps 1992. Mon excellent ami Octave (prénom fictif) travaille désormais à l'étranger. Faisant un peu de tourisme en Italie, j'en profite pour lui rendre visite à Gênes(*). Le repas du soir fut bien arrosé, je suis objectivement un peu ivre, voire beaucoup -lui aussi, je pense.

Je lui ai dit que j'étais bourré, et qu'en conséquence j'osais exprimer que j'aimerais bien forniquer. Il m'a demandé si je le pensais aussi quand je n'étais pas bourré, je lui ai répondu que oui. J'ai posé la main sur sa cuisse dès le début de la conversation (j'étais objectivement un peu ivre, voire beaucoup).

Il m'a demandé si j'avais déjà couché avec une femme, j'ai répondu que non. Il m'a ensuite demandé si j'avais déjà couché avec un homme, j'ai demandé la permission d'éluder la question ; il n'a pas insisté.

Nous sommes dans la chambre d'invité où je dois dormir. Il enlève son pantalon et le replie avec un soin méticuleux. Il est en chemise et en érection ; il me dit "caresse-moi les couilles".

Il manipule mon sexe et me dit "tu as une belle queue, elle plairait à une femme".

Il me demande de ne raconter à personne ce qui se passe, et particulièrement pas à ses copines.

Il dit "je tiens à ce que tu ne te fasses pas d'idées. Ce que je fais, c'est simplement par amitié pour toi." Il le répète un peu plus tard en ajoutant "par amitié... et par perversité. J'adore me faire enculer".

Il dit "non, décidément, je ne suis pas homosexuel".

Je suis en train de le sodomiser, il dit "branle moi".

Je continue à le sodomiser, je m'exclame "je t'aime, je t'aime, je t'aime" puis m'excuse. Il me dit "dis ce que tu as envie de dire si ça te fait du bien".

Il me dit "je veux que tu jouisses dans mon cul, et que je chie ton sperme demain".

Il me dit (là je sais que ma retranscription n'est que très approximative et il ne reste qu'un fragment (Note à moi-même : la prochaine fois penser à prendre des notes pendant l'action)) "...on a une relation étrange, tu es le seul de mes amis avec lequel je n'ai pas d'activité commune, courses en montagne ou autre...".

Il me dit "on recommencera, peut-être demain".

Il me sodomise. Putain ça fait mal.

À un moment, j'éjacule sur les draps (sans plaisir d'ailleurs).

Il va chercher une courgette à la cuisine, et me demande de le sodomiser avec icelle.

Il y a un moment où nous sommes face à face, probablement assis en tailleur, à caresser nos torses. Treize ans plus tard, ce souvenir me semble encore l'instant plus fort de ma vie, toutes catégories confondues.

Il insiste pour m'enculer encore, je me plains que ça fait mal. Il me dit "ça fait mal et c'est pour ça que c'est bon".

Je plaide pour ne pas "je suis resté au stade oral".

À un moment il me dit "attention, les dents, les dents !"

Il éjacule dans ma bouche.

Il me borde soigneusement, tendrement même oserai-je, et se retire en sa chambre.

Le lendemain, aucune trace de tout ça au petit déjeuner. Je quitte Gênes en soirée, les vacances sont finies.

(*) Certains noms de lieux ont été modifiés.

commentaires

27/03/05 - 12:21

Je crois que tu nous avais déjà parlé de cet Octave, je me trompe?

27/03/05 - 12:24

Il est observateur, mon chien.

27/03/05 - 12:25

Oups, pardon, voilà que je confonds mon Chapichouchoubidoubouboubiquounet et mon chien !

27/03/05 - 14:07

Efectivement, lorsque vous nous aviez précédemment parlé de votre ami Octave (prénom fictif), je n'avais pas compris que vos rapports avaient été tels ni, surtout, que votre ami purement hétérosexuel était si avec vous si motivé - et si fougeux...
Vous, en tout cas, qui dément une fois de plus Mallarmé - ce que vous n'êtes pas, semble dire votre ami Octave.

Quoi qu'il en soit, j'aime vraiment beaucoup votre style, et pense que certaines de vos phrases mériteraient vraiment de figurer dans une anthologie (mais quelle?); ainsi, par exemple:

" Il va chercher une courgette à la cuisine, et me demande de le sodomiser avec icelle. "

Vous lire est un vrai moment de bonheur !

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