21/10/2005

21/10/05 - 09:44

Rebond sur un post de monsieur Népomucène (2/2)

Et voilà, comme annoncé plus haut, je rebondis sur le rebond que monsieur Népomucène a bien voulu me faire l'honneur d'exécuter sur mon propre "je me souviens". Notez qu'à l'usage j'ai l'impression que c'est plutôt rasoir qu'autre chose, mais bon maintenant que c'est fait...

1 - Je me souviens m'être rendu à la bibliothèque lors d'un séjour à l'Université de Cornell, pour y emprunter et lire le "I remember" de Joe Brainard (le premier "je me souviens").

Je me souviens avoir lu mon premier Je me souviens dans un gros album paru à l'occasion du vingtième anniversaire de Libé.

Je me souviens d'avoir méthodiquement acheté Libération tous les jours de 1984 à 1986 ; j'étais allé une ou deux fois au siège du quotidien acheter en retard tel ou tel numéro que j'avais raté, par exemple pour cause de voyage à l'étranger.

2 - Je me souviens, dans ce même séjour, d'avoir randonné dans les Catskills et d'y avoir rencontré un porc-épic.

Je me souviens que le jardin familial est régulièrement visité par des hérissons, mais cela fait longtemps que je n'en ai pas vu.

Je me souviens d'avoir une fois et une seule dans ma vie photographié un hérisson, et d'où c'était.

3 - Je me souviens d'un voyage en Inde. Dans un bus ultrabondé, un voisin me demande "you are French ? Who is minister for education in France ?" Je réponds "Jean-Pierre Chevénement". "Ah, thank you" mon voisin semble très intéressé par ma réponse qui lui suffit : la conversation s'arrête là.

Je me souviens du cours de M. S. sur l'histoire de l'Inde, je peux encore parler des fouilles archéologiques de Mohenjo-Daro et d'Arappa.

Je me souviens d'une amie archéologue de mon ami Octave (prénom fictif) et des conversations polies où on essaie de poser des questions judicieuses et pertinentes sur son métier, mais au fond on s'en fout.

4 - Je me souviens d'un autre indigène lors du même voyage qui m'avait demandé, au fond de la campagne, qui étaient les poètes actuellement en vue en France.

J'aime beaucoup employer le mot autochtone ou indigène dès que je quitte mon arrondissement.

Je me souviens avoir récemment appris à un collègue que le mot "aborigène", bien qu'utilisé généralement pour les indigènes australiens, est au moins en principe applicable à des natifs de n'importe quelle contrée.

5 - Je me souviens que Prévert était à la mode quand j'étais collégien.

Je me souviens que Prévert devait être à la mode quand j'étais en primaire. Je me rappelle d'un texte où il est question d'un oiseau, ou d'une cage d'oiseau. Mais était-ce de Prévert ?

Je me souviens du "petit oiseau de toutes les couleurs". Mais ce n'est pas de Prévert, c'est de Gilbert Bécaud (enfin chanté par Gilbert Bécaud) et c'est très mauvais. Je me souviens qu'on l'avait chanté quand j'étais à l'école maternelle.

6 - Je me souviens des "compagnons de route" du Parti Communiste.

Je me souviens de Georges Marchais.

Je me souviens d'avoir lu avec plaisir une biographie de Georges Marchais.

7 - Je me souviens d'être allé assisté à un dépouillement à l'école Gagarine d'Ivry-sur-Seine, pour voir l'ambiance, et d'avoir reçu des menaces explicites de violences (non menées à terme).

Je me souviens que dans mon enfance l'avenue de la République s'appelait avenue Karl Marx.

Je me souviens avoir été surpris quand j'ai lu cette phrase il y a quelques heures. Tiens, me suis-je dit, j'imaginais la banlieue qui a donné au monde monsieur Népomucène plus rupine.

8 - Je me souviens d'Apollo XIII et d'avoir prié pour les astronautes pendant la séance de catéchisme.

Je me souviens que je détestais les mères de famille bien sages qui prononçaient catéchiss'.

Je ne connaissais pas cette prononciation ; disons que je me souviens de la façon dont ma grand-mère paternelle insistait pour que je prononce les mots "avec l'accent parisien" parce que "c'est plus distingué".

9 - Je me souviens des publications catholiques Fleurus, et notamment de Sylvain et Sylvette.

Je me souviens avoir été un client du groupe Bayard (J'aime lire, Je bouquine, Astrapi, Okapi).

Je me souviens de "Pomme d'api" qui s'achetait à l'église. Je me souviens brusquement de "Riquiqui, Roudoudou" mais était-ce aussi catholique ou était-ce au contraire un truc communiste de la même maison que "Pif Gadget" ? (Une recherche Google me confirme que la deuxième hypothèse est la bonne).

10 - Je me souviens des heures que je passais à lire des bandes dessinées au rayon livre de Carrefour pendant les vacances d'été.

Tout pareil.

J'ai aussi dû me faire au cours de mon année de sixième une partie des Mémoires de Giscard à la librairie qui a existé peu de temps près de chez mes parents.


Je me souviens aussi des heures à lire un livre chez Foyles à Londres et d'avoir fini par être viré par un vendeur. Je me souviens de la réelle souffrance psychologique qui avait été la mienne après cette engueulade assez ferme et que je n'avais pas comprise.

11 - Je me souviens de la bibliothèque municipale de ma ville natale et -pourquoi celui-là- d'y avoir emprunté une monumentale "histoire de la papauté" à un âge évidemment trop précoce pour ce genre de livres.

Je me souviens de la stupéfaction hilare de mes parents me voyant ramener une Histoire du socialisme de la bibliothèque municipale.

Je me souviens d'avoir eu une phase "livres d'histoire" il y a entre cinq et dix ans, puis que ça m'a passé.

12 - Je me souviens avoir obtenu la médaille d'or de ma ville natale (la médaille d'argent étant initialement prévue) suite à l'intervention de mon condisciple Vincent T. qui avait plus ou moins roulé le cul devant le député-maire en lui disant "oh monsieur le maire vous ne pouvez pas me refuser ça".

Je me souviens avoir obtenu quelques hochets ridicules dont je n'ai même pas honte, c'est un autre que moi qui les a eus.

Je me souviens d'avoir accumulé quelques hochets, de ne pas en avoir non plus honte, et plutôt même d'en rire - ça ajoute à mon style un peu gue-din et on en plaisante souvent avec mon ami Onésime (prénom fictif).

13 - Je me souviens que quand j'étais assis derrière Vincent T. en cours, j'appréciais particulièrement la vue de sa nuque et de ses cheveux bouclés, et en même temps pas plus que ça il m'attirait Vincent T.

Je me souviens avoir été subjugué par Alexandre M. la première fois que je l'ai entendu parler, à l'automne 2000.

Je me souviens de Miroslav U., une des rares personnes que le mot "subjugué" puisse évoquer. Je me souviens avoir envisagé de le revoir lors d'un voyage en Yougoslavie. Je me souviens avoir appelé le numéro que j'avais dans mes archives depuis la poste de Sarajevo ; son frère m'a informé qu'il était absent, qu'il était en Albanie plus précisément. Je me souviens le rechercher de temps en temps sur Google, et n'avoir jamais pu déteminer si parmi les quelques pages que Google me renvoie (il y a visiblement plusieurs homonymes) l'une concerne le jeune homme sur qui j'avais quelque peu flashé.

14 - Je me souviens d'Ilie Nastase.

Cékissa ?

Je me souviens du chat Nasty d'un ami, nommé ainsi en l'honneur d'Ilie Nastase, et je me souviens hier avoir en fait d'abord pensé au chat Nasty avant de choisir d'évoquer l'original plutôt que la copie dans mon souvenir 14.

15 - Je me souviens de la réputation de la Roumanie dans les années 70, enfant frondeur du bloc communiste.

Je me souviens du procès des Ceausescu, et de ce que je ne voulais pas voir leur exécution, mais je l'ai vue aussi.

Je me souviens que pendant le procès des Ceaucescu, l'Amérique intervenait au Panama.

16 - Je me souviens de la guerre franco-libyenne larvée au nord du Tchad.

Je me souviens du président Hissène Habré assistant au défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées.

Je me souviens de Michel Poniatowski déclarant en 1981 que "bientôt l'armée rouge défilerait sur les Champs Elysées" et du pied de nez que lui avait fait Jean-Paul Goude en 1989, en invitant l'armée rouge au défilé du bicentenaire.

17 - Je me souviens de la campagne électorale de 1981, et des deux affiches géantes des deux candidats du second tour que deux aficionados respectifs avaient emprunté pour décorer l'internat.

Je me souviens avoir pas mal fantasmé sur les internats, et ça m'arrive encore.

Je me souviens que mon ami Winston (prénom fictif) prétendait que le jeune tunisien avec lequel il partageait une chambre d'internat le priait parfois de lui laisser le champ libre toute une après-midi pour pouvoir tapiner, et lui avait offert quelques livres d'exercices de mathématiques pour le remercier de sa compréhension - mais mon ami Winston est assez facilement affabulateur.

18 - Je me souviens de la tombe de Luis Mariano.

Je me souviens de la tombe de Claude François.

Je me souviens aussi de la tombe de Claude François, et d'une plaque (un bouquet ?) de son fan-club de Liège en évidence sur celle-ci.

19 - Je me souviens, à onze ans, d'avoir été amené par ma mère voir une opérette au Châtelet à Paris ; je me souviens que je n'avais guère aimé ; je me souviens des paroles d'une chanson phare de l'oeuvre "Je suis d'Artagnan de Gascogne et je tape et je cogne sans peur et sans vergogne".

Je me souviens avoir entendu ma grand-mère paternelle dire qu'elle aimait beaucoup l'opérette.

Je n'ai pas souvenir que ma grand-mère paternelle ait jamais montré d'appétence pour quelque forme artistique que ce soit ; je me souviens de l'avoir entendu ronchonner contre la médiocrité où était descendue la chanson française dans les années 70.

20 - Je me souviens de mon passage à Paris à l'âge de neuf ans, où on m'avait amené le 14 juillet successivement à la Comédie Française puis à l'Opéra parce qu'il y a (avait ?) des séances gratuites ce jour.

Je me souviens avoir visité la Tour Eiffel il y a fort longtemps, plusieurs fois.

Je me souviens des trois mois où suite à une mauvaise fracture je suis resté à me déplacer sur des béquilles. Je me souviens avoir envisagé de monter à la Tour Eiffel avec ces béquilles et d'y avoir renoncé. Je le regrette.

21 - Je me souviens de la salle du musée des Techniques de Saint-Martin des Champs où on peut s'entendre en chuchotant à plusieurs mètres.

Je me souviens de ma mère demandant à mon père et à moi qui était le monsieur représenté par telle statue de cire en position assise, en uniforme, au Musée Grévin, c'était un gardien vivant.

Je me souviens du palais des reflets au Musée Grévin. Je ne me souviens pas de son nom exact.

22 - Je me souviens des cheveux qui se dressaient lors des expériences d'électrostatique au Palais de la Découverte.

Je me souviens avoir été oublié avec Bruno D. et Estelle F. par notre institutrice lors de notre pause pique-nique lors de notre visite à la cité des Sciences.

Je me souviens qu'on ne faisait pas encore de sorties scolaires quand j'étais écolier ; mais que quand j'étais au collège un ministre a inventé le concept de "dix pour cent pédagogique".

23 - Je me souviens d'une carte postale que j'avais achetée là-bas, avec je ne sais plus combien de décimales de pi.

Je me souviens que les cartes postales humoristiques que j'ai achetées à Londres en 1991 n'ont pas plus à mes parents, ni le fait que j'avais dépensé l'argent de poche qu'ils m'avaient donné pour mon séjour.

Je me souviens que les saines habitudes d'économie familiales ont fait que j'ai crevé la dalle à Londres en 1979 sans oser dépenser l'argent de poche dont je disposais. J'allais au rayon nourriture d'Harrods et je rêvais de manger tout ça.

24 - Je me souviens du mal que j'avais eu à Versailles à trouver une carte postale qui craint, comme j'essaie d'en acheter un peu partout. Après avoir visité plusieurs maisons de la presse, j'avais miraculeusement trouvé une vue du parc aux couleurs bariolées comme on en faisait il y a plus de cinquante ans.

Je me souviens avoir trouvé fabuleusement emmerdant le Château de Versailles.

Je me souviens que quand j'avais seize ans, je m'étais indigné que, lors d'un voyage linguistique en Angleterre, ma famille d'accueil m'ait montré le zoo plutôt que le chateau à Hampton Court. Vingt-cinq ans plus tard, je visite le zoo en priorité quand je débarque dans une ville lointaine et inconnue.

25 - Je me souviens que c'est à Versailles que j'ai pour la première fois mangé du riz avec des baguettes.

Je me souviens de la ferme de Marie-Antoinette dans le parc du Château de Versailles.

Je me souviens du château de Schönbrunn et de la voix suave dont le haut-parleur du métro viennois prononce ce nom propre.

26 - Je me souviens de marcher dans une rue de Paris avec mes amis Octave (prénom fictif) et Onésime (prénom fictif). Ils sont fabuleusement beaux et je suis heureux ; je m'en souviens encore. Nous allons au restaurant italien de la rue Racine et j'ai un peu plus de vingt ans.

Là, on va passer, hein.

Je me souviens de "Racine passera comme le café".

27 - Je me souviens que ce restaurant a fermé, mais que j'ai depuis découvert les restaurants italiens d'Italie et qu'ils sont fabuleux.

Je me souviens avoir dîné dans un restaurant italien de la rue Grégoire de Tours avec mon ami F., je suis très impressionné par une septuagénaire ou une octogénaire qui respirait le bonheur.

Je me souviens d'avoir dîné dans un restaurant "cuisine du massif central" de la rue Grégoire de Tours avec mon ami Philarète (prénom fictif), son épouse et son frère. Je me souviens de ne pas avoir reconnu le dit frère quelques années plus tard. Je me souviens que, régulièrement, des amis d'amis se souviennent parfaitement de moi et me parlent comme si on se connaissait depuis toujours alors que je les ai complètement oubliés.

28 - Je me souviens de Bettino Craxi et de son exil en Tunisie "pour y recevoir des soins médicaux".

Je me souviens de M. G. nous expliquant qu'il allait passer ses vacances en Italie pour faire des recherches sur le régime politique italien.

Je me souviens d'un ancien élève de mon ami Winston (prénom fictif), qui est originaire de la très haute société italienne et vivait dans un appartement du centre de Rome comme on croit qu'il n'y en a qu'au cinéma. Je me souviens de son sujet de thèse et de son parcours ultérieur dans les sphères qui gravitent autour du Professore Prodi.

29 - Je me souviens de l'Atlas de Poche et du temps inouï que j'ai perdu à essayer d'apprendre par coeur plein de noms d'îles y figurant.

Je me souviens du globe terrestre qui était à mon chevet lorsque j'étais enfant et des heures passées à apprendre les capitales de tous les pays du monde, j'ai tout oublié.

Je me souviens encore de toutes les capitales, et de celles des états fédérés des Etats-Unis, mais je n'arrive pas à retenir celles d'une dizaine d'états nés après mon adolescence (sans hésiter Nukualofu est la capitale de Tonga, mais les Salomon ? Tuvalu ? Je n'en sais fichtre rien).

30 - Je me souviens que j'écoutais avec passion le "Quitte ou Double" de Zappy Max, sur Radio Monte-Carlo.

Je me souviens que lors de mon séjour dans le Lot au printemps 1993 j'écoutais les infos le matin sur RMC.

Je me souviens ne jamais avoir eu goût aux informations radiodiffusées.

31 - Je me souviens que Zappy Max s'appelle en réalité Max Doucet.

Je me souviens de Max Meynier.

Je me souviens d'un présentateur radio dont le nom était "Klein" mais dont le prénom ne veut pas me revenir.

32 - Je me souviens qu'il y a une salle Max Favalelli à Saint-Pourçain-sur-Sioule.

Je me souviens de Gréoux-les-Bains.

Je me souviens d'une grosse dame essoufflée qui m'a demandé son chemin à Gréoux-les-Bains, et de son étonnement face à la réponse aberrante et pourtant sincère que je lui avais faite.

33 - Je me souviens qu'avant d'utiliser Google, j'utilisais Northernlight, mais qu'il n'a jamais vraiment démarré.

Je me souviens qu'avant d'utiliser Yahoo et Google j'ai dû utiliser un moment Altavista et peut-être un autre moteur de recherche.

Je me souviens du temps où je consultais parfois un site web "liste des sites institutionnels français" qui ne comptait que quelques dizaines de lignes.

34 - Je me souviens des ampoules de 110 volts dans le lycée où j'ai fait mes études après le baccalauréat.

Je me souviens du beau temps qu'il faisait lorsque j'ai passé mon baccalauréat.

Je me souviens du grand soleil à la sortie de la dernière épreuve de l'agrégation et de mon ami Winston (prénom fictif) partant visiter son grand-père dans la Meuse en décapotable ; je me souviens qu'il nous avait raconté à son retour que les températures étaient négatives quand il est arrivé, toujours par grand soleil - mais mon ami Winston exagère toujours.

35 - Je me souviens de Jean Tibéri, de madame Auffret, de Roger Romani, de Jean-Charles Bardon. Je ne retrouve pas le nom d'un autre conseiller d'arrondissement mais je sais qu'il tenait le commerce d'accessoires pour automobilistes du boulevard du Port-Royal juste en dessous du Val-de-Grâce.

Je me souviens, je crois mot pour mot, de l'annonce de la mort de Pierre Bérégovoy par un haut-fonctionnaire du ministère de la Défense devant les grilles de l'hôpital du Val-de-Grâce.

Je me souviens du coup de téléphone de la mère de mon ami Onésime (prénom fictif) quand il avait fait une tentative de suicie ; et je crois me souvenir être allé rejoindre la dite mère devant les grilles du Val-de-Grâce.

36 - Je me souviens de mon expérience en double aveugle quand le Canard Enchaîné avait évoqué de faux inscrits sur les listes électorales du XIIIème. J'avais comparé le nombre de nouveaux inscrits apparemment fantômes dans deux bureaux de votes contigus, l'un du Vème et l'un du XIIIème ; la proportion était la même, à peu près 10%. J'en avais conclu que, puisque la fraude était invraisemblable dans le Vème, les listes étaient honnêtes dans le XIIIème.

Je me souviens m'être abstenu lors du référendum sur le quinquennat.

Je me souviens avoir voté nul au second tour de la présidentielle de 1995 en déposant dans l'urne un bulletin "Arlette Laguiller".

37 - Je me souviens que les scrutateurs d'Ivry-sur-Seine m'avaient fait observer que je ferais mieux de surveiller les élections dans ma commune de résidence (Paris Vème à l'époque).

Je me souviens n'avoir jamais pu signer le bulletin d'adhésion à un parti politique.

Je me souviens être resté deux ans adhérent à un syndicat professionnel.

38 - Je me souviens du feuilleton des présidentielles américaines de 2000, et de la faible couverture par la presse du feuilleton qui avait suivi peu après à Sao Tome et Principe (à tort après vérification ! C'était au Cap Vert).

Je me souviens de mon hébétude et de mon refus d'accepter la réalité le matin où l'on a appris la décision de la Cour Suprême.

Je me souviens des échanges de mails passionnés avec mon ami Omar (prénom fictif) sur cette affaire.

39 - Je me souviens d'avoir appris le résultat de la présidentielle française de 2002 sur internet, par le site de la télévision suisse romande.

Je me souviens avoir traversé quatre fois la Suisse en autocar.

Je me souviens être rentré chez moi depuis le Haut-Adige avec correspondances à Mustair, Zernez, Sargans, Zurich et Genève. Je me souviens une autre fois être rentré du Tessin en changeant à Arth-Goldau, Lucerne, Interlaken, Zweisimmen, Montreux et Genève.

40 - Je me souviens que Jacques Chirac avait traité JJSS de "turlupin".

Je me souviens de Françoise Giroud.

Je me souviens de la photo parue dans Paris-Match où on voyait JJSS aux obsèques de Françoise Giroud.

41 - Je me souviens, lors d'un séjour linguistique en Angleterre, d'avoir passé le week-end dans une famille où un adolescent de mon âge écoutait en boucle "Ma Baker" de Boney M ; et je me souviens que je n'arrivais pas à décider si c'était bien ou si c'était de la soupe.

Je me souviens avoir appris, lors d'un séjour linguistique en Angleterre, que Sébastien et Hugo s'étaient branlés jusqu'à l'éjaculation dans l'autocar.

Je me souviens avoir vomi dans un taxi.

42 - Je me souviens qu'à la même époque (ou plutôt un an plus tard) je m'étais entiché de la "musique planante" de Klaus Schulze.

Je me souviens avoir beaucoup écouté la bande originale du film 1492.

Je me souviens qu'il y a bien eu trois ou quatre ans où quand je voulais écouter de la musique, je descendais à la FNAC l'écouter au casque.

commentaires

21/10/05 - 10:11

c aussi long et chiant que les mémoires de claude

21/10/05 - 14:26

Comme c'est amusant !

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