30/11/2005

30/11/05 - 19:55

Rebond sur un rebond du fabuleux monsieur Fabulous

11 septembre

Je me souviens qu'à l'heure des événements j'achetais des berlingots.

Je me souviens d'avoir allumé la télévision -j'étais de passage chez ma mère- vers 19 heures, et de n'avoir pas bien compris si je tombais sur un journal télévisé à horaire décalé ou sur une fiction imitant le journal télévisé.

Je me souviens, le soir des événements, d'avoir été impressionné par la médiocrité des commentaires des journalistes professionnels, et de l'infinie nullité de Xavier Raufer, qui alignait perle sur perle.

Nouvel an

Je me souviens avoir subi deux fois dans ma vie la fermeture avancée à 20 heures de la bibliothèque du Centre Pompidou pour cause de Saint-Sylvestre.

Je me souviens avoir pris un café rue des Fossés-Saint-Bernard à Paris vers deux heures du matin en rentrant d'une fête de nouvel an, une année où il faisait un temps particulièrement glacial.

Je me souviens, l'année où les Félix Potin ont fermé, d'avoir désespérément cherché partout dans Paris une bouteille de champagne de marque "Félix Potin" pour offrir à l'amie qui m'avait invité. En vain, même pas moyen de trouver un Félix Potin encore ouvert après 18 heures.

Je me souviens d'un retour de fête du Nouvel An à rentrer par la rue Saint-Denis, en compagnie de mon ami Onésime (prénom fictif) un peu éméché, qui commentait le physique des prostituées.

Je me souviens avoir passé le nouvel an 2000 seul dans une chambre d'hôtel de La Spezia à regarder les commémorations sur les chaînes berlusconiennes.

21 avril 2002
Je me souviens fort bien, l'avant-veille du scrutin, d'avoir baguenaudé parmi les ruminantes en chantant à tue-tête «Sainte Rita, épouse souveraine, Sainte Rita fais barrage à Le Peine.»

Je me souviens que Sainte Rita est une grosse nullasse.

Je me souviens d'avoir dû, pour voter, faire ajouter une réservation TGV à un billet émis manuellement par un contrôleur ; et je me souviens que ça avait posé de gros problèmes au guichetier.

Je ne me souviens pratiquement pas de la soirée des résultats.

Je me souviens de la gigantesque manifestation qui avait grondé entre les deux tours ; je me souviens l'avoir regardée défiler sous mes fenêtres en compagnie de mon ami Octave (prénom fictif). Nous ironisions beaucoup, d'une ironie facile.

Je me souviens de la bannière du MLKP au sein de la manifestation et de m'être demandé si les organisateurs qui la laissaient passer étaient incultes, incompétents ou toléraient vraiment ça. Je me souviens d'avoir été surpris de voir combien la plupart des gens à qui je racontais ça trouvaient ça anodin, pas alarmant.

Je me souviens du serveur du café en face de chez moi, probablement lepéniste et souvent insolent à mon égard, qui essayait d'ironiser quand je descendais prendre mon ch'tit café en compagnie d'Octave (prénom fictif) -il nous prenait manifestement pour un couple de bonnes âmes homosexuelles et boboesques- «vous avez sûrement fait la manifestation».

Je me souviens du rejet sans analyse de mon recours en annulation de l'élection par le Conseil Constitutionnel ; je me souviens de ma petite fierté quand j'ai découvert que les services du Conseil me faisaient l'aumône d'une mention de ma requête dans l'analyse du contentieux présenté sur leur site web.

commentaires

30/11/05 - 20:20

(Anatole, il est assis sur un trampoline) :o)

30/11/05 - 20:41

wow j'ai initié une véritable chaîne !

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